COVID : LE COUP DE GUEULE DE L’ÉLUE MARSEILLAISE

Publié le 19 Septembre 2020

En bonne égérie sinon bonne élève de Nicolas Boileau, Samia Ghali tout autant respectable élue de la République officiant sur les terres marseillaises, applique toujours sans retenue et avec un rien d’effronterie maîtrisée, la formule d’un des maîtres sinon le maître de la métonymie (consistant à signifier une idée par un mot) notamment en filigrane de son art poétique à l’exemple de ceux d’Aristote ou d’Horace: « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les choses pour le dire arrivent aisément. »

VOUS AVEZ DIT ANGOISSE ?

En d’autres termes et contrairement à bon nombre de ses pairs, celle qui ne se prive pas d’envoyer parfois des pavés dans la mare politique où les nageurs de circonstance seraient plus enclins à se mettre constamment en scène pour asseoir leur autorité, leur légitimité et leur prestige, ne tourne pas autour du pot pour dire ce qu’elle pense et décocher si nécessaire quelques flèches bien ciblées. Tout ce que j’apprécie chez une femme responsable.

Ni druide, ni exalté mais un chercheur et médecin respectueux du serment d'Hippocrate. 

Plus prosaïquement et par extension, l’art est un miroir idéal pour s’approprier le pouvoir politique.

L’Histoire de France regorge de ces tentatives qui nous valent aujourd’hui des œuvres souvent passées à la postérité : de François 1er Roi de France à la statue équestre d’Henri IV sur le Pont-Neuf en passant par l’illustration de la Fronde avec Louis XIV ou encore l’idéalisation de Bonaparte et le sacre de ce dernier.

La planète et singulièrement la France traversent depuis ces derniers mois un temps de crise en l’occurrence sanitaire – enfin supposée être sanitaire – prétexte à nous faire craindre le pire. Vous avez dit angoisse ?

Bref, ajoutée aux préoccupations climatiques cette crise au demeurant fondée sur une totale incertitude quant à son bien-fondé contribue à bâillonner systématiquement la démocratie au mépris de la plus élémentaire des libertés, celle de vivre. En d’autres termes, vivre en respectant et renforçant la liberté des autres.

Car écrivait Périclès, il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Ben oui !

Albert Camus : faire de sa vie un acte de révolte.

Je lui préfère en la circonstance la pensée d’Albert Camus estimant que le seul moyen d’affronter un monde sans liberté est de devenir si absolument libre qu’on fasse de sa propre existence un acte de révolte. Vous avez saisi le risque ?

Pour Alexandre Minkowski, homme d’exception et auteur d’un ouvrage à méditer (Le Mandarin aux pieds nus ») fondateur de la néonatalogie qui concerne le devenir des enfants prématurés, la liberté n’est pas de faire n’importe quoi mais de refuser de faire ce qui est nuisible.

GESTION DÉSASTREUSE

De quoi alimenter le discours courageux de Samia Ghali vilipendée par de pseudos scientifiques affirmant leur vérité.

Pour ou contre un vaccin ?

Samia Ghali, sans ambages, affirme quant à elle et en toute conscience qu’au grand jamais elle ne se fera vacciner et ne fera pas vacciner ses enfants et déconseillera ses proches.

Alexandre Minkowski : refuser de faire ce qui est nuisible. 

Argumentant autour d’une gestion pandémique – doit-on d’ailleurs user de ce terme aujourd’hui galvaudé – désastreuse faite d’autant d’affirmations que d’infirmations, elle entend se positionner pas seulement comme une femme politique mais comme une française lambda que l’actuelle situation déstabilise, pas convaincue par les arguments des politiques et des scientifiques mais malheureusement résignée comme nous tous face aux méthodes utilisées pour faire plier les gens. A commencer par les mesures coercitives dont les contraventions. Sans parler de cet attribut – le masque – source de bien des tracas et objet d’autant de questionnements quant à son utilité réelle.    

MINABLE

Dans cette minable gabegie d’où émergent insidieusement les sordides intérêts pharmaceutiques avec à terme des milliards pour dénominateurs communs, les grands groupes bénéficiant de la bénédiction de quelques États voyous ou bonnement stupides, se livrent une guerre féroce et sans merci.  Quelques « pointures » professorales ont eu le courage de lever le voile sur cette monstrueuse mascarade. Ce sont souvent les plus éminents qui pour la plupart et contrairement à quelques-uns de leurs homologues sont profondément sinon viscéralement allergiques aux invitations télévisuelles. Entre autres « prestations » publiques.

Omni par ce clan minable, Didier Raoult, dans le sillage des Tubiana, Perronne, et autres Toussaint, fait son chemin, indifférent aux détestables diatribes et attaques pitoyables dont il est régulièrement la cible.

Le recours au traitement par l’hydroxychloroquine c’est quand même lui et son équipe avec des guérisons à la clé.

Samia Ghali : il n'est point de liberté sans courage  ! 

Qui a parlé de preuves ?Simplement fidèle dans sa valeur symbolique – ce qui n’est pas rien - au serment d’Hippocrate le fondateur de la déontologie médicale, Didier Raoult, tout en ayant de cesse de respecter la prudence et la modestie qui doivent être les maître-mots dans la recherche scientifique, affiche une sérénité désarmante face à ses adversaires. Un peu à la manière de Mère Teresa qui, à la méchanceté de ses détracteurs allant jusqu’à lui cracher dessus, leur répondait par un sourire et une main tendue. Refusant toutefois comme il le réitérera devant la dernière commission sénatoriale, de débattre avec deux collègues ligués, avec quelques autres détracteurs, pour le vouer bassement aux gémonies.

ACCUSATION GRAVE

Mais alors quel est donc le crime Samia Ghali dénoncée sur les antennes de France-Inter l’autre matin, par Marie-Paule Kiény, virologue et vaccinologue dont les attaches avec l’O.M.S (organisation mondiale de la santé) ne sont un secret pour personne et qui a tout bonnement déclaré comme étant criminelle l’incitation de l’élue marseillaise à boycotter le vaccin dans le contexte actuel. Accusation grave en soi et non sérieusement fondée reprise en écho sur un plateau de télévision par le professeur Gilbert Deray.

Samia Ghali serait donc responsable et scandaleusement coupable de déclaration criminelle ?

Je dirais plutôt raisonnable et prudente. Ne contestant pas le principe du vaccin injecté en d’autres temps et pour des affections spécifiques. Consciente en sa qualité de responsable politique des conséquences et pires des dégâts collatéraux de ce tsunami sanitaire. En tout cas, ne pratiquant pas la langue de bois aujourd’hui généralement courante dans les milieux politiques et scientifiques. L’exception confirmant la règle.

Médée : magicienne et responsable ...

Dans ce cher pays des droits de l’homme et cette cacophonie ambiante et dévastatrice, la mythologie grecque pourrait expliquer ces phénomènes incompris des hommes. Enfin de certains hommes et femmes.

Ainsi, dans Médée, la magicienne et responsable du parricide de Pélias, Sénèque, bien avant Jean Anouilh qui s’en inspira, écrivait :

« L’auteur du crime est celui qui en profite. »

Ce n’est bien entendu qu’une citation littéraire … quoique.

BERNARD VADON

 

 

 

  

 

 

 

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :