POINT DE VUE - Covid 19 : le vaccin est-il vraiment la solution  miracle ?

Publié le 13 Février 2021

 

 

Xavier Bazin est journaliste scientifique, éditeur et écrivain, passionné de médecine naturelle. Doté d’une solide formation initiale en sciences sociales acquise à Paris, il a travaillé dans des domaines très divers, jusqu’à ce qu’il soit touché par de graves problèmes de santé. Contraint pour raisons de santé de se mettre à mi-temps dans son travail, il s’est alors plongé dans la compréhension du corps humain. En recherche de solutions, il a passé des années à lire méthodiquement une somme importante d’écrits et d’études scientifiques sur la santé. C’est ainsi qu’il a découvert les incroyables bienfaits de la médecine naturelle, et qu’il a souhaité partager ce savoir avec le grand public. Après avoir contribué au développement d’une grande maison d’édition dans la santé naturelle, il s’est lancé dans le projet Santé Corps Esprit, auquel il contribue depuis le début de l’année 2016. Avec son assentiment, c’est à lui que j’offre cette tribune libre pour évoquer un sujet d’ordre planétaire.

Selon Xavier Bazin, c’est la débâcle en Israël.

En effet, ce pays a imposé un confinement strict. Les écoles ont été fermées et Israël a massivement vacciné sa population dès le 19 décembre dernier à un rythme effréné : ainsi le 27 décembre, l’immense majorité des 350 000 résidents des maisons de retraite avaient déjà reçu leur première dose et au 1er janvier, la moitié des plus de 60 ans avaient eu leur vaccin.

A ce stade, plus de 90 % des plus de 70 ans ont été vaccinés, dont la majorité avec 2 doses. En termes de vitesse de vaccinations, Israël est le modèle que tout le monde admire. Pourtant, selon Xavier Bazin, les graphiques indiquent que, du début septembre 2020 à début février 2021, ni le confinement, ni la vaccination n’ont à ce jour causé de chute massive du nombre de cas.

Si le vaccin était vraiment la « solution miracle » pour sortir de la crise sanitaire, cela devrait se voir clairement en Israël où on aurait dû observer une chute spectaculaire du nombre de contaminations, d’hospitalisations et de morts.

En revanche, dans les pays voisins d’Israël – notamment la Palestine, la Jordanie et le Liban -  qui n’ont pas ou peu vacciné, la situation serait plutôt meilleure.

Pour Xavier Bazin, l’explication se trouverait dans les mutations et les variants qui ont rendu le vaccin inefficace voire non productif. Ou encore, les essais cliniques ont été trafiqués et les 90% d’efficacité n’étaient pas réels.

 

 

La liberté serait-elle de retrouver ce que l'on a perdu ?

 

 

A propos des variants.

Xavier Bazin écrivait le 22 mars 2020, au tout début de l’épidémie, un article intitulé Épidémie COVID-19 : le vaccin est-il la solution miracle ?

Et sa réponse était un « non » catégorique :

« Le coronavirus chinois peut parfaitement muter d’ici la confection du vaccin. Une légère mutation du virus pourrait rendre le vaccin inutile… ou même contre-productif »

Et Xavier Bazin de poursuivre :

« C’est exactement ce qui s’est passé, avec les nouveaux « variants », britanniques ou sud-africains. Moderna a déjà reconnu que son vaccin fonctionnait mal, et a promis une troisième dose adaptée au nouveau variant pour l’automne prochain !

Cela ressemble à l’énergie du désespoir, car d’ici-là, on peut être sûr que d’autres variants auront déjà rendu cette troisième dose obsolète parce qu’on sait que la vaccination va encore accélérer la production de nouveaux variants, qui échappent au vaccin ! »

Le 19 mai dernier ils soulignait à nouveau :

« A force d’utiliser les vaccins, les germes s’adaptent, mutent et résistent. On l’observe déjà avec la coqueluche : la vaccination classique contre la bactérie B. Pertussis a laissé la voie libre à une autre souche bactérienne, B. Parapertussis, qui provoque également la coqueluche. A chaque fois, la réponse des scientifiques est une « fuite en avant » du progrès : il faut de nouveaux vaccins. Et c’est exactement  ce qui est en train de se passer. Après vous avoir dit que le vaccin était la solution miracle, on commence à reconnaître qu’il faudra revacciner en permanence contre les nouveaux variants. »

Et de citer en référence le professeur Caumes reçu sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin :

« Le problème de la vaccination, c’est que des variants vont émerger, c’est inéluctable, et contre ces variants, la vaccination ne fonctionnera peut-être pas (…) Il va probablement falloir se revacciner contre les variants contre lesquels le vaccin n’est plus efficace. »

Nouvelle remarque de Xavier Bazin – je le cite - qui se demande bien pourquoi en France, il faudrait se vacciner maintenant, alors qu’on approche de la fin de l’épidémie hivernale et qu’il faudra, de toute façon, se revacciner à l’automne prochain contre les nouveaux variants.

Ajoutant qu’il n’est même pas certain que les variants soient responsables de l’inefficacité du vaccin observé en Israël et pire, que le vaccin soit peu efficace dès le début, contre le virus d’origine !

Essais cliniques et réalité.

Sur ce point, Xavier Bazin émet de sérieux doutes sur la fiabilité des essais cliniques :

« Il faut bien comprendre une chose : les personnes qui ont testé le vaccin n’ont presque rien à voir avec ceux qui sont hospitalisés et meurent de la Covid-19. Déjà, la moitié des morts de la Covid-19 ont plus de 85 ans or, les plus de 85 ans étaient exclus des essais cliniques. Il est assez hallucinant de ne pas avoir fait d’essais cliniques en maisons de retraite. Mais c’était voulu de la part des laboratoires afin de ne pas dévoiler la faible efficacité de leur vaccin. Car on sait parfaitement que les vaccins sont rarement efficaces chez les plus de 80 ans, qui n’ont pas un système immunitaire performant. D’ailleurs, non seulement il n’y avait aucun patient de plus de 85 ans dans les études mais il y avait très peu de patients de 75 à 85 ans. Et ceux qui étaient inclus n’étaient pas du tout représentatifs de ceux qui sont le plus vulnérables à la maladie. Parmi les 75-85 ans des essais cliniques, il n’y avait pas d’immuno-déprimés, pas de cancéreux et pas de patients en Ehpad. Bien qu’on puisse être en Ehpad à 75 ans, notamment en cas de maladie dégénérative. Mais dans les essais cliniques, bien sûr, aucun n’était dans ce cas, alors que ce sont des patients particulièrement vulnérables à la Covid-19. Faut-il vraiment être surpris par le fait que la vaccination n’apparaisse pas efficace dans les Ehpad, voire contre-productive ? »

Le professeur Martin Vernon, expert en gérontologie auprès du gouvernement britannique, déclarant quant à lui :

« Je suis profondément inquiet de voir des flambées d’infections chez des résidents de maisons de retraite vaccinés avant et après 21 jours ».

Retour en France à l’Ehpad de la ville d’Eu où , 60 cas positifs ont été détectés malgré une vaccination massive durant au moins deux semaines. C’était peut-être oublier que les personnes âgées et dépendantes réagissent peu, ou pas, à un vaccin. Quel qu’il soit.

Xavier Bazin évoque au passage les patients diabétiques et en hypertension qui étaient inclus dans les essais cliniques, quel que soit leur âge :

« N’étaient-ils pas, eux, représentatifs des personnes vulnérables à la Covid-19 ? Eh bien pas vraiment. En réalité, ceux qui risquent de mourir de la Covid-19 sont plutôt des diabétiques mal équilibrés, ou ceux qui ne prennent pas vraiment soin de leur santé. Moins à risques étaient ceux qui sont suivis par leur médecin tels les volontaires des essais cliniques. Quant aux moins de 65 ans qui ont intégrés les essais cliniques, ils n’étaient pas plus représentatifs. Figurez-vous que 25 % des patients testés étaient des soignants or, il n’y a pas 25 % de soignants dans la population. Pour prendre un cas extrême, il n’y avait pas, dans les essais cliniques les populations fragilisées et vulnérables aux infections que sont les toxicomanes, les SDF, les prostituées, les migrants, les alcooliques, notamment. Autant dire qu’il fallait être prudent avec ces essais cliniques. »

Mille et une façons de trafiquer les chiffres des essais

Pour Xavier Bazin, les laboratoires sont passés maîtres dans l’art de trafiquer leurs résultats. Et de préciser :

« C’est en particulier le cas du laboratoire Pfizer, condamné en 2009 à 2,3 milliards de dollars « pour publicité mensongère relative à plusieurs médicaments ». Cherchez l’erreur Surtout quand on apprend que ce sont les laboratoires eux-mêmes, comme Pfizer, qui ont organisé les essais cliniques de A à Z, donc sans observateurs indépendants et qu’ils n’avaient aucune obligation de transmettre aux autorités de santé la totalité de leurs résultats. Ce qui se passe vraiment, c’est que ces agences sanitaires n’ont accès qu’aux chiffres que les laboratoires veulent bien leur communiquer.. Or, si vous êtes Pfizer ou Moderna, vous n’allez tout de même pas vous tirer une balle dans le pied en transmettant des données défavorables à votre vaccin ! »

Comme l’a pertinemment fait remarquer le Dr de Lorgeril, du CNRS. 

De toute façon, indépendamment d’un éventuel truquage, il y avait bien un problème, dès le début, avec le protocole de ces essais cliniques.

« Selon le Docteur Doshi s’exprimant dans le British Medical Journal, ces essais avaient leurs limites, à savoir qu’ils ne pouvaient pas conclure quoi que ce soit sur la capacité du vaccin à éviter les hospitalisations et les morts. Il aurait fallu faire un essai dans une maison de retraite, ce que les labos ont soigneusement évité de faire. Ensuite, ils ne pouvaient pas conclure non plus sur la capacité du vaccin à empêcher les transmissions, donc à freiner la circulation du virus dans la population. Alors, que pouvaient bien nous dire ces essais ? Uniquement la capacité du vaccin à éviter à des personnes en bonne santé 3 à 4 jours de symptômes un peu pénibles de la Covid-19 et c’est sur ce point qu’on nous a annoncé 90 % de réussite. »

Comme l’a relevé le Dr Doshi, toujours dans le British Medical Journal :

«  Il y a une interrogation de taille dans les chiffres de Pfizer. En effet, si on regarde bien le nombre de cas suspects de Covid-19, il y en avait 1800 dans le groupe placebo contre 1600 dans le groupe vacciné. Si l’on s’en tient aux cas suspects (symptômes), après 7 jours de vaccination, on arrive à une efficacité de 29 % seulement. Nous sommes loin des 90 % annoncés. Alors, d’où viennent ces 90 % ? Sinon, des cas confirmés par PCR, soit 8 dans le groupe vacciné contre 162 dans le groupe placebo. A moins que Pfizer se soit arrangé pour faire plus de tests PCR dans le groupe placebo et ainsi pour parvenir à plus de résultats positifs ? Ce qui est possible, car les effets secondaires permettaient ainsi de repérer ceux qui ont reçu le vaccin plutôt que le placebo. Il suffisait donc de multiplier les tests PCR chez ceux qui n’ont eu aucun effet secondaire. Les patients eux-mêmes qui savaient avoir reçu le vaccin (du fait des effets secondaires) ont moins cherché à être testés, car ils se croyaient protégés et ne pouvaient pas attribuer leurs symptômes à la Covid-19. »

"Acceptons d'être "confinés", mais au sens que ce mot eut à la fin du Moyen-Age : aller jusqu'aux confins. Or, les confins de la langue française, c'est le monde."  Et, si Alain Rey avait raison !

A l’observation des chiffres israéliens, il est évident, selon le raisonnement de Xavier Bazin, que le vaccin n’apporte pas grand-chose.

Dans le meilleur des cas, celui-ci pourrait réduire le nombre de cas et d’hospitalisations ; et dans le pire, il serait tout simplement contre-productif. En tout cas et dans toutes les hypothèses, le vaccin n’est certainement pas la « baguette magique ».

Le vaccin arrive-t-il trop tard ?

A cette question finalement cruciale Xavier Bazin répond :

« Là encore, je le pense depuis le début : un vaccin, même efficace, arriverait forcément trop tard. Le 28 octobre dernier, je faisais remarquer que Même si la recherche scientifique fait un petit miracle en accouchant d’un vaccin sûr et efficace en 18 mois, il arrivera trop tard. Car tout indique que l’essentiel de l’épidémie sera terminé, à l’été prochain. Déjà aujourd’hui, même avec le retour de la saison hivernale, on n’assiste pas à une vague exponentielle, comme en mars dernier. Si le coronavirus circule largement cet hiver, l’immunité collective sera certainement acquise au printemps. Cela ne veut pas dire que le coronavirus disparaîtra totalement. Simplement, il s’ajoutera aux 200 virus de l’hiver et aux infections respiratoires habituelles, sans « faire de vague », si j’ose dire. C’est clairement le scénario le plus crédible. A la sortie de l’hiver, on aura donc atteint le même résultat qu’avec un vaccin efficace : la majorité des gens devraient être immunisés contre la Covid-19. Donc, si cela se confirme, même le plus parfait des vaccins ne servira à rien. »

Comme dirait Voltaire – présentement très up to date – le doute n’est pas une condition agréable mais la certitude est absurde.

Sans oublier pour autant que le libre arbitre est aussi la condition de la certitude.

 

Bernard VADON

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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