COVID 19 : NATURE RÉDEMPTRICE ET SYMBOLIQUE DU CHIFFRE CINQ..

Publié le 12 Décembre 2020

Devant notre terrasse, un tableau naturel qui incite à la réflexion ...

La comparaison est peut-être osée sinon excessive.

Pourtant, en ces temps étranges et liberticides de mesures sanitaires, de confinement et autres couvre-feu, tout ce qui peut indirectement ou directement attenter au principe de liberté incite à la réflexion.

Daniel Cordier, récemment disparu, confiait à ce sujet que seule la liberté compte dans la vie. Et que pour la liberté, il faut parfois risquer la mort si on menace de vous en priver.

DE MARGUERITE AU CHIFFRE CINQ

Gardons raison pour simplement nourrir notre réflexion et mettre à profit une situation compliquée que l’on nous impose.

En cherchant l’évasion par l’esprit, par exemple.

Dans ce désordre intellectuel auquel nous sommes tous confrontés la nature peut être soudain rédemptrice.

Ainsi, ce n’est pas tout à fait par hasard si la prairie de notre maison du Béarn, baptisée « Marguerite » du prénom de ma mère, a accueilli inopinément, et quelques jours durant, cinq vaches.

Cinq, le quatrième du nombre premier dont la représentation est l’étoile à cinq branches ; le chiffre cinq , symbole aussi de la liberté, du changement de la mobilité, du dynamisme, de l’aventure et du mouvement ; et plus encore, selon la Kabbale et Hildegarde de Bingen, la grande mystique du Moyen Age, c’est le chiffre de l’homme parfait et encore mieux, comme en témoigne la Bible, le chiffre de la grâce et de l’Homme-Dieu par les cinq plaies du Christ en croix.

Un merveilleux, énigmatique et troublant programme.

Ce n'est pas tout à fait un hasard ce retour de "Marguerite" ...

Plus prosaïquement, pourquoi ne pas évoquer le cinéaste Henri Verneuil et son acteur fétiche, Fernandel  et sa mythique vache – dans le film « La vache et le prisonnier » - prénommée, çà ne s’invente également pas, « Marguerite » ;  sans oublier l’autre film touchant de Mohamed Hamidi intitulé tout simplement « La vache ».

RENCONTRE AVEC DIEU 

Étrange rencontre dans la grisaille de ce mois de décembre authentifié par les neiges persistantes auréolant les cimes proches des Pyrénées :

« Sors, va dans les champs, dans la nature et au soleil, sors et essaie de retrouver le bonheur en toi et en Dieu ».

Vous avez dit liberté ?

Dans ce contexte liberticide, le 7 mars 1944, Anne Frank, alors détenue avec sa famille au sinistre camp de Auschwitz-Birkenau, ne cache pas son émerveillement face à la beauté de la Création :

« Contemple ces choses et tu feras une nouvelle rencontre avec Dieu, tu retrouveras ton équilibre ». écrit-elle.

Ce sera un des joyaux de son émouvant journal.

Contemple ces choses et tu feras une rencontre avec Dieu ...

Si son inspiration trouve sa source dans un contexte autrement dramatique que celui que le monde traverse actuellement, ce texte peut susciter une espérance en des lendemains plus sereins :

 « Sors, va dans les champs,
dans la nature et au soleil,
sors et essaie
de retrouver le bonheur
en toi et en Dieu.
Pense à toute la beauté
qui croît en toi et autour de toi
et sois heureuse !

Il y a toujours quelque chose de beau
qui demeure :
la nature, la splendeur du soleil,
la liberté, nous-mêmes,
ce sont des possessions que nous ne perdons jamais.

Contemple ces choses
et tu feras une nouvelle rencontre avec Dieu,
et tu retrouveras ton équilibre.

Une personne heureuse rend également les autres heureux,
une personne courageuse et confiante
ne sera jamais submergée par le malheur ! »

LA NATURE RÉDEMPTRICE

On pourrait épiloguer sur cette correspondance numérique du chiffre cinq que les philosophes grecs avaient admis comme principe clé pour définir l’homme : corps, âme animale, psyché, intelligence et esprit divin.

Les références à ce chiffre sont légions et en ce temps de l’Avent, il serait de circonstance sinon opportun, de se souvenir du voyage de Marie et Joseph à Bethléem pour la naissance du Verbe et qui durera cinq jours. La vision de Sainte Marie d’Agreda révélant leur arrivée un samedi vers 16h !

C'est la préparation au départ : moment d'émotion ! 

En cette fin d’après-midi pluvieux chichement égaillé par un maigre et pâle rayon de soleil, le fermier est venu cherche Marguerite et ses quatre comparses. Moment d’émotion lors de la séparation. Marguerite a poussé un singulier beuglement. Le fermier m’a certifié qu’elle manifestait ainsi sa joie de retrouver son pâturage familier à la ferme. Moi, j’ai préféré croire à la manifestation d’un sympathique et touchant au-revoir. D’autant qu’elles n’avaient pas été insensibles à quelques maladroites mesures de Jean-Sébastien Bach jouées, la veille, sur le piano maison.

Dans ce contexte social insupportable ennuyeux regard d'une nature rédemptrice on peut encore rêver !

Un sympathique et touchant au-revoir.

 

Bernard VADON 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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