LOURDES  LE PAPE FRANCOIS LANCE UN PAVE DANS LE GAVE DE PAU ! Recommandation aux prélats nommés : donnez-leur un cœur et un esprit nouveaux. 

Publié le 14 Septembre 2019

"J'ai vu une foule immense ..." (Apocalypse, versets 9 à 17)  et deux nouveaux prélats "ad nutum Sanctae Sedis" : au doigt et à l'oeil, comme pourrait dire, non sans cet humour qu'on lui connait, Notre Saint Père!
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"J'ai vu une foule immense ..." (Apocalypse, versets 9 à 17) et deux nouveaux prélats "ad nutum Sanctae Sedis" : au doigt et à l'oeil, comme pourrait dire, non sans cet humour qu'on lui connait, Notre Saint Père!

  « Ô profondeur de la richesse et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont impénétrables et ses voies incompréhensibles.  »peut-on lire dans une épitre de Saint Paul aux Romains (11,33)

Et le psaume 1349 de lui faire écho en filigrane  de l’histoire de Thaïs et de celle des pères du désert :

« Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables ! »

Clap de fin … ou de recommencement.

En tout cas, je ne sais pas si Dieu reconnaitra les siens mais les voies du Seigneur sont assurément impénétrables et bien malin qui parviendra à percer ce mystère.

Les bergères de Domrémy-la-Pucelle et de Lourdes, à quelques siècles d’intervalle, ont en commun vécu ce ressenti de l’Ailleurs qui a fait d’elles des êtres d’exception justement guidés  par « l’impénétrable » et « l’incompréhensible » , selon Saint Paul.

L’ESPRIT DE LOURDES

Je pense à cet ami écrivain, dont je tairai le nom qui a, de façon mystérieuse « échangé » avec Marie, devant cette Grotte promise à une notoriété inouïe. Il a émis un vœu discret mais fort comme en font des millions de pèlerins pour être finalement exhaussé. Depuis, il s’est installé à quelques kilomètres de Lourdes et lors de ses séjours dans la cité mariale, la nuit venue, il vient prier à la Grotte. Poignant.

Six mois par an passés dans l’ombre apaisante du sanctuaire dont, chaque nuit, je peux, depuis la fenêtre de mon bureau, apercevoir le signal lumineux du Pic du Jer, contribuent à cette immersion particulière sur cette terre béarnaise choisie par la Vierge Marie pour transmettre son message de paix universelle .

Oui, les Voies du Seigneur sont manifestement  impénétrables comme ce souffle qui au demeurant n’a rien de tellement saint qui vient  tout récemment de bouleverser «  l’establishement » du sanctuaire marial. Une remise en question de ce qui selon le pape François n’est plus tout à fait  « l’esprit de Lourdes »

Pourtant, c’est bien sur la foi de la merveilleuse et touchante Bernadette que la famille Soubirous et consorts ont construit leur fortune hôtelière ainsi que d’autres familles locales pour hisser, dans cette activité d’accueil,  la ville des « apparitions » à la deuxième place hôtelière après Paris. Ainsi, la notion de business, sinon de capitalisme, n’a pas épargné ce qui n’était à l’origine qu’une modeste et inconnue grosse bourgade nichée en ce lieu, particulièrement inhospitalier l’hiver venu, au pied de ces magnifiques Pyrénées traversées par le Gave de Pau, affluent du fleuve Adour, parfois  impétueux et qui en 2012 et 2018, a causé de catastrophiques inondations. Nous en avions été les témoins parmi d’autres.

Ainsi,  chaque fois, Lourdes a été sauvée des eaux comme dans le livre de l’Exode relatant le fabuleux destin de Moïse ( autrement dit « -sauvé des eaux » ) après qu’il ait été recueilli et ainsi nommé par la fille du Pharaon. Moïse, fils d’Hébreux, prince d’Égypte et finalement libérateur d’Israël.    

Qu’importe le flacon ( d’eau de cette source à laquelle il faut simplement aller se laver selon le conseil de la Vierge Marie) pourvu qu’on ait l’ivresse. L’eau symbole de purification et de vie par excellence. Sans eau, point de salut !

DÉCISION INATTENDUE

Alors même que celui qui demain ne sera plus qu’un ancien recteur – le Père André Cabes, homme de foi et de terrain  – nourrissait le dessein d’assimiler Lourdes à un véritable « pèlerinage spirituel », le pape François vient de lui voler un peu la vedette en souhaitant à son tour que la vocation spirituelle du célèbre sanctuaire français, selon lui, négligée ces dernières années au profit de la gestion financière, soit réaffirmée. 

Dans la foulée et aussi à la surprise générale, le souverain pontife a nommé de façon inattendue un délégué pontificalavec pour mission justement de « réaffirmer la vocation spirituelle du célèbre sanctuaire français négligée ces dernières années au profit de la gestion financière. »(sic)

Nul doute que sur l’assurance de doléances secrètes Mgr Fisichella, actuel président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, avait, ces derniers mois,  rempli une mission d’information à Lourdes.

C’est donc bien d’une reprise en mains qu’il s’agit. 

Pourtant, après des années de grande précarité, c’est grâce, en 2017, à une sérieuse remise en cause de la gestion du sanctuaire par Guillaume de Vuilpan, un ancien cadre de Renault, appelé à la rescousse, que le sanctuaire, après des années passées, c’est bien le cas de le dire, sous les eaux, (on parle de quelques 10 millions d’euros de déficit) a retrouvé une santé financière au point d’afficher un compte d’exploitation positif estimé à ce jour à 200.000 euros ! 

Qui dit mieux en si peu de temps ?

Un résultat certainement obtenu au prix d’une grande rigueur et de sacrifices imposés à certains mais aussi d’une chasse au gaspillage tout en remodelant intelligemment la structure d’accueil et en privilégiant un meilleur confort du pèlerin. 

Des chiffres qui font suite à la réduction de la masse salariale (-9%) et des dépenses de fonctionnement (-15%) ainsi que d’une augmentation de la fréquentation en 2018 avec 1,2 million de visiteurs, dont la moitié en pèlerinages organisés.

Par ailleurs, l’augmentation des recettes de l’ordre de 1,2 million d'euros, avec le doublement, de 1 à 2 euros, de la contribution des participants aux pèlerinages et la création de nouveaux produits comme les "chapelles de lumière" près de la Grotte, sans oublier le réaménagement des fontaines et des piscines, le renforcement des ponts enjambant le Gave, les judicieuses plantations au feuillage persistant. Un petit bémol concerne les nouveaux horodateurs compliqués d’utilisation sans compter l’allongement des temps de stationnement et l’augmentation des tarifs. Avec sans aucun doute l'aval de la municipalité lourdaise.  On objectera l’intérêt de faciliter, comme disent les anglais, le « turn-over ». 

Certes, mais l’idée n’est pas géniale.

En revanche, absence de trottoir de sécurité côté inverse au stationnement.

Résultat pratique : l’encouragement au stationnement sauvage alentour :

« Nous sommes une économie de dons mais il n’y a pas de sanctuaire d’avenir sans retour à l’équilibre de nos finances. Au-delà de l’assainissement budgétaire, nous avons aussi travaillé sur les produits autour de trois axes : devenir un sanctuaire proposant, transformer les hébergements en activités pastorales et proposer une offre digitale" se justifiait récemment le directeur financier du sanctuaire. 

DEVOTION POPULAIRE

Quant au pape François, dans sa feuille de route (adressée à l’évêque auxiliaire de Lille, Monseigneur Antoine Hérouard évêque apostolique au titre de délégué pontifical du sanctuaire de Lourdes “ad nutum Sanctae Sedis” (c’est-à-dire à disposition du Saint-Siège) ,  il souhaite que le primat spirituel n’entre pas dans la tentation de trop souligner les aspects liés à la gestion et aux finances. 

Il y a 2 ans, ce dicastère avait déjà reçu du Pape la charge de valoriser en priorité la pastorale des sanctuaires : 

« Cette dévotion populaire, propre aux sanctuaires doit être encore promue"assure à nouveau le Souverain Pontife.

Précisons que le diocèse de Tarbes et Lourdes reste toutefois confié à Mgr Nicolas Jean-René Brouwet  son actuel titulaire.

Le site d'information du Saint-Siège confirme que le pape a adressé une lettre personnelle à Mgr Antoine Hérouard dans laquelle il affirme son espoir de voir les sanctuaires mariaux, comme Lourdes, devenir plus encore des lieux de prière et de témoignage chrétien correspondant aux exigences du peuple de Dieu. 

Cette même lettre révèle que Mgr Rino Fisichella, actuel président du Conseil pontifical pour la Nouvelle évangélisation, avait bien et récemment conduit une mission de reconnaissance à Lourdes :

"A la suite des vérifications effectuées par Mgr Fisichella, je désire comprendre quelles formes ultérieures le sanctuaire de Lourdes peut adopter, outre les multiples formes déjà existantes. » confie le pape François.

LES RICHESSES DE L’ESPRIT SAINT

Dans son exhortation apostolique «Evangelii Gaudium», le Pape, fidèle à son éthique spirituelle et sociale, avait déjà écrit :

« C’est dans la piété populaire que l’on peut comprendre comment la foi reçue s’est incarnée dans une culture et continue à se transmettre»

François citait à ce propos le document d’Aparecida rappelant les conclusions de la réunion de l’épiscopat d’Amérique latine qui s’est tenue dans le plus grand sanctuaire marial du Brésil et qui s'était penché sur  « les richesses que l’Esprit Saint déploie dans la piété populaire avec ses initiatives gratuites». 

Il affirme encore à cette occasion :

 « Le fait de marcher ensemble vers les sanctuaires, et de participer à d’autres manifestations de la piété populaire, en amenant aussi les enfants ou en invitant d’autres personnes, est en soi un acte d’évangélisation. Ne contraignons pas et ne prétendons pas contrôler cette force missionnaire 

D’aucuns vont quand même jusqu’à percevoir dans ce remue-ménage profond des règlements de compte et une mise en surveillance du sanctuaire.

D’autant que dans la foulée,  Mgr Antoine Hérouard a nommé, à compter du mois d’octobre  2019, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas - porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF) - Recteur du sanctuaire de Lourdes en remplacement du Père André Cabes.

Exit donc ce dernier qui après avoir été remercié pour ses quatre années de service au sanctuaire, considérait il n’ y a pas si longtemps  que le sanctuaire devait sans cesse se réinventer notamment face au changement de sa fréquentation "dans un monde éclaté" où " la France rurale catholique a complètement fondu" : 

"Alors que les gens ne savent plus où est la grotte et surtout ce qu’elle représente, le sanctuaire proposait "un chemin du pèlerin" pour baliser leur parcours.» expliquait-il en substance.

Le sanctuaire tablait aussi sur l'effet de "l'année Bernadette" avec, en particulier, la représentation, à l’Espace Robert Hossein, d'une comédie musicale sur la vie de la petite bergère qui a rassemblé plus de 50.000 spectateurs. 

Au total, le sanctuaire accueillerait donc, en réalité, 3 millions de visiteurs par an dont 1.200.000 personnes considérées comme pèlerins. 

Plus précisément encore, une hausse de 25% de fréquentation, le 15 août dernier, a été enregistrée par rapport à l’année précédente. Une augmentation qui pourrait aussi s’expliquer, selon la direction de la communication du sanctuaire,  par le spectacle "Bernadette de Lourdes" joué dans la ville mariale et par la sortie, en mai dernier, du bouleversant  film sur la ferveur des pèlerins intitulé simplement "Lourdes" réalisé par Thierry Demaizière et Alban Teulai  présenté à l’époque sur ce même blog où on peut toujours le découvrir. 

 

PELERINAGE SPIRITUEL

Le Père André Cabes déclarait lors de sa prise de fonction :

« Si je devais formuler un projet, ce serait que nous redevenions contemporains des Apparitions, et être saisis de la même surprise que celle de Bernadette. Dieu veut faire apparaître le cœur, et c’est ce qu’il a fait quand il a posé son regard sur Bernadette. Il nous faut désensabler la source, retrouver le cœur même d’où elle jaillit. Jésus est né il y a 2000 ans, mais Il est devant. Bernadette aussi nous attend devant. »

La notion d’itinéraire est essentielle et il nous faut redevenir contemporains des Apparitions » recommandait le Père Cabes qui a toujours salué la simplicité du Pape François lequel, par préférence, se déplace là où les gens souffrent. 

Il sait à ce sujet combien un pèlerinage en France, plus particulièrement à Lourdes, répond à une attente des fidèles, notamment sur le plan spirituel.

Le message est lancé. 

A quand, Sainteté, votre visite pastorale à la Grotte de Massabielle ?

D’aucuns, dont nous sommes, s’en réjouiraient.

 

TENDRESSE DE DIEU

En guise de conclusion, nous rappellerons les quelques mots que le Père Cabes a écrit dans son beau livre : "Lourdes, un pèlerinage spirituel".

 

« La véritable parole des prédicateurs de la religion chrétienne est le témoignage de leur vie. A Lourdes, ils sont rappelés à cette mission essentielle par la personne de Bernadette, dont le témoignage imprévu et fidèle est un modèle de prédication missionnaire. Elle est promue messagère pour les messagers de l’Évangile et montre ainsi que la religion des prêtres ne peut se passer du témoignage des prophètes : toute prêtre est appelé à être prophète et à garder la tradition dans sa fidélité à la source qui veut jaillir aujourd’hui. Mais personne ne s’investit lui-même comme prophète. Le prophète parle pour un autre dont il est la voix. Le prêtre est rappelé à cette docilité essentielle à l’égard de l’Initiateur du pèlerinage. A Lourdes, la situation qui lui est faite souvent le renvoie à cette attitude dépouillante et difficile. Le pénitent qui entre au confessionnal ne connaît pas la personne avec qui il va faire le point de sa vie devant Dieu. Le prêtre est le signe de la communauté des hommes en qui Dieu manifeste son amour et son pardon. Celui-ci est reçu  dans une relation de personne à personne, mais la vérité des personnes est connue seulement, et pour l’instant cachée, en Dieu. Bernadette ne réalisait pas bien la portée des paroles qu’elle transmettait, mais peu à peu toute sa vie en a été le reflet : elle est advenue à la vérité de son être en jouant simplement le rôle de la messagère d’un Autre. » 

Et il ajoute plus loin : 

 

« La prière et la vie de Bernadette, solidaire des pauvres et des pécheurs, de tous les souffrants de ce monde, nous donnent l’exemple de la vraie pénitence, qui vise à remodeler la carapace de nos duretés pour la rendre perméable à la douce tendresse de Dieu. »

 

Un engagement sinon un enseignement de circonstance.

 

Bernard VADON