LA CHASSE EN GENERAL MAIS EN PARTICULIER A COURRE : UNE « TRADITION » QUI GENERE UN GRAVE DEBAT SOCIETAL

Publié le 1 Novembre 2018

Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.
Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.

Des conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.

 

Qui n’a pas admiré l’aube froide se levant sur Chambord, un jour de chasse, n’a rien vu …

Et la description journalistique s’allonge truffée d’une kyrielle de toutes ces personnalités politiques, artistiques et bien entendu du monde plus feutré de ces chefs d’entreprises et autres chefs d’Etats invités pour des chasses privées en ce lieu mythique représentatif de ce que la France – celle d’hier – compte de plus prestigieux … enfin aux yeux de certains : Chambord ou Amboise, par exemple.

Sur ces terres royales et aujourd’hui républicaines, une partie de la survivance monarchique tient le rôle de faire valoir à ces pédezouilles, utilisés chez Proust ou de Montherlant  et autre arrivistes qui doivent leur brillance à quelques mirobolantes affaires ou non moins recommandations les ayant propulsés au plus haut de l’échelle sociale.

Ici, on ne vient pas seulement jouer de la gâchette et tirer souvent par chance (ou malchance pour le malheureux gibier sacrifié pour la circonstance) le renard, le sanglier ou le cerf de service funéraire.

Le général De Gaulle qui n’avait rien à faire de ces amusements de Nemrod en puissance l’avait compris pour l’appliquer opportunément à des fins stratégiques. Mais c’était De Gaulle.

Ses successeurs s’en inspirèrent. Même François Mitterrand, qui détestait la chasse, n’en négligeait pas l’importance diplomatique. Quant à Valéry Giscard d’Estaing grand amateur de la chasse au buffle ou autres caracals (lynx du désert), en Centrafrique, il faisait de ces chasses présidentielles son terrain de jeu favori où se mêlaient le plaisir et la raison d’Etat.  

Seul, Jacques Chirac mit un terme à ces battues et autres spectacles d’un autre siècle. Certes, pour des raisons bassement électorales mais surtout en regard d’une montée en flèche de l’écologie dont les tenants – comment ne pas s’en réjouir – affichaient une volonté autrement humaniste (ou humaine) quant au respect de la nature et de ceux qui la peuplent, animaux à poils et à plumes.

Mais les traditions ont parfois la vie dure même si elles n’ont plus tout à fait leur place dans la société actuelle.

L’excision pratiquée dans certains pays africains, notamment, est aussi une tradition qui malheureusement perdure. Et pourtant qui aurait le front de la soutenir ?

La chasse en général et la chasse à courre en particulier, que d’aucuns s’évertuent à défendre, sont aussi, et à certains degrés, détestables. N’en déplaise aux chasseurs.

On aurait pu croire qu’une certaine sensibilité retrouvée – pas de sensiblerie comme le soutiennent les tenants de ces battues sauvages et sanguinaires – les héritiers du trône républicain allaient renoncer à ces pratiques d’un autre temps.

Eh bien non !

 

UN PRESTIGIEUX VEGETARIEN !

L’an prochain notamment, il se pourrait bien que l’Etat donne un éclat tout particulier à cet hallucinant renouveau en organisant une chasse présidentielle évidemment d’exception autour – tenez-vous bien – du 500ème anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, ce génie de la Renaissance qui, à l’exemple de Pythagore, Plutarque, Jean-Jacques Rousseau et Voltaire était … végétarien ! Mais oui.

Sans oublier, plus proche de nous, Marguerite Yourcenar qui disserte notamment et longuement sur le végétarisme dans « Les Mémoires d’Hadrien » et qui écrit à ce propos :

« Je ne vois pas comment je pourrais digérer de l’agonie. »

Nos gouvernants actuels qui ont baissé de moitié le prix du permis de chasse (il paraît que ce ne serait pas un cadeau !) n’en ont cure et nous promettent sans vergogne pour l’an prochain au prétexte d’un événement paradoxal dans son essence même la battue du siècle.

Cherchez le nom du protagoniste de service national :

 « Les chasses traditionnelles font partie du patrimoine de notre pays, elles ne nuisent en rien aux espèces que l’on chasse et elles sont le reflet des traditions d’un terroir et d’un mode de vie ».

Comme le reconnaissait récemment sur une antenne radiophonique l’ancien Porte parole de la Fédération nationale des chasseurs (entre autres titres de référence), un certain Pierre de Bois Guilbert :

« Je chasse par amour. J’aime les animaux. Je tue pour le plaisir !  (sic)

C’est aussi par amour qu’on élève des faisans pour satisfaire les chasseurs.

Et M. de Bois Guibert de nous rassurer en précisant, sans plus d’embarras ni de complexes, qu’il n’a pas le même logiciel que nous.

Ouf !

LOISIR SINGULIER

Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie, quant à lui et au nom de la sacro-sainte ruralité en rajoute une couche :

 « La communauté des chasseurs à courre est bien plus diverse que les clichés véhiculés par nos adversaires, dont l’obsession consiste à la dépeindre comme un loisir de riches réservé à une élite. Aujourd’hui, la vènerie attire des employés, des agriculteurs, des professions libérales ou même des étudiants qui chassent principalement le lapin, le lièvre ou le sanglier. La vènerie du cerf ne représente que 10% du total des chasses. Cette obstination à vouloir effacer toute tradition rurale ne fait que renforcer la volonté des veneurs de préserver cet héritage français ».

Les adeptes de ce singulier « loisir » estiment que poursuivre à cheval et précédé de meutes de chiens un animal jusqu’à son épuisement n’est ni cruel, ni anachronique ou suranné et que la chasse à courre - concernée par un projet de loi visant à sa suppression pure et simple - est au contraire plus populaire et actuelle que jamais.

Bien voyons !

Une analyse bien entendu, et c’est tant mieux, qui est loin de faire l’unanimité. En l’occurrence, la légalité de l’acte a bon dos. Certes, la chasse n’est pas la seule cause de la disparition inquiétante de plus en plus d’espèces animales et d’oiseaux mais elle n’y est pas totalement étrangère.

Plus globalement, en moins de cinquante années, 60% des animaux ont disparu de la planète.

Est-ce normal et acceptable ?

Pourquoi ne pas s’en tenir au ball-trap autrement moins sanguinaire ?

Les pêcheurs de l’extrême ont seuls ma préférence qui ferrent le poisson pour le plaisir avant de le remettre vivant dans son élément.

Pour revenir en France, le drame dans cette affaire territoriale c’est que parfois des projectiles perdus tuent d’autres amoureux de la nature qui la découvrent à pied ou à bicyclette mais sans gibecière ni fusil en bandoulière.

Les accidents se jouent évidemment, et le plus souvent, les dimanches et autres jours fériés.

D’où les conflits de plus en plus violents et parfois musclés opposant les irréductibles de la gâchette et de simples et pacifiques promeneurs. Les défenseurs de la cause animale n’étant pas en reste.

Aujourd’hui, ces derniers – on peut rêver - souhaitent vivre des dimanches et au moins un jour par semaine sans chasse afin de ne pas être les cibles de quelques illuminés parmi les plus d’un million d’électeurs-chasseurs qui, avec les amateurs de football et de pêche ont le vent en poupe pour ce qui est des loisirs préférés des français.

Un rapport de cause à effet ?

Nous laisserons, par souci d’apaisement, la réponse en suspens. 

 

Bernard VADON