Quand les femmes de Kaboul lèvent courageusement le voile et affrontent les talibans et autres djihadistes et salafistes médusés. La hchouma (la honte) pour eux !

Publié le 7 Septembre 2021

L’art, sous toutes les formes et dans tous les genres, a toujours fait de la femme un intérêt de prédilection sinon de célébration. N’en déplaisent à certains. Suivez mon regard.

Chez Molière, elle est savante, chez Honoré de Balzac elle a trente ans et chez Michelet elle est tout simplement ... femme.

Dans l’aristocratie, elle a parfois tenu, avec autorité et souvent sans partage, les rênes du pouvoir. D’autres, en revanche, issues du petit peuple, c’est au matin de Pâques, devant le tombeau vide du Christ, qu’elles ont acquis pour la postérité leur statut de saintes. Certainement pas la moindre des consécrations.

SLOGAN

De la « Mater Dolorosa » à la « Mama » des foyers les plus modestes, la femme, même si elle n’a pas toujours été l’égale de l’homme dans le cadre de cette parité dont notre 21ème siècle souhaiterait bien et à juste titre s’enorgueillir de l’avoir défendu et finalement imposé, reste malgré tout l’icône de la société humaine.  En tout cas, incontournable dans le perpétuel de l’humanité, même si l’homme figure, quant à lui, comme un acteur tout autant indispensable en matière de procréation.

Vous avez dit complémentarité ?

Je mettrais plutôt en évidence une manière de slogan connu et rêvé pour les femmes d’aujourd’hui : liberté, égalité, fraternité.    

Et cela, bien au-delà des dérapages détestables de certains tristes sires oubliant que celles qu’ils méprisent, quand ils ne les violentent pas, pourraient être leur mère. Et le plus souvent leurs supérieures en matière grise.

Histoire aussi, comme le souligne un confrère, de rendre justice à ces femmes au demeurant courageuses, héroïnes dans tous les sens du terme, sachant ramener les petits hommes du haut de leur stupide machisme et de leur hautaine suffisance, à leur juste et surtout basse valeur.

L’olympisme et les arts – singulièrement la musique dont on dit qu’elle adoucit les mœurs – constituent une réponse aux problèmes générés par le détestable comportement de certains extrémistes et autres fondamentalistes de tous bords. Avec pour têtes d’affiches les talibans et autres djihadistes et salafistes.

La liberté façon talibans !

Par les temps qui courent, nous sommes interpelés par cette mouvance qui fait craindre le pire après une année prometteuse dans l’horreur.

Réplique aveugle et sourde à des caricatures sinon contestables – n’en déplaise à leurs auteurs – en tout cas déplacées.

Le contexte actuel continue d’en attester au travers d’un procès qui devrait rester historique.

Avec une méthode qui fait froid dans le dos les obscurantistes adeptes de Daech  et compagnie poursuivent  leur entreprise de destruction quasi massive de tout ce qui touche à la culture universelle quand ce n’est pas à l’art tout court. Avec en prime, l’élimination dans le sang de tous ceux qui n’épousent pas leurs idées débiles et d’un autre âge.

UN CHANT LUMINEUX

Je ne peux m’empêcher de penser à la merveilleuse  charmante et talentueuse) soprano Égyptienne, Fatma Saïd que les amateurs comparent musicalement à « un chant lumineux entre Orient et Occident.

Fatma Saïd : un multi-culturalisme de circonstance.

Tout en  rédigeant ce texte, je l’écoute interpréter Mozart et de Falla au Festival d’Edinburgh. Elle excelle tout autant et je dirais naturellement dans la musique arabe. Une séduisante complémentarité.

Symbole, s’il en est et faisant preuve d’un multi-culturalisme exceptionnel, la Cairote d’à peine 30 ans, formée en partie à Berlin dans la prestigieuse Musikhochschule Hanns-Eisler puis à l’Académie de la Scala de Milan, est la fille de l’homme d’affaire Ahmed Hassan Saïd, ancien champion de natation et surtout leader politique du « Printemps arabe »(cofondateur du Parti des Égyptiens libres). Du monde intéressant.

En tout cas, elle a de qui tenir !                                                          

Première soprano originaire d’Égypte, elle s’est fait connaître dans son interprétation des lieder de Schumann au Festival Schumann de Bonn.

En filigrane un talent qui pourrait - on l'a soufflé - rappeler Maria Callas ...

On la retrouve ensuite et au fil des saison lyriques à l’affiche de nombreuses scènes internationales; puis entre deux concerts, elle collabore à un projet pour soutenir le printemps arabe avant de représenter l'Égypte à l’occasion de la journée des droits de l'homme, aux Nations unies, à Genève, en 2014.

Le 14 juillet 2020, elle a participé au concert de Paris retransmis en Eurovision avant de se faire à nouveau remarquer dans le rôle de  Zerlina dans Don Giovanni de Mozart au Théâtre San Carlo de Naples et au Théâtre du Mai, à Florence. Notamment.

SYMPHONIE A LA GLOIRE D’UN SEXE

La messe n’est pas dite pour autant car de Jeanne d’Arc, qui sauva la France et son roi, sans parler des grandes figures féminines de la science, de la politique et de l’art, en somme de l’histoire humaine, la liste des héroïnes n’est pas exhaustive. 

Ce serait en effet oublier qu’au-delà de ces valeurs qui ont pour noms tolérance, respect et reconnaissance, l’art  s’invite à cette synthèse de l’être, en l’occurrence la femme, sans laquelle la vie ne serait pas.

Tout simplement.

Même si l’homme est lui aussi quelque part indispensable dans l’acte de procréation. Pour s’en tenir à l’essentiel.

Ce rôle ne lui donnant pas pour autant un droit prioritaire sinon de vie ou de mort sur son égale.

L'imbécilité masculine en forme 'institution bidon !

Heureusement, les langues, aujourd’hui et quasi miraculeusement, se délient quant à dénoncer l’imbécilité masculine ainsi que cette propension des mâles à s’estimer supérieurs aux femmes.   

Sans en référer à une anthologie artistique et culturelle de circonstance, il est de fait que les sons, les couleurs, les formes, les mots sont à même de donner la  mesure de cette symphonie à la gloire d’un sexe que l’on qualifie un peu vite de faible.

La célébration de la femme façon impressionniste en passant par les différentes tendances picturales, reste en soi un mythe. Et ce n’est pas sans raison si on la trouve aujourd’hui et parfois investie des plus hautes responsabilités. Celle de mère ne pouvant, de toute évidence, être surpassée :

« Femme,  je vous aime » clame le poète-chanteur.

De la variété à l’art lyrique, des grands auteurs classiques aux contemporains, sans oublier la kyrielle des peintres et sculpteurs de tous siècles, le sujet sur ce thème est inépuisable avec cette formule connue :

« Un homme sans femme est comme un cheval sans bride » .

Ne vous en déplaise  MM. les talibans et autres « machos » de la gâchette.

Et quoi qu’il vous en coûte, reconnaissez la place de la femme dans le monde moderne.

 

Bernard VADON

Le talent et la liberté inconditionnellement !

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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