LE GRAND DEBAT NATIONAL : DANS LE GENRE COMMEDIA DEL ARTE, UNE INITIATIVE RONFLANTE POUR UN LENIFIANT RESULTAT ! 

Publié le 20 Février 2019

Il a fallu quatre ans de travail pour proposer le premier spectacle bilingue français-anglais joué dans le West End à Londres. “Tartuffe” de Gérald Garutti et Christopher Hampton est en train de révolutionner le monde de théâtre. Combien de temps faudra t-il pour que s'apaise le désarroi justifié des gilets jaunes. Et, qu'au-delà cette singulière cause à effet, la justice sociale retrouve ses droits légitimes et la pays de France son calme ?.
Il a fallu quatre ans de travail pour proposer le premier spectacle bilingue français-anglais joué dans le West End à Londres. “Tartuffe” de Gérald Garutti et Christopher Hampton est en train de révolutionner le monde de théâtre. Combien de temps faudra t-il pour que s'apaise le désarroi justifié des gilets jaunes. Et, qu'au-delà cette singulière cause à effet, la justice sociale retrouve ses droits légitimes et la pays de France son calme ?. Il a fallu quatre ans de travail pour proposer le premier spectacle bilingue français-anglais joué dans le West End à Londres. “Tartuffe” de Gérald Garutti et Christopher Hampton est en train de révolutionner le monde de théâtre. Combien de temps faudra t-il pour que s'apaise le désarroi justifié des gilets jaunes. Et, qu'au-delà cette singulière cause à effet, la justice sociale retrouve ses droits légitimes et la pays de France son calme ?.
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Il a fallu quatre ans de travail pour proposer le premier spectacle bilingue français-anglais joué dans le West End à Londres. “Tartuffe” de Gérald Garutti et Christopher Hampton est en train de révolutionner le monde de théâtre. Combien de temps faudra t-il pour que s'apaise le désarroi justifié des gilets jaunes. Et, qu'au-delà cette singulière cause à effet, la justice sociale retrouve ses droits légitimes et la pays de France son calme ?.

 

 

Théâtre populaire apparu en Italie au XVIe siècle, la commedia dell'arte nous a légué une pittoresque galerie de personnages de Pierrot à Colombine en passant par Arlequin.

Des personnages de comédie que l’on pourrait comparer à ceux qui participent aujourd’hui à ces rassemblements et autres débats proposés au nom de la démocratie : « res publica » autrement traduit, pour les non latinistes, par la chose publique.

Celle-là même qui génère une galerie de personnages conformes à ce genre théâtral et qui se distinguent autant par la mise en scène d’individus stéréotypés que par les situations de circonstance dans lesquelles ils sont plongés. 

Dans un autre temps, Molière et Marivaux s’inspirèrent, avec autant de délectation que de talent, de ces situations dont Angelo Beolco s’était auparavant fait le chantre.

Flash-back historique :

Au XVIème siècle, la nuit tombée, le petit peuple (sans que cette désignation soit péjorative) venait se divertir en regardant ces troupes composées d’acrobates, de ménestrels et de comédiens improvisant, à partir d’une intrigue simple, une comédie mêlée de chants, de danses et d’acrobaties. 

Alors que la popularité de la mythique commedia dell’arte, en Italie comme à l’étranger, prenait de plus en plus corps et qu’Henri III faisait venir une troupe en France, les gouvernements cherchaient par tous les moyens à censurer et à réglementer cette forme théâtrale à risque. 

Déjà !

Au XVIIIe siècle, Carlo Goldoni donnera un nouveau souffle à la commedia dell’arte en écrivant en prose puis en éliminant peu à peu les masques et en donnant aux personnages une individualité toujours plus marquée. Un genre théâtral qui évoluera sensiblement vers la comédie de caractère au fur et à mesure que les personnages endossent un rôle plus sociologique et sortent de l’ombre pour défier virtuellement la lumière. Le grand débat dont on nous gratifie aujourd’hui pourrait en être une sorte de réplique sociale.

Avec quelques nuances concernant les acteurs. Quoique !  


De Pantalon, ce citoyen de Venise vêtu d’une culotte longue et incarnant le vieillard avare, crédule, libertin ou méticuleux, tour à tour père, époux, veuf, ou encore vieux garçon,
au docteur qui, avec Pantalon et Cassandre, est l’un des vieillards de la troupe, le premier arrivant de Bologne comme d’autres viendraient de Lyon ou de je ne sais trop quelle bourgade, un ami de longue date de Pantalon, personnage prétendu savant mais qui se ridiculise quand il parle de science ou en l’occurrence de sciences politiques.
Et puis, il y a aussi le Capitan, un soldat fanfaron, hâbleur et vaniteux et enfin les zannis, valets fourbes et imbéciles mais occasionnellement intrigants. 
Parmi les valets, Arlequin est aussi connu pour sa bouffonnerie, sa crédulité et sa paresse. Amoureux de Colombine, il est accessoirement le rival de Pierrot.
Dans ce casting, burlesque à souhait, on reconnait aussi Brighella, valet plus astucieux qu’Arlequin et Pierrot personnage candide et badin. Polichinelle, quant à lui, est un serviteur tantôt idiot ou astucieux, courageux ou poltron. 
Enfin, Scaramouche, le vantard, fanfaron et peureux complète la liste alors que, côté féminin, Colombine, une humble servante est une soubrette hardie à l’esprit vif, tour à tour fille, femme ou maîtresse de Cassandre, de Pantalon et accessoirement compagne de Pierrot ou encore amoureuse d’Arlequin.

Un puzzle social qui nous apprend que rien n’a tellement changé. A chacun de poser des noms sur ces personnages qui n’ont rien à envier à leurs émules du temps présent.  

 

Le grand « débat-blabla » national du moment organisé dans les villes et les villages français témoigne de cette farce républicaine.

Sur fond de crise sociale, au demeurant justifiée, un fallacieux prétexte à prêcher le faux pour ne jamais connaître le vrai. 

N’en déplaise aux thuriféraires du moment, compagnons du devoir télévisuel sur les plateaux télé et radio, de mèche avec les pseudos journalistes et éditorialistes des deux sexes pour certains grassement rémunérés, le doigt sur la couture du pantalon au service d’un régime tout autant en crise et hâbleur, conseillers des princes et autres capitaines du CAC40 protégés du pouvoir en place. 

N’en déplaise également à ces élites de tous bords s’estimant meurtries et non reconnues dans ces actes et cela au grand dam – entre autres pleurnichards – de ce philosophe « allumé », touché (sic) par l’allégeance émouvante (sic)  de ces maires en partie triés sur le volet d’une république de pacotille pour donner une réplique politiquement correcte. 

Qui sont finalement les dindons dans cette histoire tragi-comique ?

Peut-être ceux auxquels il est conseillé de traverser la rue pour trouver un emploi, de travailler pour se payer un costard ou encore (toujours dans le texte) de stigmatiser ces gens qui ne sont rien et qui, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent avoir des postes à deux pas de chez eux. Litanie détestable et non exhaustive quant à cette manière d’affirmer ne rien vouloir céder aux fainéants, aux cyniques et aux extrêmes. Fermez le ban !

Chacun des acteurs s’employant à faire en sorte que la réalité dépasse la fiction dans cette débauche institutionnalisée. Cette dernière renvoyant à celui (en l’occurrence Molière) qui s’ingénia, en dépit des opinions particulièrement défavorables d’un Bossuet ou d’un Fénelon à dénoncer, pour la bonne cause, la pire des impostures : celle, notamment, des nantis et profiteurs et autres minables commis de l’État. Un éternel recommencement.

A l’exemple d’un Pascal ou d’un La Rochefoucauld et pourquoi pas d’un Racine ou d’une Madame de Lafayette, Molière stigmatisait déjà le rôle tyrannique de l’amour-propre, l‘égocentrisme forcené qui, par l’imagination sinon le culot, pousse chacun à la complaisance envers lui-même et ne peux s’empêcher de manifester une irrépressible volonté de puissance. Voilà pour ce triste épilogue.

Comme hier, outre avoir le dernier mot, le roi du moment et ses courtisans aiment les fêtes somptueuses et les détestables chasses à courre, les spectacles et les bâtiments grandioses alors que le peuple s’efforce de prôner sinon d’espérer la justice, l’équité et la morale. 

L’exemplarité surtout.

Un combat d’une férocité inhabituelle mais d’une singulière actualité.

En guise de conclusion ou de modeste conseil à qui de droit :

« Souhaitez bien plutôt que son cœur en ce jour au sein de la vertu fasse un heureux retour, qu’il corrige sa vie en détestant son vice. » (Molière – Tartuffe)

 

Bernard VADON

 

 

Gérald Garutti est metteur en scène, auteur et traducteur. Il travaille en France et en Angleterre, avec une quarantaine de spectacles depuis 2003. Il a étudié les lettres (École Normale Supérieure, agrégation de lettres), les sciences sociales (Sciences Po Paris), la philosophie politique (University of Cambridge) et l'art dramatique (Cours Simon). 

Impertinent et provoquant ou visionnaire et audacieux ? Gérald Garutti serait-il le Molière version 21ème siècle ? En tous les cas avec sa mise en scène de “Tartuffe“ sur la scène du prestigieux Theatre Royal Haymarket, le Français a marqué les esprits. Son adaptation moderne et bilingue – une première à Londres – de ce grand classique, a suscité beaucoup de commentaires, bons comme mauvais. Pas de quoi agacer Gérald Garutti, bien au contraire. Car pour lui, bousculer les codes et faire réfléchir c’est tout l’intérêt du théâtre. Il a fallu quatre ans de travail au total pour proposer le premier spectacle bilingue français-anglais joué dans le West End à Londres. “Tartuffe” de Gérald Garutti et Christopher Hampton est en train de révolutionner le monde de théâtre :

“J’aime les challenges, mais par parce que ce sont des challenges, mais parce que pour moi la création est un geste d’invention”, confie le premier.

 

  

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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