Avec le docteur plasticien Valter Dos Santos : Autant en emporte le temps ou quand la chirurgie plastique et réparatrice redonne à la matière sa synergie quantique.  

Publié le 25 Octobre 2019

 

 

 

Avec le docteur plasticien Valter Dos Santos :

Autant en emporte le temps ou quand la chirurgie plastique et réparatrice redonne à la matière sa synergie quantique.  

 

 

 

Porte de l’Amazonie, Belém symbolise en soi le caractère sacré de cette région transfigurée par une étrange et inhabituelle lumière que  Johan Goethe, par sa théorie des couleurs et non sans autorité, assimilait, dans le genre, à un  incontestable rayonnement universel, voire un mélange d’ombre et de lumière.

Pour prendre la mesure de l’influence que cette théorie a exercé à distance sur d’autres cultures certains analystes n’ont pas hésité à s’en référer à une sorte de dialogue imaginaire avec la littérature moderniste du Brésil qui doit son nom à une matière première, le braxil. Une appellation dérivée de l’anglais, et désignant aussi un arbre contenant un pigment rouge précisément incarné dans le bois de brésil, ou encore joliment nommé bois de sappan, utilisé dans la fabrication de la couleur.

Certains lieux communs, voire des clichés littéraires ont envahis par ailleurs et toujours dans la même démarche, les textes du naturaliste von Martius, Conseiller intime de S.M le roi de Bavière et qui, pour sa part, décrit méticuleusement les vingt-quatre heures d’une journée complète, en particulier le lever du soleil, depuis la terrasse de sa maison à Pará, dans l’embouchure de l’Amazone. Fascinant. 

Manifestement un autre monde. Celui où l’énergie quantique se substitue quasi naturellement  à la matière. Cette dernière n’étant au fond qu’un prétexte à la promotion de l’esthétique que l’on retrouve chez les auteurs brésiliens et partant, nous en jugerons, chez les chirurgiens plasticiens.

Illustration : 

« Sous le ciel plombé, un cargo glisse pesamment. Les tapis flottants de jacinthes d’eau dansent à son passage et, sur le liseré vert des berges, les maisons de bois et de tôle se juchent sur des plates-formes, flottantes elles aussi – ou plus haut, sur des pilotis, à l’abri des crues. Tout, ici, ramène au fleuve, les pirogues scolaires, les bateaux-ambulances, les stations-service, les dispensaires et les bouis-bouis pieds dans l’eau. En amont de Manaus, le parc de Janauari exhibe ses caïmans et ses Victoria amazonica, ces incroyables nénuphars aux feuilles de trois mètres de diamètre alors qu’un hôte sous-marin facétieux, le dauphin de l’amazone, exhibe tour à tour son ventre rose et son dos gris, son bec fin et ses minuscules yeux noirs, pétillants et malicieux. »

En ce lieu mystérieux, on pourrait dire sacré - nous y venons -  s’exprime, dans toute sa plénitude, la théorie du chirurgien plasticien selon Ivo Pitanguy, l’un des maîtres incontestés de la discipline et dont le docteur Valter Dos Santos fut un élève brillant et particulièrement respecté sinon préféré. (1) 

Ce dernier, entré en chirurgie un peu comme on entre en religion, s’est notamment distingué en associant la technique de la chirurgie brésilienne et le perfectionnement de la chirurgie plastique française. Un cheminement réussi en bord de Méditerranée, entre Nice et Menton. 

L’art – car s’en est un – consistant à établir une complicité créative  entre le cerveau et les mains.

Explication :

 

« Les mains sont l´instrument primordial du cerveau. Ce dernier pense,  elles exécutent. La main ne décide rien, elle suit. La médecine est un art appliqué, ce n´est pas quelque chose de normatif. C´est la créativité permanente, c´est aussi le bon sens. Il n´y a pas d´habilité, la main est l´instrument du cerveau. D´où l´importance de l´intellect. » rappelle le docteur Valter Dos Dantos.

 

Le professeur Ivo Pitanguy et le docteur Valter Dos Santos : une subtile alchimie …

DU BEAU MONDE

Alors, dans cette alchimie subtile s’impose un autre et ô combien prestigieux auteur brésilien, Milton Hatoum, natif de Manaus, surnommé le Flaubert brésilien. De quoi me séduire plus encore lorsque ce dernier estime que Proust est plus important qu’Homère et que précisément, toujours selon lui,  Flaubert auquel on l’associe, est un immense écrivain, un maître du détail dont il a traduit trois contes avec l’aide du marocain Samuel Titan lequel a travaillé six années sur le texte de « L’éducation sentimentale ».

Du beau monde à n’en pas douter.

Le docteur Valter Dos Santos est de cette génération très inspirée de celle d’un  Joao Guimaraes Rosa riche de ce don d’ubiquité qui les fait, comme lui, se retrouver dans cette phrase aussi belle qu’énigmatique :

"Je suis d'où je suis né. Je suis d'ailleurs."

 

Le chamanisme est perceptible dans cette quête secrète mais finalement bien réelle dont Platon faisait la démonstration en expliquant, pour sa part et avec quelle élégance dans l’expression philosophique, la théorie du passage des beaux corps aux belles âmes pour parvenir, à terme, à la contemplation de la beauté en soi.

Car être beau - et la chirurgie plastique y contribue d’une certaine manière et en certaines circonstances - c’est en fin de compte se rapprocher d’un idéal, en d’autres termes, c’est assimiler la beauté à la perfection esthétique. 

Une authentique profession de foi sinon plus prosaïquement, feuille de route, dont pourrait se réclamer Valter dos Santos, élève choisi et disciple envié précisément par Ivo Pitanguy. Celui que l’on surnommait aussi « le Michel Ange du scalpel » et qui eut le privilège de se voir confier les espérances esthétiques de Sophia Loren et de Gina Lollobrigida ou encore de Claudia Cardinale, Candice Bergen, et de la duchesse de Windsor mais aussi de Marc Chagall, Marisa Berenson, Franck Sinatra, Jackie Onassis et Farah Diba Palhavi jusqu’à François Mitterrand, et bien d’autres riches connus et inconnus qu’il recevait, en tout cas pour certains d’entre eux,  sur son île privée :  « Ilha dos Porcos Grande ».

Des rencontres quasi symboliquement accompagnées, délicate attention, de la mythique caïpirinha, cocktail brésilien traditionnel et populaire à base de cachaça, de sucre et de citron vert. Autrement dit en langage local :   « sua saùde ! »

Voilà pour la « people mania ».

 

VOYAGE IMAGINAIRE

 

Retour sur les igarapés, ces affluents du fleuve-mer Amazone né des eaux mêlées du sombre rio Negro et du boueux rio Solimoes sur lesquelles des pirogues se balancent mollement alors que sur le ponton graisseux quelques hommes jouent aux dominos dans une ambiance sonore émanant de la vieille ville proche.

 

Souvenir littéraire d’un voyage imaginaire : 

« L'air chaud l'étouffe, la torpeur l'assoupit. Il sent sur sa peau le souffle du vent humide qui frôle son hamac. Plus tard, il guette les ombres qui s'allongent dans le soir. Il respire les relents de poussière et de moisi, les parfums d'huile chaude et de bois vert et la forte odeur du hachis de tortue cuisant dans sa graisse. Lorsque tombe la pluie épaisse, il perd de vue les îles du fleuve, derrière l'horizon des arbres, infini. »

 

Comme ses compatriotes amazoniens Dalcidio Jurandir hier, ou Marcio Souza aujourd'hui, Milton Hatoum déteste le regard stéréotypé porté sur sa région, vue comme un pays sauvage en marge de l'Histoire : 

 

"Manaus est une fille de l'Europe avec laquelle elle a toujours maintenu des liens très étroits. Quant à l'Amazonie, c'est le contraire d'un paradis perdu. La forêt, c'est très dur, et il vaut mieux la regarder de loin." 

« Les Brésiliens ont une vision aussi exotique que les autres. L'Amazonie symbolise, à leurs yeux, un lieu d'utopie, l'ultime frontière d’un rêve national de souveraineté" explique au bord d’une émotion contenue Milton Hatoum.

 

Une chimère qu'il s'emploie, comme bon nombre de ses compatriotes, à démystifier. 

Jusqu’à dénoncer  le concept trompeur et réducteur actuel sinon la contre-vérité consistant à comparer l'Amazonie à un "poumon" qui produit "20% de l'oxygène" que nous respirons alors que le véritable "poumon de la planète", seraient plutôt les océans. 

Néanmoins, l'Amazonie est, en revanche, d'une importance capitale pour la biodiversité et la régulation du climat du continent américain.

 

Des détails importants dans le contexte actuel où les politiques auraient plutôt tendance, à des fins bassement commerciales et démagogiques, à tout mélanger sinon et tout bonnement à mentir.

 

Aussi, pour le docteur Valter Dos Santos, évoquer cette question d’actualité n’est pas hors sujet. Elle rejoindrait plutôt et en divers points l’éthique de ces « chercheurs » de beauté que sont les plasticiens estimant :

 

« La beauté n'est pas simplement une qualité de l'objet, mais elle peut qualifier la valeur morale de l'âme d'un individu qui aime ou fait de belles choses. Cette beauté de l'âme consistera en la contemplation des plus belles choses qui soient et en l'accomplissement des plus belles œuvres dont elle est capable. Les gens n'ont pas recours à la chirurgie esthétique pour être plus séduisants, ils le font pour améliorer leur propre sentiment par rapport à leur apparence"  

Parce que cette ville mythique, à la fois une chance et une fatalité, est celle de l’éternel retour, le pan de mémoire où chacun peut recomposer son existence, elle incarne aussi la défaite face au temps qui passe et les désirs irrémédiablement vaincus.Manaus est le nom d’espoirs qui naissent et vont mourir dans les vapeurs d’alcool, de sueur – parfois de mambo –, et de rêves qui s’abîment dans les eaux noires et limoneuses du rio Negro.

ENLEVER LE MASQUE

Retour à la déontologie professionnelle :

"Pendant la période de consultation, vous devez vous assurer que la chirurgie va conduire au bonheur et que les attentes du patient sont bien en adéquation avec ce que vous allez faire."

Bon nombre de patients optent pour des procédures "discrètes" et ont tendance à ne pas en parler à leurs maris, mères ou amis. La majorité d'entre eux choisissent de préférence une chirurgie de rajeunissement consistant à réduire les signes de l'âge, ou, pour reprendre les mots du chirurgien, enlever le masque : 

«Ainsi, le visage des femmes a tendance à vieillir plus rapidement que celui des hommes parce que les tissus sont plus fins. Ce qui explique en partie pourquoi tant de patients sont des femmes. » 

Et le praticien de préciser que beaucoup de patients viennent à lui avec un visage qu'ils ne reconnaissent plus, après que des événements traumatisants comme un divorce, un deuil, ou même une maladie, aient laissé des traces :

" La somme dépensée pour retrouver sa confiance en soi est importante, mais cette dernière joue un rôle fondamental dans nos interactions avec les autres et avec le monde."

En d’autres termes, la luminosité s’impose comme la domination essentielle des impressions subjectives et des mesures objectives quant à la force d’une perception visuelles de la lumière visible, autrement dit de  « l’enfer lumière » ou encore de « l’éclairement d’un corps céleste ». 

Cette même luminosité qui éclaire d’une lueur toute singulière ceux qui ont choisi, pas toujours aussi facilement qu’on pourrait le croire, de rectifier, sur leur visages notamment, les déviances sinon les exubérances de la nature et qui la découvrent lorsque dans le bloc opératoire la lumière naturelle reprend ses droits.  

Le docteur Valter Dos Santos dans le silence du bloc opératoire : « Enlever le masque ! »

Enfin, deux fois par an – lorsqu’il n’opère pas à Lisbonne ou au Brésil entre de courts temps de repos dans sa maison brésilienne en forêt au bord d’un lac privé ou en France dans le Sud-Ouest -   le docteur Valter Dos Santos affrète un bateau sur l’ Amazone pour aller soigner ou réparer gratuitement les malformations diverses des indigènes dans les  tribus installées au bord du fleuve. 

Tout simplement, au-delà de tout dogmatisme moral, et surtout à l’exemple du naturaliste et humaniste von Martius pour qui la flore amazonienne n’avait pas de secrets et qui disait : 

« La meilleure part de nous est celle qui vit dans le cœur des autres. »

 

Bernard Vadon

 

(1) Le docteur Valter Dos Santos,  est natif de Icoaraci. Il a obtenu, en 1983, son diplôme de médecin à la faculté de l'État de Pará  au Nord du Brésil avant de se spécialiser dans la chirurgie plastique.

Après sa formation, il fut invité à développer un service de chirurgie esthétique dans la ville de Menton, dans le sud de la France aux côtés du professeur Christian Emellina.

Il y exercera 12 ans tout en associant la technique de la chirurgie plastique brésilienne au perfectionnement de la chirurgie plastique française. 

Il est par ailleurs initiateur, dans la principauté de Monaco, du Congrès mondial de chirurgie plastique et réparatrice. Un événement qui réunit chaque deux ans les plus éminents représentants de la spécialité et au terme desquels est décerné le scalpel d’or.

« Le scalpel d’or », l’Oscar convoité décerné au terme d’un congrès international réunissant dans la principauté de Monaco les plus éminents chirurgiens.

 

 

Dans le droit fil de son maître Ivo Pitanguy, fondateur notamment  à Rio du  service des grands brûlés à l’hôpital des urgences, ainsi que du premier service de chirurgie des mains, et de chirurgie réparatrice de la Santa Casa da Misericordia (la plus ancienne institution caritative au Brésil) où ils opéraient la population pauvre grâce à l’apport des patients fortunés.

Il  a également participé à la mise au point de techniques de réduction et d’augmentation de la glande mammaire mais aussi de méthodes s’appliquant à la face, au  nez et au contour corporel. 

Sans oublier son implication dans l´École de Chirurgie Plastique, la plus importante dans le monde avec plus de 500 étudiants et 4.000 visiteurs.

CONTACTS  vsestetic@gmail.com
                           www.vscirurgiaplastica.com
                            www.smdrecpe.com

 


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