COVID 19 : NOËL AU BALCON, PÂQUES A LA MAISON …  AVEC « LE JOUR DU SEIGNEUR » LE DIMANCHE MATIN SUR FRANCE 2.

Publié le 2 Avril 2020

le Père Vincent Cabanac,  prêtre de la congrégation des assomptionnistes et directeur du Pèlerinage national de Lourdes et le frère dominicain Thierry Hubert,  producteur de l’émission du "Jour du Seigneur", aux côtés de deux de ses frères.
le Père Vincent Cabanac,  prêtre de la congrégation des assomptionnistes et directeur du Pèlerinage national de Lourdes et le frère dominicain Thierry Hubert,  producteur de l’émission du "Jour du Seigneur", aux côtés de deux de ses frères.

le Père Vincent Cabanac,  prêtre de la congrégation des assomptionnistes et directeur du Pèlerinage national de Lourdes et le frère dominicain Thierry Hubert,  producteur de l’émission du "Jour du Seigneur", aux côtés de deux de ses frères.

Le Comité Français de Radio-Télévision – C.F.R.T – propose, particulièrement chaque dimanche sur France 2, des programmes audiovisuels grand public sous forme de magazines et de documentaires à vocation humaniste et culturelle, inspirés par les principes chrétiens.

Les frères dominicains, initiateurs de  l’émission « Le Jour du Seigneur » ont pour mission, comme ils le précisent,  d’annoncer le message de l’Évangile à la télévision, et de répondre à la quête de sens de ses contemporains.

Parfaitement autonomes, les équipes opérationnelles sont en responsabilité de toute la chaîne de création : éditoriale, production et post-production pour des diffusions à l’antenne, sur les réseaux sociaux sans oublier l’univers digital.

RECORD D’AUDIENCE BATTU ?

Ainsi, en est-il pour la messe dominicale célébrée dans des paroisses sélectionnées auparavant et qui illustre la mission essentiellement  évangélique proposée par les responsables et en particulier leur souci de porter la Parole au plus près des fidèles. Notamment ceux qui ont de graves problèmes de mobilité. Particulièrement les malades mais également ceux qui pour de multiples raisons ne peuvent, le temps d’une célébration, vivre la Présence Réelle en un lieu traditionnellement dédié.  En priorité les églises.   

Et puis il y a les situations particulières qui justifient une action adaptée au contexte lequel, par voie de conséquence, influence considérablement une audience généralement importante. C’est aujourd’hui le cas avec  la dramatique pandémie provoquée par le mystérieux  Covid 19.

Ainsi, lors du quatrième dimanche de carême, plus d’un million de téléspectateurs (1,4 million)  ont suivi la messe célébrée dans le décor du studio de la production aménagé pour la circonstance et dans le strict respect des gestes barrières pour empêcher la propagation du virus avec une restriction maximale des équipes techniques et liturgiques. 

Dans les mêmes conditions, le Cinquième dimanche de carême précédant, dimanche dernier, celui des Rameaux (dimanche prochain) avant la célébration de la liturgie pascale, le 12 avril prochain.

Dimanche prochain, en prélude à la Semaine Sainte, la solennité des Rameaux sera présidée par Monseigneur Patrick Chauvet, recteur- archiprêtre de la cathédrale Notre Dame de Paris ravagée par un incendie le 15 avril 2019. Le Père Chauvet devra s’accommoder de ce cadre certes spartiate sinon monacal par la gravité du rite mais nul doute que des records d’audience seront à nouveau battus.

Pour le frère dominicain Thierry Hubert,  producteur de l’émission du Jour du Seigneur, entouré de ses frères de la communauté des dominicains à Paris composant la Schola qui anime avec infiniment de recueillement et de talent chacun des offices, c’est un nouveau défi missionnaire dans un contexte inhabituel et nourri d’émotion.

SA PETITE VOIE

Dimanche dernier, le Père Vincent Cabanac,  prêtre de la congrégation des assomptionnistes et directeur du Pèlerinage national de Lourdes, a célébré l’office et prononcé l’homélie avec une belle référence à l’évangile du jour et surtout à ce texte plein de tristesse et d’espoir relatant  la mort et la résurrection de Lazare. Peut-être l’une des rares fois sinon la seule où le christ a pleuré. Une émotion exprimée par le Père Cabanac : 

« Je me souviens du visage d’une belle et vieille dame, de plus de 90 ans, dont la vie pourtant fut éprouvée dès sa jeunesse. Un an après son mariage, elle donna naissance à son premier enfant, une fille, nommée, Marie-France. Tout à la joie de prendre soin du bébé, elle le vit tomber malade et mourir à 6 mois. La tristesse des nouveaux parents fut immense de porter en terre leur premier née. Ce n’était pas sa destinée. Peu de temps après les funérailles, la jeune mère décida de planter un rosier à côté du caveau de granit gris. Dans le cimetière, la froideur des pierres tombales s’atténuait parfois grâce à quelques bouquets déposés. Mais rarement, avant ce rosier-là, il y avait l’apparition de fleurs poussant entre les tombes.

Ici, par la volonté d’une mère endeuillée, peu à peu, le rosier pris racine, poussa et fleurit, tellement qu’il fallait le couper. A chaque saison et en abondance, il s’ornait de maintes roses dont la beauté et le parfum venaient embellir et embaumer le cimetière. Ce lieu de mort laissait poindre et jaillir une manifestation de la vie. La jeune maman dépassa l’épreuve du deuil, elle donna naissance à six autres enfants. Sa vie s’écoula non sans peine mais aussi avec beaucoup de joie. Comme sur le rosier, il y eut des épines et de magnifiques fleurs qui marquèrent son existence. (…) Cette vieille dame, au beau visage, qui fût ma mère, m’a fait comprendre son désir d’affirmer que la vie est plus forte que la mort. » 

Sombre retour à la réalité avec le Père Cabanac :

« Alors que nous sommes confinés chez nous, seul ou en famille, dans nos résidences et maisons de séjour, dans nos hôpitaux, alors que la maladie nous affecte, que le deuil nous touche et nous peine Alors que nous subissons la diffusion d’un virus, Comme Marthe et Marie, nous nous tournons vers Jésus pour demander la guérison et la protection de ceux qui nous sont chers.

Sainte Thérèse de Lisieux, elle, nous propose un chemin, ce qu’elle appelle sa « petite voie » : « Jésus, Je n’ai d’autre moyen de te prouver mon amour, que de jeter des fleurs, c’est-à-dire de ne laisser échapper aucun petit sacrifice, aucun regard, aucune parole, de profiter de toutes les plus petites choses et de les faire par amour… »

"Dans la proximité que nous vivons ou malgré l’éloignement imposé, revenant à l’essentiel par un geste simple, une prière continue, une parole de réconfort, nous pouvons dire au Christ notre foi en la résurrection, en la vie plus forte que la mort.

"De la sorte, notre monde s’embellira continuellement de toutes les fleurs de l’amour en famille, de relations humaines apaisées, de considération envers les plus faibles. Oui, avec foi et charité osons planter autour de nous des rosiers d’espérance. »

Bernard VADON

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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