COVID 19 : QUAND L’IRRESPONSABILITÉ ET L’IMPRÉVOYANCE S’INVITENT AU DÉBAT !

Publié le 16 Mars 2020

Après l'aéroport de Marrakech à ce jour encore encombré ceux des États-Unis n'ont pas été mieux lotis sans parler des marchés dominicaux dont celui d'Aligne dans le 12ème arrondissement de Paris. Cherchez l'erreur.
Après l'aéroport de Marrakech à ce jour encore encombré ceux des États-Unis n'ont pas été mieux lotis sans parler des marchés dominicaux dont celui d'Aligne dans le 12ème arrondissement de Paris. Cherchez l'erreur.

Après l'aéroport de Marrakech à ce jour encore encombré ceux des États-Unis n'ont pas été mieux lotis sans parler des marchés dominicaux dont celui d'Aligne dans le 12ème arrondissement de Paris. Cherchez l'erreur.

 

Si l’on en croit l’adage, prévenir c’est guérir, et conformément au verbe transitif qui s’y rattache, à savoir d’aller au-devant d’un besoin et plus précisément encore d’empêcher par précaution un mal, nos grands experts réunis pour un pompeux conseil de défense élyséen par un chef d’État en mal de décision, ont quasiment tout faux.

En tout cas, si l’on en juge par les événements : une élection inappropriée, des fermetures d’établissements commerciaux et scolaires, le confinement brutal des populations, les consulats assiégés et la cascade des griefs souvent justifiés qui en résultèrent. Ne parlons pas des citoyens par centaines involontairement pris en otages  dans un pays, ami certes mais étranger, obligés parfois – on ne les excuse pas mais on peut les comprendre – à hausser le ton et presque à en venir aux mains.  Intolérable et inadmissible situation dont la responsabilité incombe aux gouvernants dépassés par l’événement. Ne parlons pas de l’Europe aux abonnés absents et de ce grave manque de coordination entre les États partisans du chacun pour soi.

 A quand une véritable et surtout efficiente O.M.S. ?

 

GOUVERNER C’EST PRÉVOIR

En effet, au-delà des mesures de précautions sanitaires que nul ne contestera et qui ne demandaient pas de compétences exceptionnelles sinon un soupçon de jugeote, les conséquences de la soudaine décision du gouvernement de confiner les français de manière pour le moins imprévisible et péremptoire, a brutalement généré l’angoisse de lendemains économiquement préoccupants. Avec en prime l’incohérence et les contradictions qu’on imagine aisément. 

Sans compter avec l’adaptation à un mode de vie inhabituel. 

Quant aux professionnels de la restauration, s’ils sont en première ligne pour essuyer les plâtres, les actifs, dans tous les secteurs de l’économie et du fonctionnement social, auront prochainement leur part de soucis à venir dans le défi lancé pour tenter d’éradiquer ce cher, intelligent et diabolique virus. Celui-ci poursuivant sa course par-delà les frontières avec une agilité déconcertante. Ne se privant pas d’un magistral pied de nez à ces imbéciles qui nous gouvernent, dotés, pour quelques-uns, d’une rare impéritie. 

Depuis le mois de décembre dernier, les États avaient pourtant connaissance des premiers ravages causés par ce redoutable Covid 19 et des conséquences dramatiques sur les populations.  En Chine et en Italie, en particulier.

Qui a dit que gouverner c’était d’abord et surtout prévoir ?

 

ON PEUT RÊVER

Au siècle d’une hydre numérique de plus en plus présente et envahissante pour ce qui est de l’information, on peut quand même s’interroger sur ce manque de prise de conscience sinon sur cette cécité manifeste. Pour ne pas dire irresponsabilité et imprévoyance.

Car, saluer le personnel médical et souligner son dévouement, c’est bien.

En revanche, oublier que ce même personnel, il y a quelques jours encore, battait le pavé pour réclamer leurs droits et surtout des conditions de travail décentes et du matériel médical fonctionnel en somme « up to date ». C’est moins bien.

Tout comme ces masques et autres précieux appareils respiratoires attendus en vain et dont l’absence risque de favoriser la discrimination en fonction de la gravité de l’état des malades et plus grave, de leur âge. C’est proprement révoltant et scandaleux. 

Quant aux élections municipales françaises la raison – insistons là encore – n’imposait-elle pas de les reporter purement et simplement ?  

 

Aujourd’hui, la planète tourne au ralenti. Cherchez l’erreur.

Et rares sont les individus qui ne soient pas, d’une manière ou d’une autre, physiquement ou moralement, impactés par l’actuelle pandémie qui porte un coup sérieux à une certaine manière de vivre et surtout de consommer.

Tant il est établi que rien n’est finalement important en ce bas monde et que demain sera un autre jour. 

On peut rêver ! Au moins le temps nécessaire pour avaler et surtout digérer cette amère pilule, véritable cyclone de folie, remous d’Apocalypse ou encore tumulte biblique, comme le chantait Gilbert Bécaud.

 

UN SIGNE ?

Le temps est peut-être venu, sur les traces de Philippe Meyer, de considérer « le marketing comme autre chose qu’une sorte de sociologie vénale et d’ethnologie de bazar dont le but est de savoir de quoi vous n’avez pas besoin et que l’on pourrait quand même vous vendre »  … de préférence à n’importe quel prix !  

 

Le dérèglement tous azimuts - des valeurs au climat en passant par l’appétence indécente de certains nantis pour le pouvoir et l’argent - est-il un signe venu

d’ailleurs ?

 

En tout cas, pour le catholique pratiquant que je suis, le traditionnel « Jour du Seigneur » et singulièrement la messe retransmise en ce premier dimanche de confinement, depuis le banal et anonyme studio de la production, ajoutaient à la gravité de l’instant. 

Le Frère dominicain Thierry Hubert, producteur de l’émission « Le Jour du Seigneur » au sein du C.F.R.T, concélébrait avec trois autres frères dominicains animant par ailleurs avec de beaux et simples chants polyphoniques, cet office d’une extrême mais puissante sobriété. 

Le Père Frédéric Ozanne, prêtre ouvrier à la Mission de France, prononçant quant à lui une homélie émouvante et en connexion, par les textes du jour, avec le temps présent :  

« Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te parle.

Que nos lieux d’épreuve ne deviennent pas lieux de doute. »

 

Quant à moi, je retiendrai de ce moment intense, dans l’œil de ce cyclone inquiétant, cette précieuse invocation :

« Je parlerai à ton cœur »

 

Bernard VADON

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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