Hier à Abou Dhabi - les 30 et 31 mars prochains à Rabat -  le choix du beau texte des Béatitudes par le pape François  n’est pas le fruit du hasard. Dans le sillage du Christ, une manière de stigmatiser la pensée commune.

Publié le 10 Février 2019

Entre les Emirats arabes et le Maroc, une visite papale sous le signe de la fraternité marquée par le souvenir il y plus de 30 ans par une autre visite événementielle de Saint Jean-Paul II reçu par le roi Hassan II alors que Mohammed VI n'était qu'un jeune prince. Entre la cathédrale Saint Pierre de Rabat et le palais royal, le nouvel archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero aura fort à faire au cours de cette mission pastorale honorée par la présence du Pape François.
Entre les Emirats arabes et le Maroc, une visite papale sous le signe de la fraternité marquée par le souvenir il y plus de 30 ans par une autre visite événementielle de Saint Jean-Paul II reçu par le roi Hassan II alors que Mohammed VI n'était qu'un jeune prince. Entre la cathédrale Saint Pierre de Rabat et le palais royal, le nouvel archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero aura fort à faire au cours de cette mission pastorale honorée par la présence du Pape François.Entre les Emirats arabes et le Maroc, une visite papale sous le signe de la fraternité marquée par le souvenir il y plus de 30 ans par une autre visite événementielle de Saint Jean-Paul II reçu par le roi Hassan II alors que Mohammed VI n'était qu'un jeune prince. Entre la cathédrale Saint Pierre de Rabat et le palais royal, le nouvel archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero aura fort à faire au cours de cette mission pastorale honorée par la présence du Pape François.Entre les Emirats arabes et le Maroc, une visite papale sous le signe de la fraternité marquée par le souvenir il y plus de 30 ans par une autre visite événementielle de Saint Jean-Paul II reçu par le roi Hassan II alors que Mohammed VI n'était qu'un jeune prince. Entre la cathédrale Saint Pierre de Rabat et le palais royal, le nouvel archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero aura fort à faire au cours de cette mission pastorale honorée par la présence du Pape François.
Entre les Emirats arabes et le Maroc, une visite papale sous le signe de la fraternité marquée par le souvenir il y plus de 30 ans par une autre visite événementielle de Saint Jean-Paul II reçu par le roi Hassan II alors que Mohammed VI n'était qu'un jeune prince. Entre la cathédrale Saint Pierre de Rabat et le palais royal, le nouvel archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero aura fort à faire au cours de cette mission pastorale honorée par la présence du Pape François.Entre les Emirats arabes et le Maroc, une visite papale sous le signe de la fraternité marquée par le souvenir il y plus de 30 ans par une autre visite événementielle de Saint Jean-Paul II reçu par le roi Hassan II alors que Mohammed VI n'était qu'un jeune prince. Entre la cathédrale Saint Pierre de Rabat et le palais royal, le nouvel archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero aura fort à faire au cours de cette mission pastorale honorée par la présence du Pape François.Entre les Emirats arabes et le Maroc, une visite papale sous le signe de la fraternité marquée par le souvenir il y plus de 30 ans par une autre visite événementielle de Saint Jean-Paul II reçu par le roi Hassan II alors que Mohammed VI n'était qu'un jeune prince. Entre la cathédrale Saint Pierre de Rabat et le palais royal, le nouvel archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero aura fort à faire au cours de cette mission pastorale honorée par la présence du Pape François.
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Entre les Emirats arabes et le Maroc, une visite papale sous le signe de la fraternité marquée par le souvenir il y plus de 30 ans par une autre visite événementielle de Saint Jean-Paul II reçu par le roi Hassan II alors que Mohammed VI n'était qu'un jeune prince. Entre la cathédrale Saint Pierre de Rabat et le palais royal, le nouvel archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero aura fort à faire au cours de cette mission pastorale honorée par la présence du Pape François.

Le pape François, n’en déplaise à ses détracteurs de tous acabits, n’a de cesse de nous surprendre et de nous émerveiller. 

Loin de se réclamer de l’hyperbole et des raisonnements dits « sonores » qu’ils soient d’Aristote ou de Fénelon.

Ou encore de trop de gouvernants actuels.

Nous sommes, avec le pape  François, à des années-lumière des cimes solitaires de Nietzsche ou encore des parapets de Rimbaud et de l’océan élémentaire de Lautréamont. 

Loin du simple lambda endoctriné.

Loin de ce temps quasi immémorial en tout cas pour la jeune génération.

Loin de ce 2 mai 1935 où, dans le cadre d’un pacte d’assistance mutuelle avec l’URSS, Pierre Laval, alors ministre français des Affaires étrangères de la France, se rend à Moscou afin de sceller, avec l’URSS, une alliance qui engloberait le Royaume-Uni, l’Italie et le Vatican, c’est-à-dire l’Église, dont l’influence, au moins morale, est alors très grande. 

Mais depuis des années, le régime soviétique réprimait alors impitoyablement les catholiques, notamment en Ukraine.

Pierre Laval suggère à Staline de cesser ces persécutions afin de se réconcilier avec le pape Pie XI. Et c’est la fameuse et perfide sinon méprisante et arrogante réponse relative aux « divisions papales » constituées d’une centaine de gardes suisses seulement armés de hallebardes :

« Le pape, combien de divisions ? »

Une singulière mais curieuse conception de la politique et de la diplomatie telle que la pratiquait celui que l’on surnommait « le petit père du peuple » estimant que seule la force était digne d’intérêt.

Est-ce que cela a vraiment changé ?

 

SOUS LE SIGNE DE LA FRATERNITE

En tout cas, quatre-vingts  ans plus tard, la logique n’est plus aussi pertinente pour l’Eglise qui fait la différence en répondant en des termes autrement plus pacifiques sinon et plus simplement humanistes :

 « Combien de cœurs qui aiment et qui prient, rassemblés dans le feu de l’Esprit ? » 

Hier, la puissante Union Soviétique et aujourd’hui une autre forme de puissance économique celle de l’argent avec les Émirats arabes notamment – ils ne sont les seuls sur la planète à pratiquer le culte immodéré de l’argent et du profit -  où la parole de l’homme en blanc prend une singulière résonance. Singulièrement, lors de la messe publique célébrée pour la première fois sur la péninsule arabique et placée sous le signe de la rencontre, à Abu Dhabi, avec les 180.000 fidèles de la communauté chrétienne. 

Un événement d’une ampleur qualifiée d’inédite. 

D’autant que 4000 musulmans assistaient à cette célébration considérée, selon les observateurs, comme le plus grand rassemblement public de toute l’histoire des Émirats arabes. 

Un voyage également marqué par la signature entre le pape et l’imam d’Al-Azhar d’un document commun sur la fraternité.

  

Autant dire que le choix des Béatitudes dans l’évangile de saint Matthieu n’était pas le fruit du hasard.

Dans son homélie, le pape François a ainsi rappelé quelques évidences évangéliques : 

«Si tu es avec Jésus, si, comme les disciples d’alors, tu aimes écouter sa parole, si tu cherches à le vivre chaque jour, tu es heureuxLes Béatitudes, c’est se savoir en Jésus,c’est entendre la vie comme une histoire d’amour, l’histoire d’amour fidèle de Dieu qui ne nous abandonne jamais et veut être en communion avec nous toujours».

 

Un texte, selon le Saint Père, qui surprend, car on y voit un renversement de la pensée commune. 

J’y ajouterai personnellement de l’actuelle et triste pensée commune. 

« Ce ne sont pas les riches, les puissants qui sont heureux mais les pauvres, les doux, ceux qui restent justes même au prix de faire triste figure, les persécutés. Ceci n’est possible car Jésus, pauvre de choses mais riche d’amour, est venu pour servir, non pour être servi.Il nous a enseigné que ce n’est pas celui qui a qui est grand, mais celui qui donne. Sa seule force, c’est l’amour divin. »nous rappelle en effet le souverain pontife.

 

Et d’aller encore au-delà dans l’explication :

 « Vivre les Béatitudes ne demande pas de gestes éclatants. Il nous est proposé de réaliser une seule œuvre d’art possible pour tous : celle de notre vie. Les Béatitudes sont en ce sens un plan de vienous incitant à imiter Jésus dans la vie de tous les jours. C’est la sainteté du vivre-au-quotidien qui n’a pas besoin de miracles et de signes extraordinaires.Et le bénéfice n’est pas que pour soicar celui qui vit ces Béatitudes rend le monde propre».

 

REFERENCE A SAINT FRANÇOIS

Dans le monde actuel, le chrétien part armé seulement de sa foi humble et de son amour concret :

« Heureux les doux mais surtout  heureux les artisans de paix. Le chrétien promeut la paix, à commencer par la communauté dans laquelle il vit.» 

 

Saint François d'Assise, instruisait ses frères, en route pour les terres sarrasines, en leur demandait de ne faire ni procès ni disputes, mais d'être soumis à toute créature humaine à cause de Dieu, en confessant d'être chrétiens. En ces temps où beaucoup portent toujours une armure, même si elle n’est que virtuelle, le pape précise que le chrétien n’estarmé que de sa foi humble et de son amour concret. Il ne vit que de cela, et sait que ce n’est que par ce témoignage que l'on proclame aujourd'hui l’Évangile.

 

Le Saint-Père constate : 

« Une Église qui persévère dans la parole de Jésus et dans l’amour fraternel est appréciée du Seigneur et porte du fruit».

 

Manifestement, les Béatitudes, dans le contexte de ces Émirats arabes unis, prend un tout autre relief. 

Le pape François remarque à ce propos :

 « Suivre la voie de Jésus ne signifie pas d’ être toujours dans l’allégresse. 

C’est vrai où que ce soit, pour celuiqui est affligé, qui subit des injustices, qui se dépense pour être un artisan de paix mais aussipour ces fidèles que le pape a rencontré à Abu Dhabi. :

«Ce n’est pas certes pas facile de vivre loin de la maison et de sentir en plus de l’absence de l’affection des personnes les plus chères, l’incertitude de l’avenir».

 

Le pape a cependant rassuré :

« Malgré tout, le Seigneur est proche. Il peut arriver, lors d’une épreuve ou dans une période difficileque mêmes’il n’intervient pas tout de suite, il marche à nos côtés».

 

Face  à un « chœur » composé d’une variété de nations, de langues et de rites,  l’Esprit Saint aime plus encore et veut toujours plus harmoniser pour en faire « une symphonie ».

En conclusion, le pape François recommande expressément que lescommunautés soient des oasis de paix, demandant pour chacune d’elles la grâce, la paix, l’unité. Qu’elles prennent soin des unes comme des autres dans un esprit de belle fraternité car il n’y a pas de chrétiens de première ou de seconde classeil y a tout simplement des chrétiens.

Les Béatitudes bouleversent ainsi les critères mondains et invitent à «garder le cœur pur, à pratiquer malgré tout la douceur et la justice, à être miséricordieux avec tous, à vivre l'affliction dans l'union avec Dieu» .
COMME UN ARBRE
C'est comme un arbre qui, chaque jour, sur une terre aride, comme celle du désert qui caractérise cette région du monde, absorbe l'air pollué et restitue de l'oxygène. Une belle comparaison selon le pape :
« Vivre les béatitudes évangéliques ne nécessite pas de gestes éclatants. En effet, la vie de Jésus, qui n’a laissé aucun écrit et n'a rien construit d’impressionnant, montre que la foi chrétienne se vit dans la quotidienneté et dans la petitesse. Il n’est pas demandé au chrétien de construire de grandes œuvres ni d'accomplir des actes remarquables, extraordinaires et surhumains. Le témoignage passe par la nature extraordinaire de l'ordinaire. C'est grâce à la sainteté de la vie quotidienne que se produit, sans signes extraordinaires, le plus surprenant des miracles. Le christianisme s'épanouit, se communique par osmose, sans avoir besoin de stratégies de marketing, de ruse médiatique, de fleuves de bavardages ou de compétences surhumaines. » 
Suivez mon regard !

 

Ainsi, l’invitation du pape François faite à ce «petit troupeau» de chrétiens, comme il les désigne, est de continuer en cette région du monde à être un oasis de paix, de douceur et de miséricorde :

« Car le bienheureux est celui qui a la chance de répondre avec modération aux accusations, et non celui qui attaque ou veut dominer l'autre. Le bienheureux est celui qui considère les autres comme des frères, et non celui qui ne voit que des ennemis. »

Les 30 et 31 mars prochains, lors de sa visite au Maroc -  précisément à Rabat, où il sera reçu officiellement par le roi Mohammed VI dont il sera l’hôte, ainsi que par Monseigneur Don Cristobal Lopez Romero, archevêque du diocèse de Rabat qui occupe depuis peu la cathèdre du lieu consacré - le pape ne manquera pas de réitérer les principes évoqués aux Émirats et dépassant les fondements de toutes religions ou philosophies, pour mettre en exergue cet « humanisme de la vie », cher à Saint Jean-Paul II et qui fait tellement défaut à notre monde actuel, et que le pape François a longuement développé dans son Encyclique Laudato’si. 

Bernard Vadon

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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