SAINT JOSEPH : UNE PATERNITÉ ADMIRABLEMENT ORDINAIRE ! Une année pour s’en inspirer.

Publié le 21 Mars 2021

« Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. » rapporte, dans son texte évangélique, Saint Matthieu

Autant dire que lorsque Joseph apprend que Marie attend un enfant, il est bouleversé. On le serait à moins. Il y avait de quoi lorsqu’on connait le contexte au cœur d’une société qui ne plaisantait pas avec les principes. Enfin, certains principes.

Un désarroi moral qui n’a pas pris une ride dans le monde actuel où la religion – en tout cas ceux qui seraient censés en assurer la pérennité semblent avoir oublié les enseignements de Celui qui en est l’instigateur – s’égarent dans des considérations théologiques d’un autre siècle.

Particulièrement, la redoutable Congrégation pour la doctrine de la foi qui n’a manifestement rien à envier au oies de Capitole et autres gardiens du temple ; ces pharisiens que Jésus ne tenait pas particulièrement en sympathie sinon en odeur de sainteté. Et pour cause.

Venons-en au fait et à une autre forme de paternité issue de couples hors normes. Notamment, homosexuels. Pour beaucoup pères et mères souvent exemplaires.

A ce titre, la doctrine de l'Église catholique considérant néanmoins l'homosexualité comme un "péché" stipule l'impossibilité, pour les couples de même sexe (et autres « déviants » des bonnes mœurs), de recevoir les sacrements du mariage car réservés à « l'union indissoluble entre un homme et une femme". Autant pour les divorces.

En termes plus familiers :  circulez, il n’y a plus rien à voir !

Victime collatérale de cet ostracisme insupportable, l’ambassadeur de France au Vatican, pourtant nommé depuis deux ans par son pays d’origine, aussi compétent et unanimement apprécié mais qui ne se cache pas de sa sensibilité homosexuelle, risque de faire longtemps encore antichambre avant de prendre son poste.

LES FEUX DE L’ENFER

Nul doute que le « niet » doctrinal de la congrégation vaticane affirmé par son préfet, le cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer, qui pour sa part bénéficie de la bénédiction papale mais a quand même le culot de remarquer que « nous ne sommes plus au temps de l’Inquisition » (ah bon,) risque d’accroître la défiance d’un grand nombre envers l’église « Une, sainte, apostolique et catholique » .

Notons que son prédécesseur – le cardinal Müller contrairement aux us et coutumes de la puissante congrégation a été remercié avant l’heure de sa retraite. Vous avez dit bizarre ?.

Il est vrai qu’il n’était pas toujours « personna grata » et ne s’était pas gêné pour critiquer les interprétations confuses de la lettre apostolique « Amoris Laeticia » traitant de l’amour dans la famille.

 En tout cas, à défaut des feux de l’amour c’est bien ceux de l’enfer qui, pernicieusement, sont promis aux « déviants » désignés.

Et pour manifestement  enfoncer le clou et contrer certains « projets » de bénédictions pour les unions entre personnes de même sexe, la docte congrégation a clarifié, de son seul fait et sans ambages, la situation :

"Lorsqu'une bénédiction est invoquée sur certaines relations humaines, il est nécessaire […] que ce qui est béni soit objectivement et positivement ordonné à recevoir et à exprimer la grâce, en fonction des desseins de Dieu […]. Seules les réalités qui sont en elles-mêmes ordonnées à servir ces plans sont donc compatibles avec l'essence de la bénédiction donnée par l’Église. Pour cette raison, il n'est pas licite de donner une bénédiction aux relations ou partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage (c'est-à-dire hors de l'union indissoluble d'un homme et d'une femme ouverte en soi à la transmission de la vie)."

En clair :

"Dieu ne bénit pas et ne peut bénir le péché"

Dont acte, sinon que la stratégie vaticane a plus d’un tour dans son sac pour ne pas trop prêter le flanc à une indéniable forme de réalité et d’humanité. Et à ce titre, de préciser tout en se réclamant de la validation papale :

"Dieu n'arrête jamais de bénir chacun de ses fils […]. Mais il ne bénit pas ni peut bénir le péché". martèle la congrégation soulignant (ben voyons)  que le pape François a toutefois lu et approuvé ce texte.

Le pape François : une exceptionnelle ouverture d'esprit dans des contextes compliqués.

Pourtant, il y a cinq mois, François estimait :

Que les personnes homosexuelles ont le droit d’être en famille et qu'elles avaient le droit à être couvertes légalement".

Le dogme du mariage (qui précisons-le n’est qu’une affirmation  en l’occurrence singulièrement arbitraire) arrivait à point nommé pour laisser au souverain pontife le temps de se retourner.

Lui, dont tout un chacun s’émerveille de son exceptionnelle ouverture d’esprit lorsque, par exemple, au retour d’un voyage, en 2013, dans l’avion qui le ramenait du Brésil où il avait assisté aux Journées Mondiales de la Jeunesse, à la question d’un journaliste sur le sujet épineux de l’homosexualité, répondit :

« Si une personne est gay  et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ! »

Le pape François, comme nous, n’a peut-être pas oublié ce que Dieu a déclaré par la bouche de Jérémie (Jérémie 31 :34) , à savoir qu’il ferait une nouvelle alliance qui prendrait la place de l’ancienne laquelle n’avait pas su répondre aux besoins des hommes et devra en quelque sorte remiser celle de l’alliance du Mont Sinaï.

Et le Seigneur dit encore :

« Après ces jours-là, je pardonnerai leurs iniquités, et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ».(Hébreux 8 :12) .

Sauf notre respect, de quoi clouer le bec à une honorable Éminence  de la Compagnie de Jésus.

NE JUGEZ PAS …

Comme si on pouvait commander à une personne de ne pas pratiquer une sexualité dès lors que celle-ci satisfait les exigences morales minimales du consentement et de la non-nuisance à autrui ?

Au fait, cela ne vous rappelle t-il rien ?  En l’occurrence, le fameux « Sermon sur la montagne » rapporté par Saint Matthieu : « Ne jugez pas afin de n’être pas jugés. »

Le souverain pontife argentin n’avait-il pas une fois encore déclaré :

"Les personnes homosexuelles ont le droit d'être en famille. Ce sont des enfants de Dieu, elles ont droit à une famille".

Ajoutant :

« Ce qu'il faut, c'est une loi d'union civile. Ces personnes ont le droit à être couvertes légalement. J'ai défendu cela".

En 2014, lors d'une interview au Corriere della Sera, il avait aussi finement précisé :

"L’enseignement de l'Église, c'est que le mariage concerne les hommes et les femmes tout en reconnaissant le droit aux gouvernements d'adopter des unions civiles de couples gays".

Laudate Maria ... au nom de Dieu !

En forme de parenthèses, petite compilation Biblique :

« La parole biblique, mâle et femelle il les créa » (Gn 1,27), valorise la différence des sexes. C’est dans la relation à l’autre sexe insaisissable que nous pouvons faire l’expérience de l’altérité et d’une fécondité de la vie donnée. Mais l’exégèse biblique comme les sciences humaines nous ont appris que l’appréhension de cette différence s’inscrit elle-même dans une histoire culturelle et qu’elle ne peut se réduire à la seule différence anatomique. La reconnaissance de l’altérité est le fruit d’un long et difficile apprentissage qui vaut pour tous les couples et toutes les relations vivantes. Être de même sexe n’empêche pas de reconnaître l’altérité et d’éprouver sa propre différence. Être de sexes différents ne rend pas cette reconnaissance plus facile, comme peuvent en témoigner les nombreuses formes de violence conjugale. Si le modèle social dominant de la fécondité d’une vie et d’une relation de couple est marqué par la naissance d’un enfant, ce n’est pourtant pas la seule fécondité susceptible de nourrir une personne et de lui permettre de se construire. Certaines relations « ouvrent sur un autre type de fécondité, une fécondité sociale » ; ce qui  n’est pas moins important aux yeux de l’Église ».

Dont acte. Une fois encore.

ON DEVIENT PÈRE

En ce temps merveilleux d’incitation à la miséricorde encouragée par François, on aimerait encore rêver d’une société plus ouverte sinon plus humaine et réaliste à l’image du Christ tout à l’opposé du détestable et hypocrite « pharisianisme » ; Jésus qui a toujours été au premier rang pour tendre sa main aux défavorisés et surtout rejetés pour toutes sortes de faux prétextes, de la société humaine.

Sans vouloir disserter sur la notion bien restrictive sinon obscurantiste, en l’espèce, du « péché », dans la Bible, l’imprévu selon les normes biologiques, n’est pas hors du champ de l’action de Dieu.

Le pape François dont on ne peut contester – même si certains ne partagent pas comme à l’image du Christ son ineffable besoin d’aimer sans réserve -  écrit tout en élargissant la notion de la paternité aux concepts de la responsabilité et de la liberté :  

« On ne naît pas père, on le devient.  Être père signifie introduire l’enfant à l’expérience de la vie, à la réalité. Ne pas le retenir, ne pas l’emprisonner, ne pas le posséder, mais le rendre capable de choix, de liberté, de départs. C’est peut-être pourquoi, à côté du nom de père, la tradition a qualifié Joseph de “très chaste”. Ce n’est pas une indication simplement affective, mais c’est la synthèse d’une attitude qui exprime le contraire de la possession. »

Dans le discours de la prophétesse Diotime de Mantinée, rapporté par Socrate, ce que nous aimons, c’est le bien. Le but de l’amour est de se rapprocher du bien et de le posséder pour l’éternité. Ce qui assurerait notre propre bonheur.

Saint Paul ne préconisait pas autre chose.

Souvenons-nous de Montaigne à propos de ses sentiments à l’égard de La Boétie : « Pourquoi je l’aimais ? Parce que c’était lui, parce que c’était moi>. 

LE PARDON : UN ACTE DE LA VIE.

Et le bon et saint Joseph dans tout cela ? Lui qui manifestement fut humainement confronté à un autre, et non des moindres, dilemme. Si ce n’était les énigmatiques recommandations de l’ange.

Ses projets de famille, sa confiance en Marie qui s’effondrent, son honneur bafoué. Il serait dans son droit d’humilier Marie. Or, il ne la condamne pas et décide que leur séparation se passe discrètement dans le respect de Marie et de l’enfant qui n’est pas le sien. N’est-ce pas déjà l’illustration touchante d’un pardon accordé ?

Habité par cette bienveillance emplie de respect, Joseph assume l’imprévu. Comme l’illustre Georges de la Tour dans son tableau « L’Annonciation faite à Joseph » où un livre est posé sur ses genoux. Au fond,  Joseph n’ignorait pas l’annonce écrite dans le livre d’Isaïe :

« Le Seigneur lui-même vous donnera un signe : voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel. »

Et j’insiste, dans la Bible, l’imprévu, selon les normes biologiques, n’est pas hors du champ de l’action de Dieu.

Ne nous laissons donc pas enfermer dans le prévisible inscrit dans nos habitudes, nos connaissances et notre manière de penser. Dieu est plus grand. Il peut aussi faire du neuf. Cette nouveauté n’est pas arbitraire et s’inscrit dans l’espace ouvert par une promesse.

Nous sommes tous sans exclusions les bénéficiaires de cette promesse. Elle fructifie de mille et une manières ; en ce carême, commente ce religieux, elle vient à nous par le chemin du pardon, qui a été tracé par la prévenance de l’amour de Dieu. Nous y avançons quand nous demandons pardon et quand nous pardonnons.

Au-delà de nos logiques, le pardon est résolument l’acte de vie où se rencontre l’amour du Dieu qui vient ; notre amour lui répond en communion avec la générosité de Dieu dont Joseph-le-Juste est le témoin. ( Livre d’Isaïe, ch. 7, v. 14.)

Dans sa Lettre Apostolique « Patris Corde » (avec un cœur de père) le pape François, à l’occasion du 150eme anniversaire de la proclamation de Saint Joseph comme Patron de l’Église universelle, a solennellement décrété, depuis le 8 décembre dernier jusqu’au 8 décembre 2021, une « Année spéciale Saint Joseph ».

C’est en effet par le décret “Quemadmodum Deus”, signé le 8 décembre 1870, que le bienheureux Pie IX avait souhaité que ce titre soit attribué à saint Joseph. Pour célébrer cet anniversaire, le Souverain pontife décrète donc une année spéciale dédiée au père putatif de Jésus :

« La pandémie de Covid-19 nous fait comprendre l’importance des personnes ordinaires, celles qui, éloignées des projecteurs, font preuve de patience, insufflent l’espérance et veillent à créer une vraie co-responsabilité. » . écrit encore le pape François..

À l’exemple de saint Joseph :

 «L’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée », et qui, pourtant, a joué et continue de tenir un rôle inégalé dans l’histoire du salut. Saint Joseph, un père aimé, tendre et obéissant, un père qui accueille la volonté de Dieu et du prochain, un père courageux et créatif, exemple d’amour pour l’Église et les pauvres, un père qui enseigne la valeur, la dignité et la joie du travail, un père dans l’ombre, décentré par amour de Marie et Jésus.  précise encore le Souverain Pontife.

Dans la mouvance papale le Père Maurice Bez livre aussi sa pensée :

« Joseph : personnage incontournable de la crèche !
C’est là que beaucoup connaissent Joseph.
L’homme, sans parole, reste un mystère !
Mais, peut-être, laisse-t-il à Dieu sa part d’action ?
Dans le projet que Dieu a de venir chez nous,
Joseph se fait « mys-taire », silence !

JOSEPH, UNE OMBRE, MAIS QUELLE OMBRE !

Mais plus surprenant encore ce beau texte sur la paternité, dans les pas de Joseph, écrit par Jean-Paul Sartre, l’héritier de Descartes ; influencé par Hegel et Marx notamment ; rejetant le déterminisme et pour qui Dieu n’existait pas.  Sartre,  prisonnier de guerre en Allemagne lors de la deuxième guerre mondiale témoigne, au nom de ce que l’homme est responsable de ce qu’il fait et que toute sa vie Joseph sera pour apprendre à accepter :

« Ce Dieu est mon enfant. Cette chair divine est ma chair. Il est fait de moi, il a mes yeux et cette forme de sa bouche c’est la forme de la mienne. Il me ressemble. Il est Dieu et il me ressemble."

« Comme c’est aujourd’hui Noël, vous avez le droit d’exiger qu’on vous montre la crèche. La voici. Voici la Vierge et voici Joseph et voici l’Enfant Jésus. L’artiste a mis tout son amour dans ce dessin mais vous le trouverez peut-être un peu naïf. Voyez, les personnages ont de beaux atours mais ils sont tout raides : on dirait des marionnettes. Ils n’étaient sûrement pas comme ça. Si vous étiez comme moi dont les yeux sont fermés… Mais écoutez : vous n’avez qu’à fermer les yeux pour m’entendre et je vous dirai comment je les vois au-dedans de moi. La Vierge est pâle et elle regarde l’enfant. Ce qu’il faudrait peindre sur son visage c’est un émerveillement anxieux qui n’a paru qu’une fois sur une figure humaine. Car le Christ est son enfant, la chair de sa chair et le fruit de ses entrailles. Elle l’a porté neuf mois et elle lui donnera le sein et son lait deviendra le sang de Dieu. Et par moments, la tentation est si forte qu’elle oublie qu’il est Dieu. Elle le serre dans ses bras et elle dit : mon petit ! Mais, à d’autres moments, elle demeure tout interdite et elle pense : Dieu est là – et elle se sent prise d’une horreur religieuse pour ce Dieu muet, pour cet enfant terrifiant. Car toutes les mères sont ainsi arrêtées par moments devant ce fragment rebelle de leur chair qu’est leur enfant et elles se sentent en exil à deux pas de cette vie neuve qu’on a faite avec leur vie et qu’habitent des pensées étrangères. Mais aucun enfant n’a été plus cruellement et plus rapidement arraché à sa mère car il est Dieu et il dépasse de tous côtés ce qu’elle peut imaginer. Et c’est une dure épreuve pour une mère d’avoir honte de soi et de sa condition humaine devant son fils. Mais je pense qu’il y a aussi d’autres moments, rapides et glissants, où elle sent à la fois que le Christ est son fils, son petit à elle et qu’il est Dieu. Elle le regarde et elle pense : « Ce Dieu est mon enfant. Cette chair divine est ma chair. Il est fait de moi, il a mes yeux et cette forme de sa bouche c’est la forme de la mienne. Il me ressemble. Il est Dieu et il me ressemble. » Et aucune femme n’a eu de la sorte son Dieu pour elle seule. Un Dieu tout petit qu’on peut prendre dans ses bras et couvrir de baisers, un Dieu tout chaud qui sourit et qui respire, un Dieu qu’on peut toucher et qui vit. Et c’est dans un de ces moments que je peindrais Marie, si j’étais peintre, et j’essaierais de rendre l’air de hardiesse tendre et de timidité avec lequel elle avance le doigt pour toucher la douce petite peau de cet enfant-Dieu dont elle sent sur ses genoux le poids tiède et qui lui sourit. Et voilà pour Jésus et pour la Vierge Marie.
 

Surprenant ce beau texte sur la paternité, dans les pas de Joseph, écrit par Jean-Paul Sartre,

« Et Joseph ? Joseph, je ne le peindrai pas. Je ne montrerai qu’une ombre au fond de la grange et deux yeux brillants. Car je ne sais que dire de Joseph et Joseph ne sait que dire de lui-même. Il adore et il est heureux d’adorer et il se sent un peu en exil. Je crois qu’il souffre sans se l’avouer. Il souffre parce qu’il voit combien la femme qu’il aime ressemble à Dieu, combien déjà elle est du côté de Dieu. Car Dieu a éclaté comme une bombe dans l’intimité de cette famille. Joseph et Marie sont séparés pour toujours par cet incendie de clarté. Et toute la vie de Joseph, j’imagine, sera pour apprendre à accepter. »

(Extrait de Bariona, ou le jeu de la douleur et de l’espoir, de Jean-Paul Sartre, in Théâtre complet, pp. 1163-1165, Pléiade - Éditions Gallimard.)

Contempler Saint Joseph avec le regard de Saint Bernard ...

Quel autre bel hommage que celui de Saint Bernard à Joseph, un homme admirablement  ordinaire :

« Un homme de bonté et de fidélité, doué de prudence et fidèle à servir. C’est un fils de roi, noble plus encore par le cœur que par la race. Fils de David par le sang, la foi, la sainteté et le don de soi. C’est un homme selon le cœur de Dieu, à qui Dieu fait pleinement confiance ».

 

Bernard Vadon

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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