DU 21 AU 24 MARS QUAND LE GOUT DE FRANCE S’IMPOSE « DIPLOMATIQUEMENT » AU TRAVERS D’UNE GASTRONOMIE D’EXCEPTION. 

Publié le 18 Mars 2019

Dans l'ombre du légendaire grand chef restaurateur Auguste Escoffier : Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».
Dans l'ombre du légendaire grand chef restaurateur Auguste Escoffier : Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».
Dans l'ombre du légendaire grand chef restaurateur Auguste Escoffier : Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».
Dans l'ombre du légendaire grand chef restaurateur Auguste Escoffier : Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».
Dans l'ombre du légendaire grand chef restaurateur Auguste Escoffier : Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».
Dans l'ombre du légendaire grand chef restaurateur Auguste Escoffier : Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».
Dans l'ombre du légendaire grand chef restaurateur Auguste Escoffier : Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».
Dans l'ombre du légendaire grand chef restaurateur Auguste Escoffier : Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».
Dans l'ombre du légendaire grand chef restaurateur Auguste Escoffier : Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».
Dans l'ombre du légendaire grand chef restaurateur Auguste Escoffier : Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».

Dans l'ombre du légendaire grand chef restaurateur Auguste Escoffier : Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».

« En un mot, la cuisine, sans cesser d'être un art, deviendra scientifique et devra soumettre ses formules, empiriques trop souvent encore, à une méthode et à une précision qui ne laisseront rien au hasard.Un changement progressif s'imposera inévitablement dans le régime alimentaire humain. En admettant que la même quantité de principes nutritifs soit nécessaire à nos petits-neveux, ceux-ci devront les chercher dans une nourriture débarrassée en grande partie des matériaux inertes et inutilisables. Cela nous conduit à considérer la diminution du volume des repas comme l'une des nécessités inéluctable de l'avenir et constitue un argument de plus, en même temps qu'une justification nouvelle de notre opinion, en faveur de menus plutôt courts (..) Une seule chose doit demeurer immuable, intangible, c’est la qualité des mets, la valeur « savorique » des fonds de cuisine».

SUR LES TRACES D’ESCOFFIER

Quelle meilleure « entrée »  - écrite en 1907, il y a plus de 100 ans, par le grand chef restaurateur Auguste Escoffier - à propos, aujourd’hui, d’une opération pour la circonstance baptisée « Goût de France » sorte de compétition goûteuse – la cinquième du genre – pour promouvoir la gastronomie française.

Avec, en filigrane, la célébration d’un nom prestigieux, celui, précisément, d’Auguste Escoffier surnommé « le roi des cuisiniers sinon le cuisinier des rois »,modernisateur et codificateur de la cuisine raffinée de Marie-Antoine Carême dit « le grand architecte de la cuisine française », né par les temps révolutionnaires et dont on estimait qu’il avait l’intelligence de la matière et savait parler aux ingrédients. Ce dernier fut aussi au service des plus grands.

Ce qui ne retire en rien à la légende d’Auguste Escoffier, « l’inventeur », entre autres, en 1864, de la fameuse poire Belle Hélène inspirée de l’opéra bouffe de Jacques Offenbach et qui fut l’une des vedettes de l’Exposition Universelle de Paris, en 1867. On lui doit aussi des créations gastronomiques originales destinées à des convives célèbres tels, par exemple,  qu’Abd El Kader ou encore l’impératrice Eugénie avec la salade qui porte son prénom, Sarah Bernhardt et ses fraises mais aussi Garibaldi et sa timbale ; et Georges Sand qui mit en vedette le suprême de poulet.

Escoffier qui servit également au prince de Galles une recette de crêpes exquises restées mythiques et qu’il proposa de dédier au futur Edouard VII  certes flatté mais qui déclina l’offre avec ce légendaire fair-play made Outre-Manche : 

« Pas du tout, je n’en suis pas digne. Nous donnerons à cette chose merveilleuse le nom de la jeune personne qui m’accompagne ».

Ainsi, les crêpes Suzette entrèrent dans la légende gastronomique tout comme « les cuisses de nymphes » (en réalité des cuisses de grenouilles) dont on sait que les anglais n’en sont pas très friands !  

 

DEFIS DE NOTRE TEMPS

Mais revenons sur cette cinquième édition de l’opération « Goût de France » qui se déroulera du 21 au 24 mars prochains.

 Il appartenait au ministre des Affaires Étrangères de donner le « la » de cette symphonie sur le thème du goût et surtout d’insister sur l’argument clé, à savoir, le développement durable à travers la gastronomie responsable et l’engagement des chefs et des restaurateurs pour la préservation de la planète : 

« Parce que la France entend rester aux avant-postes de la mobilisation mondiale en faveur de l’environnement, nous avons souhaité que cette cinquième édition soit également l’occasion de mettre à l’honneur la cuisine responsable : des cuisiniers du monde entier inscriront un plat pour la planète dans leur menu. Grâce aux efforts combinés des chefs et du réseau diplomatique français, c’est toute une stratégie d’influence mondiale qui se met en place pour porter haut les valeurs françaises et rappeler que les femmes et les hommes qui font vivre notre gastronomie sont résolument engagés pour relever les défis de notre temps. »a précisé M. Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères français.

Du 21 au 24 mars, toutes les richesses de la gastronomie exagonale seront à l’honneur et pour la bonne cause. 

Au Maroc – comptant parmi les 150 pays répondant à l’invitation - à l'initiative du consulat général de France, 18 restaurateurs installés à Marrakech et à Essaouira prêteront leur concours à cet événement qui, parallèlement, leur permettra de valoriser leurs établissements alors qu’à travers la France se tiendront des rencontres afin de permettre aux professionnels de partager leur talent grâce à des dégustations et divers ateliers. 

Par ailleurs, les écoles, collèges et lycées français partenaires, organiseront, les 21 et 22 mars, des animations autour de l’alimentation responsable. 

Enfin, le 22 mars, l’UNESCO  accueillera un colloque international portant sur le goût au service de la santé des consommateurs et du développement territorial durable. 

Concrètement, il faudra donc que les  participants concoctent un dîner à la française en quatre actes – entrée, plat, fromages et dessert – sans oublier l’accompagnement avec les meilleurs vins et champagnes.

L’objectif : donner plus de force et de visibilité à l’institution  « Goût de France » et par voie de conséquence, à la gastronomie française, pilier du patrimoine national au travers de la production d’exception que propose le terroir français.

J’ajouterai l’espoir – on peut encore rêver – de voir enfin la consommation alimentaire retrouver la voie de la raison et celle d’une véritable hygiène de vie dans le respect de l’aphorisme de Socrate – Ede ut vivas, ne vivas ut edas -  autrement dit : il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger.

Sans aller – quoique - jusqu’à la recommandation d’Harpagon ( mais pour d’autres motifs il est vrai ) dans L’Avare de Molière  :

« Souviens-toi de m’écrire ces mots ; je veux les faire graver en lettres d’or sur la cheminée de ma salle à manger ! »

Bernard Vadon.

 

Le 21 février dernier, une délégation de chefs marocains, composée de Myriam Ettahri, Ayyoub Elouadi, Issam Rachi, Yassine Khalal et Faical Zahraoui, assistait à la conférence de presse organisée au siège du ministère français des Affaires étrangères. 
Outre le thème général de l’édition 2019 qui portera, rappelons-le, sur le développement durable à travers une gastronomie responsable assorti de l’engagement des chefs dans la préservation de la planète une partie (5%) des bénéfices du repas Goût de/Good France seront reversés à la fondation "No More Plastic".