En ce 8 mars, jour de célébration de  la femme :  hommage.

Publié le 8 Mars 2019

 

 

L’art, sous toutes les formes et dans tous les genres, a toujours fait de la femme un intérêt de prédilection sinon de célébration.

Alléluia  … surtout en ce 8 mars qui leur est dédié.

Chez Molière, elle est savante, chez Honoré de Balzac elle a trente ans et chez Michelet elle est tout simplement ... femme.

Dans l’aristocratie, elle a parfois tenu, avec autorité et souvent sans partage, les rênes du pouvoir. D’autres, en revanche, issues du petit peuple, c’est au matin de Pâques, devant le tombeau vide du Christ, qu’elles ont acquis pour la postérité leur statut de saintes. Certainement pas la moindre des consécrations.

De la « Mater Dolorosa » à la Mama des foyers les plus modestes, la femme, même si elle n’a pas toujours été l’égale de l’homme dans le cadre de cette parité dont notre 21ème siècle souhaiterait bien et à juste titre s’enorgueillir de l’avoir défendu et finalement imposé, reste malgré tout l’icône de la société humaine.  En tout cas, incontournable dans le perpétuel de l’humanité, même si l’homme figure, quant à lui, comme un acteur tout autant indispensable.

Vous avez dit complémentarité ?

Je mettrais plutôt en évidence une manière de slogan connu et rêvé pour les femmes d’aujourd’hui : liberté, égalité, fraternité.    

Et cela, bien au-delà des dérapages détestables de certains tristes sires oubliant que celles qu’ils méprisent, quand ils ne les violentent pas, pourraient être leur mère.

Histoire aussi, comme le souligne un confrère, de rendre justice à ces femmes au demeurant courageuses, héroïnes dans tous les sens du terme, sachant ramener les petits hommes du haut de leur stupide machisme et de leur hautaine suffisance à leur juste et basse valeur.

On pourrait en déduire qu’à ce stade la messe est dite. Certainement pas Jeanne d’Arc qui sauva la France et son roi, et autres grandes figures de la science, de la politique et de l’art, en somme de l’histoire humaine. La liste des héroïnes n’est pas exhaustive. 

Ce serait trop vite oublier qu’au-delà de ces valeurs qui ont pour noms tolérance, respect et reconnaissance, l’art  invite à cette synthèse de l’être, en l’occurrence la femme, sans laquelle la vie ne serait pas. Tout simplement. Même si l’homme est lui aussi quelque part indispensable dans l’acte de procréation. Pour s’en tenir à l’essentiel.

Ce rôle ne lui donnant pas pour autant un droit prioritaire sinon de vie ou de mort sur son égale. Heureusement, les langues, aujourd’hui et quasi miraculeusement, se délient quant à dénoncer l’imbécilité masculine ainsi que cette propension des mâles à s’estimer supérieurs aux femmes.   

Sans en référer à une anthologie artistique et culturelle de circonstance, il est de fait que les sons, les couleurs, les formes, les mots sont à même de donner la  mesure de toute symphonie à la gloire d’un sexe que l’on qualifie un peu vite de faible.

La célébration de la femme façon impressionniste en passant par les différentes tendances picturales, reste en soi un mythe. Et ce n’est pas sans raison si on la trouve aujourd’hui et parfois investie des plus hautes responsabilités. Celle de mère ne pouvant, de toute évidence, être surpassée :

« Femme je vous aime » clame le poète-chanteur.

De Julien Clerc à Nicole Croisille en passant par Charles Aznavour – notamment-  de la variété à l’art lyrique, des grands auteurs classiques aux contemporains, sans oublier la kyrielle des peintres et sculpteurs de tous siècles, le sujet sur ce thème est inépuisable :

« Un homme sans femme est comme un cheval sans bride » affirme un dicton populaire.

Sans aller jusque-là, reconnaissons tout simplement la réalité de la femme quant à sa place dans notre monde moderne.

Bernard VADON