« ET VOUS, QUELLE EST VOTRE DEFINITION DE L’ART ? »

Publié le 21 Septembre 2019

Une liberté qui s’affirme comme une sorte de consensus parmi les neufs exposants (à découvrir)  de Barrasso qui ont choisi divers outils d’expression.
Une liberté qui s’affirme comme une sorte de consensus parmi les neufs exposants (à découvrir)  de Barrasso qui ont choisi divers outils d’expression.
Une liberté qui s’affirme comme une sorte de consensus parmi les neufs exposants (à découvrir)  de Barrasso qui ont choisi divers outils d’expression.
Une liberté qui s’affirme comme une sorte de consensus parmi les neufs exposants (à découvrir)  de Barrasso qui ont choisi divers outils d’expression.
Une liberté qui s’affirme comme une sorte de consensus parmi les neufs exposants (à découvrir)  de Barrasso qui ont choisi divers outils d’expression.
Une liberté qui s’affirme comme une sorte de consensus parmi les neufs exposants (à découvrir)  de Barrasso qui ont choisi divers outils d’expression.
Une liberté qui s’affirme comme une sorte de consensus parmi les neufs exposants (à découvrir)  de Barrasso qui ont choisi divers outils d’expression.
Une liberté qui s’affirme comme une sorte de consensus parmi les neufs exposants (à découvrir)  de Barrasso qui ont choisi divers outils d’expression.

Une liberté qui s’affirme comme une sorte de consensus parmi les neufs exposants (à découvrir) de Barrasso qui ont choisi divers outils d’expression.

 

A Nay (64) la galerie Pietro Barrasso, au travers de sa dernière exposition de groupe, se risque à en donner une que je n’accréditerais pas systématiquement sinon que je lui reconnais, indéniablement, un certain intérêt ou mieux un intérêt certain. 

Affaire de nuance sémantique.

Patrice Coursan (à qui est dédié cette exposition) Virginie Poeyto, Yves Lallemand, Klem et Thierry Spina dans la discipline picturale auxquels se sont joints le sculpteur Laurent Marotte, le photographe 

Maxime Barrasso et Eric Bevernage (qui a fait d’un stylo bille sa version du pinceau, du crayon ou de la spatule un outil inhabituel mais de référence), m’ont implicitement rappelé, à leur manière de créer originale, la définition de l’art selon Marcel Duchamp.

Je le cite :

« Je crois que l’art est la seule forme d’activité par laquelle l’homme en tant que tel se manifeste comme véritable individu. Par elle seule, il peut dépasser le stade animal, parce que l’art est un débouché sur des régions où ne dominent ni le temps, ni l’espace. » 

 

En effet, l’art est le propre de l’homme puisque c’est une activité qui fait appel aux sens, à l’émotion, à l’intellect. Mais la définition de l’art est très complexe. Il suffit de prendre n’importe quel objet, un urinoir par exemple (à l’identique d’ailleurs de celui exposé en 1917 par Marcel Duchamp) puis de l’exposer dans un musée avec une étiquette en dessous et ce sera considéré comme de l’art.

 

VOUS AVEZ DIT « DADAISME » ? 

 

Vous n’en êtes pas éloigné.

Au regard en tout cas de ces artistes, il semble bien que par le biais de moyens et de méthodes diverses, les conventions esthétiques anciennes soient quelque peu malmenées jusqu’à remettre en cause la notion même d’œuvre d’art. 

Pour les adeptes du mouvement « dada » déjà singulier dans  sa définition au travers de sa tradition , celle notamment  qui rappelle que le groupe d’artistes réuni au Cabaret Voltaire et qui ouvrit simplement un dictionnaire pour lancer un coupe-papier sur la page ouverte qui termina sa course sur le mot dada !

Bingo comme on dit en langage branché. Je lui préfère le terme de providence.

Ce n’est certes pas comparable à la découverte de la fameuse et délicieuse tarte Tatin qui doit sa notoriété à un geste malencontreux quoique …sinon qu’à la différence de cette dernière, le mouvement littéraire et artistique qui l’engendra n’aura eu qu’une brève durée de vie puisqu’à partir de 1924 le surréalisme prendra la relève avec un arrière-plan intellectuel plus structuré via Sigmund Freud et André Breton, en particulier.

On connait la suite de l’histoire qui met en exergue le fait « qu’il n’y a rien de naïf à croire à la science et à la raison, comme il n’y a rien de naïf à croire à l’art et à l’émotion. » 

En somme, les deux versants de notre intelligence constituant notre singularité et notre grandeur.

LIBRES

Les artistes présentés par Piétro Barrasso donnent à leur mesure, mieux, à leur manière, le sens de ce slogan.

Car au fond, qu’est-ce que l’art sinon la définition – parmi quelques milliers d’autres – qu’en donne Francis Bacon :

« Il est fréquent que la tension soit complètement changée rien que de la façon dont va un coup de pinceau. Il engendre une forme autre que la forme que vous êtes en train de faire, voilà pourquoi les tableaux seront toujours des échecs soumis au hasard et à la chance, à l’accident, et à l’inconscient . Il s’agit alors de l’accepter ou de le refuser Mais une nouvelle vérité, insoutenable, surgit : nous sommes libres ! »

Une liberté qui s’affirme comme une sorte de consensus parmi les neufs exposants de Barrasso qui ont choisi divers outils d’expression. 

Jusqu’à ce jeune artiste qui, outre son appareil de photographie, a utilisé les techniques les plus sophistiquées en l’occurrence le drone pour élargir le champ de ses observations et par voie de conséquence de sa palette. 

La création assimilée à un tempérament (comme le suggérait Emile Zola)  n’est plus une vue de l’esprit mais une démarche fortement sociétale. En témoigne cette étrange photo d’automobiles qui compose, sur une aire de stationnement, une vision synthétisant, d’une certaine façon, les fameux temps modernes immortalisés par Charlie Chaplin.

Tous ces artistes sont en quelque sorte les témoins de notre époque.

Perspicaces observateurs d’une réalité qu’ils s’emploient à explorer pour ensuite la sublimer. Enfantant l’ordinaire des jours et du temps pour bâtir, chacun à leur façon et avec leurs outils respectifs une forme d’art authentique. La couleur ajoutant une réalité autonome et indépendante au-delà du conventionnel pour mieux  transcender le visuel. Tels ces crânes ou ces simples bidons réinventés par la couleur livrés aux aspirations de l’artiste pour mieux les offrir à notre imagination.   

 

S’il est vrai que l’oeuvre d’art n’est pas seulement un produit destiné à flatter notre sens sinon notre attirance vers l’esthétique ou plus simplement notre égo alors l’objectif de Kandinsky – souvenons-nous de son mythique « cavalier bleu » - dans la mouvance de Picasso et de Matisse, chacun estimant que si la peinture est évidemment un art comme toutes autres formes d’expressions artistiques, est aussi, et je dirais surtout, une puissance dont le but doit aspirer au développement  et à l’amélioration de  l’âme humaine. 

 

Bernard VADON

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :