COVIDOPSYCHOSE OU DANS CETTE « PLANDÉMIE », QUI CROIRE ?

Publié le 5 Septembre 2020

 

« Il n’y a pas d’opinion, si absurde soit-elle, que les hommes ne sont pas prêts à embrasser dès qu’ils peuvent pourvu qu’on puise les convaincre que c’est une vue généralement admise. L’exemple affecte leur pensée et leurs actions. Ils sont comme des moutons, suivant qui porte le grelot où qu’il les mène : il est pour eux plus facile de mourir que de réfléchir. Il est particulièrement étrange que l’universalité d’une opinion ait autant de poids lorsque  par l’expérience on sait que son acceptation n’est guère qu’un processus imitatif sans aucune réflexion. Cependant, ils ne se posent pas cette question parce qu’ils ne possèdent plus de connaissance qui leur soit propre. »  estimait le philosophe Arthur Schopenhauer dont le titre de l’une de ses œuvres phare sinon magistrale intitulée « Le Monde comme Volonté et comme Représentation » est un signe de reconnaissance, avant-coureur et pour le moins singulier. 

Un ouvrage publié en 1819, il y a donc plus de deux cents ans qui ne devrait pas manquer de nous interpeler en ces temps de crise sanitaire et économique. Pour ne pas dire sociétale.

 

Arthur Schopenhauer :" Ils n'ont pas daigné m'écouter !" 

 

Arthur Schopenhauer, de Kant à Platon en passant par Aristote et Spinoza, affichait ses références philosophiques permettant ainsi d’apprécier la dimension de sa vision du monde. Un auteur hors normes qui souffrira la bagatelle de deux échecs éditoriaux (prenez-en de la graine messieurs les lecteurs de maisons d’édition) avant de passer à la postérité et  d’obtenir ce que lui-même résumait en ces termes :

«Ils n’ont pas daigné m’écouter, mais le temps qui marche fera tout paraître au grand jour ».

Son mémoire « Sur la liberté de la volonté humaine »  récompensé par la Société royale des sciences de Norvège et complétant son essai sur « Le fondement de la morale », s’impose encore aujourd’hui comme une œuvre majeure qui donne la mesure des questionnements de la société actuelle – et française en particulier - confrontée chaque matin un peu plus, avec fortes pénalités à la clé et au prétexte fallacieux (la communauté scientifique, à compétences égales avec un sensible avantage pour les anti système, étant partagée) de combattre (sic) un virus qui selon les autorités persiste et signe dans sa démarche mortifère. Après les « papy-mamy » élégamment nommés par notre délicat Premier ministre issu de la France profonde quasiment considérés comme des pestiférés et l’obligation du port du masque aux jeunes dés l’âge de 11 ans avec pour certains toutes les affections psychologiques qui pourraient en découler dont la crainte du mal causé aux autres si l’on ne s’exécute pas, la mesure est délirante. Et cela, au mépris de la loi qui prime sur des arrêtés préfectoraux débiles dont – heureusement – quelques-uns commencent à passer sous les Fourches Caudines des tribunaux.

Car il n’appartient pas aux préfets de « faire » la loi mais simplement de la faire respecter. Ce qui n'est pas rien.

La débandade est totale à savoir qu’on ne sait plus ce qu’il est bon de faire et de ne pas faire.

D’une région à l’autre les arrêtés se multiplient pour les voir dans la foulée annulés par les tribunaux. Et parfois les rétablir aussitôt.

Exemples, récemment à Pau dans les Pyrénées Atlantiques ainsi que dans les Bouches-du-Rhône.

La liste n’est pas exhaustive et tout ceci n’est que conjectures.

Dans cette véritable pétaudière, qui a parlé de « covidopsychose » et qui croire dans cette « plandémie », pour reprendre le mot d’une consoeur ?

 

HYSTÉRIE COLLECTIVE

Je n’ai pas été déçu - plaisant euphémisme - en écoutant, ce dernier mardi sur les antennes matinales de France-Inter, les circonvolutions verbales et finalement plates (bien qu’ayant toujours affiché ma sympathie et mon intérêt pour ce couple d’auteurs nantis)  de Frédéric Lenoir et Nicolas Hulot … toujours en vacances de la République et qui, ensemble, ont commis un ouvrage à partir de réflexions sur le thème à la mode de ce monde présumé « d’après ». Qu’importe si au quotidien, par la faute présumée d’un virus malin (ou que l’on tient pour malin) des femmes et des hommes, des enfants mais aussi des animaux, s’interrogent sur cet « aujourd’hui » qui leur échappe.

Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir : Les élucubrations philosophiques ont aussi leurs mesures barrières !

 

On s’attendait à des réponses plus pertinentes (nul doute que le filtrage a dû bien fonctionner ) autres que ces réflexions dignes d’une mauvaise prose de café de commerce et qui, en définitive et heureusement à l’heure du petit déjeuner, nous ont laissé sur notre faim.

 

En filigrane de ce numéro de communication (même lorsqu’on est connu il faut vendre) la dernière prestation berlinoise de Robert Kennedy Jr héritier, par son père Ted, d’une famille mythique nous a redonné foi sinon en l’avenir, en tout cas en la volonté de femmes et d’hommes conscients du danger humanitaire et économique qui nous guette.

Dans cette hystérie collective qui depuis quelques mois affecte la planète, on ne peut s’empêcher de revivre « Le songe d’une nuit d’été » , œuvre dans laquelle William Shakespeare disserte sur les caprices d’une imagination forte ; et qui,  pour peu qu’elle conçoive une joie, suppose surtout un messager qui l’apporte et cela histoire d’établir la preuve que la réalité n’est pas systématiquement décevante.  

De ce fait, n’est-ce pas l’ensorcellement qui résout la dissonance et la magie qui brise le mimétisme ? 

Curieusement, c‘est bien dans ce songe Shakespearien que l’on peut imaginer combien le vrai bonheur réside dans l’espoir terrien, humain, aussi vieux que celui de la vie éternelle mais autrement effectif. 

Autant pour l’eschatologie religieuse qui semble ne pas trouver grâce à ses yeux. Ce dont on se fiche éperdument !

Mieux encore ce cri venu du cœur sinon ce pavé dans la marre de Robert Kennedy sur cette place de Berlin  : "Ich bin ein Berliner" 

Quatre mots griffonnés à la hâte sur un bout de papier et qui avaient déjà en d'autres temps marqué l'histoire du monde.  

 

Robert Kennedy Jr dans le droit fil de son illustre oncle JFK qui, en juin 1963, avait défié le bloc communiste et déclaré : " Ich bin ein Berliner"... pour la circonstance s'entend.

 

Cinquante-sept ans plus tard, après JFK, ce dernier 29 août 2020, en ce même Berlin, devant un million de personnes (les autorités adeptes comme en tous autres pays de la culture du mensonge n’en ayant dénombré que 38.000) le fils de Bobby Kennedy et neveu du président américain (tous deux assassinés) délivre à son tour un message particulièrement intense reprenant le thème développé par son illustre oncle quant à la défense des libertés individuelles alors même que le monde traverse aujourd'hui une crise sanitaire et partant économique inhabituelle au demeurant rare et scandaleusement exploitée. L’objectif vicieusement caché consistant à soustraire l’homme à ce à quoi il tient le plus : sa liberté.

 

UN MONDE KAFKAIEN

Dans cette sombre perspective une sinistre « plandémie » est déclenchée, entretenue avec l’apparition d’un virus - selon Robert Kennedy -  génétiquement fabriqué puis relâché accidentellement pour devenir un jour et si l’on n’y prend garde, une arme redoutable. Ces mêmes chinois qui ne sont pas blanc-bleu, comme on dit, et qui ne manquent pas de culot, expérimentent à ce jour l’effet virus dans deux autobus affrétés pour la circonstance quant à tester son pouvoir de nuisance :

« En réalité, je pense que personne ne connaît la réponse à ces questions mais ce qui est vrai c’est que c’est une crise et que chaque crise devient une opportunité pour des éléments autoritaires et autres dictateurs malfaisants.  Chaque crise majeure est ainsi  utilisée par les élites, militaires ou du renseignement et les apparatchiks, mais aussi les télécom et dans ce cas spécifique les sociétés de milliardaires de la Silicon-Valley, notamment,  qui contrôlent les communications ou les interfaces. Que ce soit Amazon,  Jeff Bezos et Zuckerberg ou encore Bill Gates. Ces gens continuent à engranger des milliards pendant que la classe moyenne, de manière globale est laissée pour compte.  Aujourd’hui, tous les programmes sociaux sont en faillite. » affirme encore Robert Kennedy Jr qui ajoute :

« C’est vraiment incroyable que de vivre ainsi dans un monde proprement  kafkaien. Nous imaginions que cela pouvait arriver un jour, parce que nous avons lu George Orwell, Aldous Huxley et Kafka quand nous étions gamins mais nous n’avons jamais pensé que cela nous concernerait si vite et à ce point. » 

Le réquisitoire est sans équivoque : 

« Je suis quand même inquiet. Il y a 200 vaccins en cours de développement et les concepteurs sont déjà parvenus à faire voter des lois. C’est fou de vouloir rendre obligatoire un produit que l’on ne connaît pas encore. Qui plus est, ce produit est prévu pour être administré à des personnes en bonne santé et qui n’ont pas de raisons d’être malades.  Dans le courant de l’Histoire du monde, nous avons pourtant connu ce type de tyrannie de la peur. Cela nous sert-il aujourd’hui de leçon ? ».

Et Robert Kennedy de poursuivre :

« Je vis actuellement dans un pays où les gens sont en principe parmi les mieux éduqués, les plus éclairés de la planète, les plus grands démocrates qui soient, les plus instruits d’Europe, probablement les plus tolérants. Ce qui explique que dans les années 1930 un grand nombre de juifs vivaient en Allemagne après avoir fui les Pogroms de l’Est et l’inquisition espagnole pour finalement s’installer en Allemagne et s’y intégrer parfaitement. Puis le monde entier est devenu fou et le totalitarisme allemand a fait la démonstration qu’un million de chemins conduisaient vers un ADN nationaliste. »

Alors, comme il fallait bien trouver une parade au réveil soudain mais prévisible – et ce n’est que le début de la révolte – de certaines couches sociétales, les extrêmes, comme d’habitude, ceux qui ont la casse ou la castagne pour philosophie et finalité (et que bien entendu nous ne soutenons en aucun cas), ont endossé la responsabilité de ces mouvements de foule Outre-Rhin. En tout cas pour l’instant.

 

EXORTATIONS NERVEUSES

Qu’importe l’affligeante impéritie gouvernementale, lampistes et « complotistes » ont bon dos et sont à fourrer dans le même panier. La récente décision du tribunal administratif de la ville de Pau de renvoyer le préfet des lieux à ses chères études en supprimant purement et simplement l’obligation du port du masque, est un camouflet pour le pouvoir en place et nos grands penseurs de la chose publique en atteste.. 

M. Bruno Le Maire : l'autosatisfaction salvatrice.

 

Ce qui n’a pas empêché notre fringuant ministre de L’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, de squattériser il y a peu, le plateau d’Antenne 2  pour dire le plus grand bien de l’action de son gouvernement. Ben voyons !

N’en jetez plus !   

«L’économie française qui va rapidement retrouver ses niveaux d’avant-crise n’empêche cependant pas de préparer un peu le terrain en cas – fort improbable, convenons-en – de déconvenues, par exemple sur le plan de l’emploi. Car, oui, il se pourrait, murmure-t-on de façon discrète dans les couloirs républicains, que le niveau d’emploi dans le pays pourrait subir quelques tensions passagères. « 

Si c’est Bruno Le Maire qui le dit. Alors !

 

Mon ami H16 est plus « crash » et n'a pas besoin de se nettoyer les mains au poison gel hydro-alcoolique avant d’affirmer, fidèle je pense au proverbe à qui veut comprendre, peu de mots suffisent : 
« Bon, soyons clair : si la situation sanitaire est 
assez bof, la situation économique est, elle, plutôt pas top comme en témoignent les exhortations nerveuses de Bruno Le Maire envers les Français pour les pousser à cramer, rapidement, leur bas de laine. Il ne faudrait pas que ces citoyens aux compétences économiques médiocres en viennent à douter d’une fulgurante reprise pourtant garantie à la fois par l’actuel locataire de Bercy, véritable expert en matière de cramage d’argent des autres, et par le beau plan de relance à moult milliards qu’il concocte avec la finesse qui le caractérise. ». 

Et le ministre emporté par son enthousiasme et sa dévotion à Jupiter, de prédire à la manière inénarrable de Madame Soleil, que l’économie française va retrouver, d’ici à 2022, ses niveaux d’avant-crise …

Tiens, tiens, vous avez dit 2022. Peut-être un hasard de calendrier.

 

Tout comme la résurrection d’un haut-commissariat au plan qui vient à point nommé d’une relance dont on nous rebat les oreilles depuis des semaines sans trop savoir au fond de quoi il retourne vraiment. 

Dans ce contexte, je ne peux m’empêcher d’évoquer Pierre Dumayet qui avouait partager avec l’auteur de « La Métamorphose » et surtout de son « Journal » la vision inquiétante et sans mensonges de notre quotidien. Le célèbre chroniqueur et pionnier du grand reportage, notamment avec la regrettée défunte « Cinq colonnes à la une », considérait en effet Franz Kafka, le pragois, le juif mais surtout le plus grand romancier allemand du  20ème siècle, comme un écrivain plus que nécessaire dans un monde englué dans les bons sentiments : 

« Je crois que Kafka est le seul écrivain que je crois. Kafka je l’aime parce que je le crois. »

 

Franz Kafka : La liberté de la volonté humaine ou une façon de voir les gens qui est vraie. 

 

Dans l’une de ses confessions à propos de l’auteur, entre autres œuvres maitresses, de « La Muraille de Chine », à « Un Artiste de la Faim » en passant par « Le Verdict » et « Devant la Loi », Pierre Dumayet confiait encore :

« Kafka a inventé une façon de voir les gens qui est vraie. Sa vision est inquiétante, oui, mais je crois qu’il y a tout à fait lieu d’être inquiet. »

C’était en 2002. A chacun d’apprécier l’éventuelle prophétie.

 

Aujourd’hui, nous persistons dans le déni intégral et le droit-fil d’une malhonnêteté intellectuelle désarmante.

On connait, en politique, la farce du « je vous le dis droit dans les yeux »

Finalement, rien n’a tellement changé surtout lorsqu’on entend un haut fonctionnaire fraîchement nommé à la tête d’une armée de 200 collaborateurs (hébergés en l’Hôtel de Casini, propriété de l’État français depuis 1974 après avoir été celle de la famille Casini dont Jean-Dominique fondateur de l’Observatoire de Paris, dans le très chic 7ème arrondissement de Paris, et aujourd’hui classé aux Monuments Historiques)  pour réfléchir au futur, très hypothétique, d’une France ayant déjà fort à faire pour gérer son quotidien; et affirmer, mordicus, sur un plateau de télévision ne pas se reconnaître en celui qui, trois ans plus tard en qualité de chef de l’exécutif, le gratifiera d’un poste de responsabilité. On croit rêver. L’idée du général de Gaulle et de Jean Monnet – d’autres pointures – avait sa raison d’être car la France émergeait alors d’un lourd conflit mondial sans commune mesure avec la « plandémie » d’aujourd’hui. 

Mais bon… il ne faut jamais dire, fontaine je ne boirai pas de ton eau ! 

Pierre Dumayet : "Kafka, je l'aime parce que je le crois." ... On ne peut en dire autant pour certains ! 

 

De quoi énerver sérieusement ceux qui, aujourd’hui, ont en charge – ne leur en déplaise à eux comme à leurs thuriféraires - une politique de relance à géométrie variable.

Allez questionner sur la question ceux qui, en l’espace d’un mois de confinement, se retrouvèrent sur la paille. Ils sont légions.

Le récent sujet proposé sur Antenne 2 par Élise Lucet nous le rappelle..

Vous avez dit tragique ?

Mais je reviens à mon auteur du jour, Franz Kafka : 

« Il n’y a aucune relation entre les gens qui ne soit marquée par la douleur. »

Tout réside en la communication et dans la façon dont on la saisit : 

« Ceux qui vous écoutent ne sont au courant de rien, en général. Ceux qui ne vous écoutent pas sont relativement plus concernés. Et finalement, tout le monde vous raconte des conneries. » 

Comme chez Marcel Proust et de cette « élégance désertée par le sentiment. »

A bon entendeur …

A cet égard, et pour revenir au sujet d’actualité, je ne peux m’empêcher de laisser le mot de la fin à ce cher H16 :

« Heureusement, tout comme le pays a pu surmonter la crise sanitaire grâce au travail remarquable de toute son administration, à la justesse des analyses gouvernementales et à des prises de décisions rapides, déterminées et particulièrement bien pensées, on sait d’ores et déjà que le pays saura maîtriser ses petits problèmes temporaires de chômage par l’habile truchement de l’institution dédiée à la gestion de l’emploi : Pôle Emploi se prépare donc à accueillir comme il se doit les quelques chômeurs supplémentaires qui pourraient advenir dans ce petit moment délicat. »

 

Un peu comme chez Albert Einstein qui considérait que la seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c’est l’humour dont, pour sa part, Raymond Queneau, dans son journal intime, écrivait qu'il est une tentative pour décaper les grands sentiments de leur connerie.

 

 

Bernard VADON  

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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