A MARRAKECH NUITS MAGIQUES A OASIRIA : ET SI ON RÊVAIT ! 

Publié le 16 Juin 2019

 

Tout en étant relativement éloigné de l’étymologie du terme – art des mages mais aussi référence à la caste sacerdotale des Mèdes qui développaient leurs pouvoirs à partir de supports ou vecteurs astrologiques ou encore de sciences ésotériques – et plus encore d’une forme de déterminisme magique le plus souvent lié » à un autre art, celui de la manipulation, qui fait du magicien un être au demeurant d’exception parce qu’à l’origine d’actes dont il est visuellement difficile de trouver une explication si tant est d’ailleurs qu’on veuille la chercher, n’est pas moins captivante.

 

Les initiateurs des nuits de la magie (la troisième en cette année 2019) d’Oasiria – La Paillotte - à Marrakech, un lieu enchanteur qui fait de l’exception une qualité reconnue dans tout ce qui touche à la détente et aux loisirs les plus divers – ont sélectionné une palette de magiciens et autres experts dans l’art de la dissimulation aux fins de rendre le réel irréel.  Henry Mayol donnant à sa manière le « la » de cette symphonie sur le thème de la magie..

Car, procurer, au-delà de la surprise de l’instant, le rêve dans tous ses états, tel est bien la finalité de cet art qui ne s’aventure pas plus dans le domaine de la magie blanche matérialisée par la main droite que dans celui de la noire réservée à la main gauche. Cela pour initiés.

Pas question de s’aventurer autant dans le jardin extraordinaire de la nature et de ses forces immanentes que dans la transcendance du sacré. Ici, dans le genre, on ne rase quand même  pas les pâquerettes mais on recherche et on transmet, plus simplement et plus directement, le merveilleux.

Et les réactions en particulier des enfants sont à l’image de celles provoquées, par exemple, par les exploits d’un Harry Potter.

L’objectif étant bien de susciter dans le public des « oh » et des « ah » d’admiration.

Pari gagné dans la nouvelle salle du parc Oasiria parfaitement adaptée à ce genre de spectacles où le public semble avoir été séduit par la séduction et l’illusion inspirées par ces artistes.   

 

Le « Monsieur Loyal » dans sa belle tenue de circonstance était à même de donner le ton de cette symphonie singulière ou prestidigitateurs et illusionnistes ont rivalisé de talent mettant parfois à contribution un public naturellement embarrassé – on les comprend – par cette soudaine invitation à se produire dans la lumière des projecteurs de scène.

Le sérieux mais aussi l’humour avec la fascination des paillettes sans oublier les indispensables et incontournables lapins et autres tourterelles, la magie surprend toujours avant d’être partagée lors d’ateliers d’initiation proposés aux enfants.

Manifestement, une incursion au cœur de cette poésie qui, dit-on, libère les mots.

Comme le confiait un anthropologue réputé – Carlos Castaneda : 

« Tout ce qu’il faut faire pour permettre à la magie de s’emparer de nous, c’est chasser les doutes de notre esprit. Une fois que les doutes ont disparus, tout est possible. »

L’autre soir ,les magiciens, dans le décor on ne peut plus approprié du domaine d’Oasiria, ont surtout invité, avec des talents divers, les enfants à rêver. 

Quant aux adultes, peut-être plus exigeants sinon moins crédules, ils ont pu se remémorer, comme moi, cette pensée de Saint-Exupéry :

« Fais de ta vie un rêve et d’un rêve une réalité. »  

 

Bernard Vadon    

     

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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