CE SAMEDI, DANS LE CADRE DU SUPER-U DE MAUBOURGUET EN BIGORRE, L’EGYPTOLOGUE  SYLVIE BAUCHE DÉDICACE SON ROMAN « LA LAMPE CACHÉE DU NIL ».

Publié le 23 Octobre 2020

A l’évocation de ce sympathique événement culturel qui se tiendra, demain samedi toute la journée, dans le décor de l’enseigne Super-U à Maubourguet - cité témoin de différentes et riches périodes de la Préhistoire et de la Protohistoire jusqu’à l’époque contemporaine et moderne en passant par l’Antiquité et le Moyen Age, au cœur de la Bigorre dans le duché de Gascogne – on ne peut s’empêcher de faire référence à la chanson des années 70 – eh, oui, c’était presqu’hier ! – que l’on doit aux talents conjugués de Pierre Delanoë et de Michel Fugain.

     Petit mais facile effort de mémoire : 

    « C’est un beau roman, c’est une belle histoire, c’est un roman … »

A l’identique en tout cas quant à l’invitation, « La lampe cachée du Nil » est un voyage initiatique et découverte, écrit avec cette même originalité que l’on retrouve chez Andrée Chedid, l’auteure, notamment de « La cité fertile » ou « Le sixième jour » et qui définissait sa poésie comme « un lyrisme aux bords d’une crête qui pencherait vers la sensibilité plutôt que vers l’intellect ».

René Char et Aimé Césaire sont un peu – nous confiait  lors d’une interview Sylvie Bauche alors visiblement troublée par ce rapprochement littéraire - leurs compagnons de route.

Et de poursuivre :

« Pour moi, la lampe cachée du Nil est l’histoire d’un long cheminement. D’abord, celui de ma Foi qui a subi un électrochoc lors de ma première visite en 1992 au monastère St Macaire, au Wadi Natroun où un événement m’a transformé. Appelons cela, un signe. Puis, il y a eu cette rencontre à Louxor dans une pharmacie avec le « Vous me cherchez, je suis là » d’un personnage hors du commun, le Père Gabriel Azer.

C’était en 1993, j’étais absorbée par l’écriture de l’histoire d’une jeune fille nubienne convertie au christianisme après la fermeture du temple d’Isis, à Philae. Nous sommes alors partis nous réfugier sur l’autre rive où soutenue par ma foi en Marie je me suis nourrie du désert, ce jardin du pardon mais aussi de la fraternité paroissiale. Cependant ce besoin sinon cette nécessité d’écrire sur l’Égypte s’affirmait plus encore. Il y a quelques années, après avoir repris ma vie professionnelle d’égyptologue, j’ai donné des conférences sur les « Chrétiens d’Orient », le monachisme, et participé à douze émissions sur le voyage de la Sainte Famille en Égypte invitée par Germain Maps sur Radio Présence à Lourdes. C’est alors qu’une question commençait à m’obséder relative aux conséquences du massacre des Innocents vu par les familles des mages. J’avais mis en page les émissions radio mais cela semblait trop « scolaire » selon mon fils Chephren.

Sylvie Bauche : heureuse de transmettre ses connaissances.

« Par contre, j’avais composé un chapitre en laissant Joseph s’exprimer directement sur leur vie quotidienne de réfugiés. Aussi, entre mon travail avec les enfants en difficulté scolaire, les soins à mon époux alors paralysé, mes tâches ménagères et de jardinage sans compter avec les études de mon fils,  je me suis mise à écrire composant ainsi ce roman vécu puisque les lieux et les événements historiques décrits sont réels ainsi que certains personnages. Le héros et conteur est un jeune abyssin descendant de Balthazar se rendant dans une Égypte du début du XIII siècle, époque peu connue. Un long et méticuleux travail de recherche archéologique et historique a été nécessaire. L’intérêt de cette aventure résidait pour moi dans les rencontres faites par mon héros afin que le lecteur puisse le plus facilement et naturellement qui soit se transposer sur le mode de pensée de l’ancienne civilisation, d’envisager l’éducation anachorétique reçue par les Coptes, d’apprécier la vie quotidienne et familiale des fellahs et apprendre comment, en ces années 1215, l’administration gérait les problèmes majeurs de l’eau potable ou de la douane alors que le pays était surveillé par les Croisés et bien d’autres événements en des lieux peu connus que j’ai pris plaisir à décrire en agrémentant le récit d’anecdotes. Ainsi, par la magie d’un papyrus retrouvé je donne la parole à une famille de réfugiés dans un pays qui n’a de cesse d’évoluer tout en gardant les lampes allumées de ceux qui étaient en bas et désirent s’élever. Agrémenté de citations de la Bible, du Coran ou des textes de l’Égypte antique, ce livre est en soi un témoignage à la vie fraternelle et universelle. »  nous expliquait encore Sylvie Bauche.

 

Sylvie Bauche, après avoir exercé la fonction passionnante de médiatrice culturelle et scolaire, spécialiste de l’Égypte antique et copte ; puis, collaboratrice auprès du service pédagogique du CSA du Caire, s’est employée avec une curiosité sans cesse aiguisée, à relater ses expériences professionnelles et les moments d’exception d’un parcours de vie enrichi d’échanges fraternels sur les deux rives de la Méditerranée. En Égypte mais aussi au Maroc.

Le dernier roman (« La lampe cachée du Nil ») de Sylvie Bauche est une sorte de continuité de « Carnets de route » présentés sur Radio Présence à Lourdes, en 2009, et dans lesquels elle relate les conséquences de l’exil de la Sainte Famille qui trouve encore aujourd’hui un écho émotionnel auprès du peuple égyptien particulièrement sensible à l’accueil de l’étranger et au respect de la famille.

Outre la découverte de ce beau et riche ouvrage nul doute que tous ceux qui répondront en ces temps compliqués à l’invitation de Sylvie Bauche y trouveront un double plaisir : celui de s’offrir une lecture intéressante à divers égards et un échange enrichissant avec une auteure améne et heureuse de transmettre ses connaissances.

 

Bernard VADON

 

  1. Le roman de Sylvie Bauche « La lampe cachée du Nil » est distribué par Amazon.

(478 pages-format 189 mn X 246 mn)

Mais aussi : « Les couleurs du Delta » (cours de la saison 2008/2009)
ISBN 9782953 446401  
« Imagerie du Delta » préfacée par le Dr Wafaa el Saddick, directrice générale du Musée archéologique du Caire, et parrainé par l’institut d’Égypte de Paris.

ISBN 979 8636 478201

On peut aussi suivre Sylvie Bauche en qualité de conteuse sur sa chaîne You tube.

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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