Du Covid-19 à la chloroquine : alors que perdure la chasse aux sorcières et que s’intensifie la course au vaccin , la forêt amazonienne nous livre ses secrets …

Publié le 20 Mai 2020

"[...] les mortels
Virent courir sur eux avec violence
Pestes, fièvres, poisons répandus dans les airs.
Pandore ouvrit sa boîte ; et mille maux divers
S'en vinrent au secours de notre intempérance
 [...]".

 

Jean de La Fontaine : corrigez-vous humains !

 

Jean de La Fontaine publiait, en 1682,ce long texte en vers  intitulé : « Le poème du quinquina » où l'on trouve quelques mots étrangement adaptés au temps présent.  Une introduction littéraire à l’improbable pandémie à laquelle la planète est aujourd’hui confrontée alors qu’en ce mois de mai, 330 ans plus tard,  
l’Académie nationale de médecine qui semble ne rien avoir à envier à la dogmatique O.M.S.  (Organisation Mondiale de la Santé) actuellement en délicatesse avec certaines nations et qui depuis 1948 est en charge de la santé publique sous la tutelle des Nations Unies   - sur laquelle le général De Gaulle s’interrogeait quant à l’intérêt de ce « machin » - a publié dernièrement un avis pour le moins assassin dans lequel elle note que la crise du Covid-19 aurait été – selon elle -  marquées par « trop de précipitation dans la communication, trop d’annonces prématurées ». (sic)

Affirmation relayée par le directeur du centre de pharmaco-vigilance du CHU de Toulouse, un certain Jean-Louis Montrastruc, membre de la fameuse Académie nationale de médecine au même titre que Jérôme Salomon, alias « Monsieur Coronavirus », le propagandiste gouvernemental de la peur chiffrant chaque soir devant les caméras soumises, les victimes du Covid 19  :  

Le professeur Montrastruc : au nom de l'Académie nationale de médecine ou l'art de défendre sa paroisse !

« Avant de communiquer sur un essai clinique, on attend que les résultats aient été analysés par des pairs et publiés dans une revue. C’est une règle éthique totalement bafouée en ce moment » avertit, péremptoire  le professeur Montrastruc.

Ben voyons !

Débat passionnel

Dans la foulée de ce commencement de polémique, l’étude – entre autres - menée par la S.I.R (société italienne de rhumatologie) auprès de 1200 rhumatologues dans le but d’évaluer les corrélations possibles entre les patients chroniques et le Covid19,  nous apprend, que sur une population de 65 000 patients chroniques (polyarthrite rhumatoïde) traités au Plaquenil / hydroxychloroquine avant l’arrivée du Coronavirus, 20 patients seulement ont été testés positifs pour le virus. 

Pas de décès ni de soins intensifs. 

Manifestement, entre la clairvoyance du professeur Didier Raoult Raoult et le bla-bla de plus en plus insupportable de certains médias à la botte politico-commerciale des gouvernements et des institutions officiellement patentées - la France n’étant pas en reste - il n’ y a pas photo.

Mais pour faire bonne mesure et continuer de défendre l’indéfendable, la docte académie nationale de médecine en rajoute une couche :

« La vérité scientifique ne se décrète pas à l’applaudimètre. Elle n’émerge pas du discours politique, ni des pétitions, ni des réseaux sociaux. En science, ce n’est ni le poids majoritaire ni l’argument d’autorité qui font loi. C’est pourtant dans ce type de dérive que s’est fourvoyée la recherche de traitements médicamenteux actifs contre le Covid-19 : trop de précipitation dans la communication, trop d’annonces prématurées, trop de discordes entre les équipes, trop de pressions de toutes sortes, mais pas assez de science ».

Dans sa ligne de mire, il y a bien sûr l’hydroxychloroquine qui suscite en France un débat passionnel, sans que, pour l’instant, aucune équipe au monde n’ait apporté la preuve de son inefficacité. Et, en filigrane, le professeur Raoult qui joue comme à son habitude la carte de la simplicité tant dans sa relation avec ceux qui sollicitent, souvent après une longue attente, une interview, que dans ses prestations télévisuelles dont il doit être parfois compliqué de se priver au risque de décrédibiliser une émission de grande écoute. Comme ce fut le cas, récemment, lors d’un débat sur le Covid 19 animé, sur France 2, par Michel Cymes qui, en mauvais joueur, s’est contenté de lire la débile et pseudo leçon de morale de l’Académie nationale de médecine semblant orchestrer ce piteux procès.

Pendant ce temps-là se poursuit la guerre des publications et autres communications scientifiques opposant les agités du bocal médical rêvant de la molécule miracle génératrice des petites pilules ou du vaccin salvateur tombeur du redoutable Covid et qui se soldera à terme par quelques milliards dans la poche de l’industrie pharmaceutique.

Mais les dérapages sont monnaie courante dans ce milieu où on ne se fait pas de cadeaux. 

Ainsi, « Le Canard enchaîné » que l’on ne peut pas accuser de forfaiture,  a révélé récemment la démission, suite à un désaccord sur la communication autour d’un essai sur le tocilizumab, d’un comité d’experts indépendants protestant par ce geste contre l’annonce des résultats liés à cet essai :

« Compte tenu du contexte de la pandémie, les chercheurs et le promoteur se sont sentis obligés, d’un point de vue éthique, de communiquer ces informations, en attendant l’examen par les pairs tout en continuant le suivi plus long de ces patients », indiquait l’AP-HP  (Assistance publique -Hôpitaux de Paris)

Mais l’Académie nationale de médecine ne lâche pas pour autant son « nonos » :

« Si le contexte anxiogène de la pandémie stimule la compétition entre les équipes de recherche dans le monde entier, cet impératif ne saurait justifier l’utilisation de méthodes inappropriées, d’études bâclées, ni d’une communication avide d’exclusivités. Le temps de la recherche et de la science n’est pas celui de l’immédiateté des médias et des réseaux sociaux ».

 

PREUVES

Ses membres parfaitement conscients de l’enjeu autour des essais cliniques doivent rêver de l’hydroxy-chloroquine. A commencer par l’inénarrable professeur Montastruc qui n’ignore pas les effets boursiers sur un éventuel essai gagnant.

La chloroquine est-elle la formule miracle pour guérir du Covid-19 ? 

Le professeur Didier Raoult : Que ne lui reproche t-on pas ?

 

Depuis l'annonce d'essais concluants pratiqués par le professeur Didier Raoult et son équipe à l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée à Marseille, le débat fait rage au sein de la communauté scientifique. De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a appelé à plusieurs reprises à la prudence. En effet, pour ces scientifiques, les études de Marseille n'auraient pas été menées selon les protocoles scientifiques standards, à savoir le tirage au sort des patients, médecins et patients ignorant qui reçoit le traitement, et des résultats publiés dans une revue scientifique avec un comité de lecture indépendant. Le professeur Raoult en a cure. Son objectif c’est traiter. Et en  Afrique de nombreux pays n'ont pas hésité,  du Burkina Faso à la  Côte d'Ivoire en passant par le Maroc – avec un intérêt manifesté directement par le roi Mohammed VI - le Cameroun, l’Afrique du Sud, et le Togo. 

La liste des gouvernements ayant intégré la chloroquine à leur protocole thérapeutique n’étant pas exhaustive. 

Comme l’expliquait un journaliste sénégalais, l’autre matin, au micro d’une radio marocaine que j’écoutais, il s’est avéré que dans son pays près de la moitié des personnes contaminées se sont déjà vu prescrire son dérivé l'hydroxychloroquine,.

Une information confirmée par le professeur Moussa Seydi de l'hôpital de Fann à Dakar confirmant à l'AFP ne pas regretter son choix :

 « En matière de science, la constatation seule ne suffit pas et il faut faire des recherches poussées avant de valider une attitude, a souligné le professeur sénégalais. Mais les résultats que nous avons constatés nous rassurent et rassurent toute mon équipe, et nous allons continuer dans ce sens. » 

En République démocratique du Congo (RDC), le président Félix Tshisekedi encore plus décisionnaire a déclaré qu'il était « urgent » de produire la chloroquine « en quantité industrielle ».

PRÉVENIR LES SENIORS

Le docteur Valter Dos Santos : le Brésil est à priori partie prenante dans un combat dont elle ne tire aucun profit.

La chloroquine est assurément une molécule que l'on connaît bien sur le continent africain et qui a fait ses preuves. Mais c’est la véritable origine de cette molécule qui fait tant parler d’elle que souhaite me révéler  un de mes bons amis, chirurgien brésilien de renom, le docteur Valter Dos Santos qui fut l’élève du célèbre chirurgien plasticien, le professeur  Ivo Pitanguy, et qui salue l’action du professeur Raoult tout en rappelant combien le Brésil est partie prenante dans un combat dont il ne tire aucun profit. 

L'arbre Quina : une espèce de la forêt amazonienne

Ainsi, sur la planète terre, la majorité des scientifiques appartiennent aux industries pharmaceutiques qui se battent sans pitié pour trouver le vaccin, à l'exception du Brésil où 90% des scientifiques travaillent dans des universités et ont des difficultés presque insurmontables à s'associer avec des entreprises ou même à devenir entrepreneur. L’enjeu politique et commercial est de taille. Notamment pour la Chine et les États-Unis.

Un peu d’Histoire :

La chloroquine et l'hydroxychloroquine sont des médicaments de synthèse inspirés d'une molécule naturelle que l'on ne trouve que dans l'arbre Quina, une espèce de la forêt amazonienne. 

Aujourd'hui utilisée comme complément dans la guérison du virus Covid-19, Quinina, la molécule bioactive de Quina, a été synthétisée par Bayer German puis par des Anglais dominant le marché pendant 400 ans. 

Emporté en Europe par les jésuites au XVIIe siècle, ce remède miracle a été utilisé contre le paludisme. 

La plante miraculeuse se chiffre en dizaines d'espèces en Amazonie. Ces plantes n'auraient-elles pas des substances qui inspirent de nouveaux médicaments pour guérir le virus ? 

« On ne le saura jamais s'il n'y a pas de financement massif pour la recherche, le développement et l'innovation de nouveaux médicaments de la pharmacie d'Amazonie. Enfin, si le Brésil ne le fait pas, d'autres pays s’en chargeront et une fois encore, nous serons à la remorque et nous dépendrons de la technologie étrangère. » analyse tristement le professeur Lauro E. S. Barata,  invité principal au CAPES à l'UFOPA - Université fédérale de Western Pará.

 

Quand la forêt amazonienne fait la une des médias internationaux.

 

Il est vrai que la chloroquine et l'hydroxychloroquine qui apparaissent comme des traitements potentiels pour combattre Covid-19 n'existeraient pas sans la pharmacie naturelle cachée dans la forêt amazonienne. Les scientifiques qui ont produit ces deux substances dans les années 1930 et 1940 se sont inspirés d'une molécule naturelle que l'on ne trouve précisément qu'à Quina, un bel arbre de 20 mètres de haut ,de la même famille de caféiers (Rubiaceae) et dont le nom scientifique est Cinchona ledgeriana. Avant l'arrivée des Espagnols et des Portugais dans le Nouveau Monde, les indigènes traitaient leurs patients avec l'écorce de cet arbre. Une autre légende rapporte qu'à partir de l'écorce récoltée par les indiens, les missionnaires espagnols, dont Francesco Lopez, s’intéressèrent , vers 1630, à la fabrication de cette poudre précieuse, faite d'écorce macérée dans de l'eau. 

Durant le XVIIe siècle, le produit fut vendu sous le nom de « Poudre des Jésuites ».
 

Le mois dernier, le premier médicament de renommée mondiale produit par la forêt amazonienne a fait la une des journaux, de la télévision et des médias numériques, mais son origine (un comble) le Brésil, n'a même pas été mentionnée :

« En 2017, un groupe de scientifiques d'Amazonie dont un collègue de l'Université fédérale du Pará occidental (Ufopa), a publié un article définitif montrant que la forêt amazonienne compte 14 003 espèces de plantes à fleurs répertoriées, parmi elles 6.727 espèces d'arbres. Cependant, il y a un manque de travail scientifique de la pharmacologie à la toxicologie quant à la façon dont ces plantes pourraient conduire à la découverte de nouveaux médicaments. Même si certains effets secondaires bénins peuvent survenir, notamment des maux de tête et des crampes abdominales, communs aux antipaludéens ainsi qu’une passagère déficience visuelle lors d'une utilisation prolongée de chloroquine, ce qui importe c’est que, en sa spécificité de médicament générique et facilement synthétisé, toute entreprise de par le monde peut le synthétiser sans payer de droits depuis la publication du brevet en mars 2020. Il a d’ailleurs commencé à être utilisé expérimentalement dans le traitement des infections par Sars-CoV2. » précise encore le professeur Lauro E.S. Barata.

 Ce qui n’est évidemment pas du goût de ceux qui flairent l’odeur des royalties ! 

Enfin, les recommandations des travaux chinois du département des sciences et technologies de Guandong (en février 2020) ont démontré l'efficacité d'une utilisation précoce et de bons résultats en particulier chez les personnes atteintes de pneumonie virale. 

C’est alors le déclenchement inouï d’attaques sournoises relayées par de nombreux médias internationaux avec pour objectif la mise à l’index de la chloroquine et l'hydroxychloroquine. Certains vieux barons défraîchis de la politique, les roquets de service dont Daniel Cohn-Bendit (qui devrait plutôt faire le ménage devant sa porte) intimant élégamment au professeur de « fermer sa gueule ».

 

Mais c’était sans compter avec la détermination du professeur Didier Raoul à Marseille, et du docteur Vladimir Zelenko à New York et au Brésil, soucieux d’appliquer leur protocole notamment dans le cadre d’un plan santé  sur le thème : «Prévenir les seniors». Un gros mot (seniors)  pour certains et détestables défenseurs d’une santé à géométrie variable. Suivez mon regard !

 

Quant à la décision du président Trump de croquer chaque jour une pilule de chloroquine  –  sur prescription médicale comme l’a toujours préconisé le professeur Raoult … qui n’est pas son médecin  - sans constituer, eu égard la personnalité du président américain, une garantie sinon une référence, elle dénote quand même une marque de confiance envers un traitement qui, s’il suscite la polémique, porte quand même quelques fruits …  n’en déplaise aux pisse-vinaigres de service. 

Uranie : la muse de l'Astronomie (École italienne XVIIIe siècle attribuée à Francesco Trevisani - 1656-1746) 

 

Et, en conclusion, la poétique - et à méditer – réflexion de Jean de La Fontaine arrive tombe à pic si l’on peut oser : 

 

« Corrigez-vous, humains ; que le fruit de mes vers

Soit l’usage réglé des dons de la nature.

Que si l’excès vous jette en ces ferments divers,

Ne vous figurez pas que quelque humeur impure

Se doive avec le sang épuiser dans nos corps ;

Le quina s’offre à vous, usez de ses trésors.

Éternisez mon nom, qu’un jour on puisse dire :

Le chantre de ces bois sut choisir ses sujets ;

Phébus, ami des grands projets ,

Lui prêta son savoir aussi bien que sa lyre.

J’accepte cet augure à mes vers glorieux ;

`Tout concourt à flatter là-dessus mon génie ;

Je les ai mis au jours sous Louis, et les dieux

N’oseraient s’opposer au vouloir d’Uranie. »`

 

Bernard VADON

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #Articles, #J - 2 - B ( Journal )

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :