DENIS CASTAGNÉ : nouveau lien social, le vélo est son « dada » même si la passion des jardins, au travers de la motoculture de plaisance, reste essentielle pour lui.

Publié le 1 Avril 2021

Denis Castagné.

Pour paraphraser une réplique célèbre : si tu ne vas pas à Castagné nul doute que ce dernier viendra à toi tant son souci de faire partager sa passion des jardins notamment, cultivée – déjà – dans son berceau, lui vaut aujourd’hui cette réputation de singulière et rare aménité. Un bel exemple d''une prédisposition naturelle à l'explication lors d'une situation ou d'un sujet spécifiques.

Une aventure d'homme – rappelons-le cette fois encore - engagée dans les années cinquante par l’oncle de son père, à Nay entre Lourdes et Pau, en bordure des Pyrénées Atlantiques, territorialement proche des Hautes-Pyrénées.

Une passion pour les jardins au travers de la motoculture de plaisance qui ne sacrifie en rien à une autre et non moindre passion, celle de la bicyclette ou, selon les sensibilités, du vélo en tant que pratique sportive . Tout étant question de nuance sinon de choix.

En témoigne cette phrase pour le moins imagée soulignée par Philippe Delerm dans l’un de ses livres (« La première gorgée de bière ») où il mesure à sa façon le coup de pédale en différenciant le vélo de la bicyclette à savoir que celle-ci – selon l’auteur je précise – serait le contraire du vélo. Ajoutant pour plus d’explications à ce dilemme que, si une silhouette profilée mauve fluo dévale à soixante-dix à l’heure, c’est du vélo alors que deux lycéennes, côte à côte, traversant un pont à Bruges, c’est de la bicyclette.  

Une nuance, on vous le disait, qui pourrait prêter à plaisanterie. Mais pourquoi pas.

Un précieux et quasi indispensable auxiliaire de vie  ... 

Et pourtant, à y regarder de plus près, en ville ou à la campagne, le vélo, qu’il soit classique ou électrique, est omniprésent. On l’emprunte au quotidien pour se rendre au travail, occuper ses loisirs et je dirais plus encore par ces temps de crise sanitaire ou chaque instant de liberté est mis à profit pour enfourcher sa bicyclette et s’en aller respirer le grand air. La bécane comme on la nomme parfois familièrement  est devenue au quotidien  un précieux et de plus en plus indispensable auxiliaire de vie. Son cousin-vélo étant réservé à des professionnels autrement aguerris pour effectivement grimper quelques cols et se laisser ensuite griser par la vitesse lors du retour vers la plaine.

Il n’empêche que le vélo, pour user d’une appellation plus généralisée, est aujourd’hui considéré comme "la coqueluche" du grand public à l’image sympathique de ce qu’écrivait Pierre-Gustave Brunet en 1853 dans « Les nouvelles lettres de la Duchesse d’Orléans » :

 « C'est un grand poltron, fort insolent, sans cœur et sans âme; je me révolte contre l'idée qu'il est la coqueluche de toutes ces dames, et je suis sûre qu'il n'aura que de l'ingratitude pour les bontés de mon fils (...) »
Une comparaison un peu excessive à cette nuance près que les heureux usagers de cet étrange et apprécié moyen de transport en l'occurrence le vélo – on en compterait plus d’un milliard et demi de par le monde – dont les siècles de lumière et autres "Trente Glorieuses" expression traductrice de progrès, se partagent la paternité. Pour beaucoup, inventeurs de talent : de l’extravagant Comte de Sivrac en 1790 au baron Karl Drais von Sauerbronn auquel on doit « la machine à courir assis » en passant par l’Écossais Kirkpatrick Macmillan et le britannique James Starley jusqu’au serrurier français Pierre Michaux et son vélocipède – qui tire son appellation  du latin vélox ou véloce complété par le suffixe pède (pieds rapides) - qu’il dotera de pédales.

Voilà pour le volet historique.

L'ivresse de l'innovation et celle du grand air ...

Autant dire que l’augmentation de la pratique du vélo et par voie de conséquence des ventes  sont devenues exponentielles. Jusqu’à friser la pénurie.

En quelques chiffres

Le réseau « Vélo & Territoires » rassemblant  les collectivités mobilisées pour le développement du vélo en France relève dans ses remarques une augmentation significative de la pratique du cyclisme par les Français en précisant que, depuis fin 2019, suite aux complications liées aux grèves des transports et à la crise sanitaire, le vélo a été au centre des réflexions autour de la mobilité afin de répondre aux besoins de déplacements et à la nécessité de distanciation physique. 

Ainsi, de nombreuses collectivités ont pris l’initiative de réaliser ou de soutenir la mise en place d’aménagements cyclables de transition en cette période de crise.

Le vélo est au centre des réflexions sur la mobilité.

Au 15 juillet dernier, plus de cinq cent kilomètres étaient ouverts à l'usager pour augmenter au fil des mois.

Finalement, hors les périodes de confinement, le nouvel élan donné à la pratique cyclable aura profité à toutes les couches de la société avec plus de 31 % de passages en zone urbaine, plus de 14 % en périurbain et enfin plus de 15 % en territoire rural.
Le second confinement, même s’il a été moins strict et moins impactant que celui du printemps, a généré un ralentissement de l’activité économique et limité les déplacements.

Aujourd’hui, alors que la situation sanitaire reste tendue, le vélo continue d’apparaître comme un geste barrière non-négligeable. Un incontestable et quasi incontournable acteur de la vie sociale.

 Le plan vélo via l'électrique.

D’ailleurs, les ventes explosent à tel point que l'offre peut de moins en moins satisfaire le demande.. Et la situation risque de ne pas s’améliorer cette année malgré les tentatives des producteurs de deux-roues d'intensifier leur production.

Le gouvernement a pour sa part participé directement ou indirectement à cette explosion des ventes afin d’inciter les Français à circuler à bicyclette et ainsi respecter plus facilement les mesures sanitaires de distanciation physique notamment en limitant par la même occasion l’incidence écologique.

 

 

Dans cette stratégie, le plan vélo initié en début d’année avait pour objectif le relèvement de tous les défis qui aujourd’hui freinent le recours à cette solution de transport accompagnée du souci de lutter contre les vols, le recel ou la revente illicite de bicyclettes. Un souci de protection concernant en particulier les vélos neufs assujettis à un marquage . Une obligation qui sera par la suite étendue aux vélos d'occasion à partir du 1er juillet prochain. Leur numéro unique sera inscrit dans une base de données qui permettra de retrouver plus facilement les propriétaires. De quoi rassurer les usagers.

Les collectivités locales mais aussi les gares ferroviaires et routières ainsi que tout pôle facilitant l'accès à différentes modes de transport sont encouragés à construire davantage de stationnements sécurisés. D'ailleurs, ces mêmes communes et autorités organisatrices de la mobilité sur les territoires, réfléchissent sur la nécessité de doter ces pôles d'emplacements de stationnement sécurisés pour les vélos en tenant compte des objectifs d’aménagement définis par la planification régionale et locale relatives aux mobilités. Pour modèle, la ville de Lyon prévoit - fin 2024 début 2025 – l’ouverture d’une station qui permettra aux voyageurs de déposer leur vélo en toute sécurité parmi les 1.700 places qui seront créées. 

Enfin, le plan vélo et mobilités actives prévoit aussi la généralisation, à horizon 2022, du dispositif « Savoir rouler », dans les écoles primaires de l'Éducation nationale. L'objectif visant à ce que chaque enfant apprenne à pédaler dans les règles et connaisse à terme les règles élémentaires du code de la route.

Hédonisme

Dans sa nouvelle structure d'accueilli comprenant un vaste lieu d’exposition – où sont présentées les machines estampillées des meilleures marques – mais aussi un atelier de préparation et de réparations des machines, Denis Castagné a souhaité développer une activité en pleine expansion, celle de la bicyclette et particulièrement du fameux VAE (ou vélo à assistance électrique).

Des formules spécifiques à des prix attractifs.

L’enjeu est de taille et implique la mise sur le marché de produits de qualité et un service après-vente dont un suivi technique privilégiant les produits français, notamment Peugeot, Gitane ou encore Neomouv complétés cette année par la marque Leader Fox bénéficiant de près de 25 ans d’expérience et proposant elle aussi des produits alliant la robustesse, l’élégance pour une finition haut de gamme. Les uns et les autres affichant, grâce à des formules spécifiques, des prix très attractifs. Denis Castagné et ses collaborateurs ont à ce titre commercialement œuvré pour proposer des formules étudiées sur la base d’une qualité prix et d’un suivi qu'on trouve rarement ailleurs.

Il est vrai que pour Denis Castagné le vélo s’inspire aussi d’une certaine philosophie curieusement nommée par certains auteurs la « vélosophie » laquelle peut s’exercer, selon ses goûts, ses besoins et ses capacités physiques, soit dans la pratique du vélo traditionnel dit de ville, mais aussi du VTC (vélo tout chemin) , du VTT (tout terrain)  ou encore du fitness ( qui s’apparente au vélo de course mais avec un guidon plat ) et enfin de l’historique et mythique vélo de course … qui, à l’instar de l’industrie automobile, a su lui aussi s’adapter intelligemment, et parfois à des fins honorablement écologiques, à l’électrique. Cette formule autorisant, selon la puissance des batteries, des distances allant de 45 km en montagne jusqu'à 100 km en plaine pour dépasser largement les 100 kilomètres par un utilisateur pesant 75 kilos et respectant le mode éco pour une vitesse d'un peu moins de 20 kmh. 

Le moteur n’étant en ce cas qu’un contributeur pratique sinon utile à une autre manière de pédaler.  Les sportifs invétérés professionnels ou amateurs quant à eux et pour certains allergiques à la formule électrique, pouvant s'adonner librement à leur passion dans laquelle l'effort physique intense n'a que faire du support électrique.  

Comme le confiait le grand pilote brésilien Ayrton Senna :

« Je crois que si vous faites quelque chose, comme la compétition, soit vous le faites bien, soit vous ne le faites pas du tout. »

Affaire de choix mais aussi un conseil éminemment universel qui va bien au-delà de la compétition.

Une « vélosophie » qui peut s’exercer, selon ses goûts, ses besoins et ses capacités physiques

Mais au-delà de ces élucubrations intellectuelles, le sentiment exprimé par Christophe Salaün (dans son « éloge de la roue libre ») la pratique du vélo serait justifiée par trois conditions allant de la volupté à la contemplation du monde en passant par la vertu, le tout générant un hédonisme (la recherche du plaisir en contournant la souffrance) mais aussi une éthique de l’effort et une approche esthétique du monde.

En somme, et selon cet auteur, un rapport au monde non évasif et discret qui l’effleure sans le consommer.

Mais au fond, qu’importe le flacon car là aussi, je vous l’assure par expérience, nous avions déjà ressenti l’ivresse de l’innovation lors de notre premièr contact avec Denis Castagné et Yannick, son précieux collaborateur, lors d’une première invitation à « chevaucher » pour essai, un deux roues de courtoisie.   

Comme le notait Albert Einstein non sans une certaine espièglerie caractéristique du célèbre scientifique :

« La vie est comme faire du vélo. Pour garder votre équilibre, vous devez continuer à avancer. »

En somme, joindre l'utile à l'agréable dans une existence de turbulences permanentes.

C’est aussi simple ! Enfin ....

 

Bernard VADON

 

Depuis mai 2020, une prime « Coup de pouce vélo » de 50 € accordée s’ajoutant à une aide de l’État pour l’acquisition d’un vélo électrique, a considérablement redynamisé la pratique. Quant aux  entreprises elles ont été également mobilisées autour de la création d'un « forfait mobilité durable » par le gouvernement. Les employeurs pouvant contribuer aux frais de déplacements domicile-travail à vélo de leurs salariés, pour un montant pouvant aller jusqu'à 400 € en franchise d'impôt et de cotisations sociales .Des aides alléchantes qui malheureusement comme cela sied trop souvent à l’aide publique, si nous en croyons nos informations, n’aura duré quasiment que l’espace d’une annonce.
Enfin, si aucune assurance n'est obligatoire quand on pratique le vélo,
 elle est cependant fortement recommandée.

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :