MARRAKECH SUR LE SITE PRIVILEGIE D’OASIRIA, AU BENEFICE DE L’ASSOCIATION RIAD ZITOUN : FASHION-NIGHT SIGNE YASMINE AMMAL ET PRESTATION DU GROUPE MYTHIQUE MAROCAIN « FNAIRE ».

Publié le 9 Octobre 2018

MARRAKECH    SUR LE SITE PRIVILEGIE D’OASIRIA, AU BENEFICE DE L’ASSOCIATION RIAD ZITOUN : FASHION-NIGHT SIGNE YASMINE AMMAL ET PRESTATION DU GROUPE MYTHIQUE MAROCAIN « FNAIRE ».
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MARRAKECH SUR LE SITE PRIVILEGIE D’OASIRIA, AU BENEFICE DE L’ASSOCIATION RIAD ZITOUN : FASHION-NIGHT SIGNE YASMINE AMMAL ET PRESTATION DU GROUPE MYTHIQUE MAROCAIN « FNAIRE ».

 

Aux portes de Marrakech, cité magique s’il en est, l’évasion sur les traces de Paul-Jean Toulet s’impose dans mes souvenirs.  Ainsi, lorsque le temps irrévocable a fui, que l’heure s’achève, que toi quand tu reviens et traverse mon rêve, que tes bras sont plus frais, que le jour se lève et tes yeux plus clairs, à travers le passé ma mémoire t’embrasse.

Oasiria réinvente d’une autre façon une forme singulière d’art de vivre. Ici, nous pouvons en témoigner à nouveau, deux couleurs majeures sur la palette planétaire s’imposent et authentifient la vraie notion du beau : le vert anglais savamment entretenu grâce à une eau nourricière dispensée avec parcimonie et le bleu du ciel qui se mélange subtilement à celui des piscines et autres chemins d’eau serpentant au cœur de ce paysage paradisiaque.

Luxuriant.

En mini collines et dunes d’où émergent palmiers et essences variées, le sable épouse la mer réinventée par la magie d’une vague artificielle que le désert, pourtant proche, rend plus énigmatique encore dans sa compréhension sinon pour mettre en exergue physique le commencement d’une autre mer, minérale celle-là.

SYMBOLIQUE

André Bos – qui a bien voulu mettre son domaine à la disposition des organisateurs de cette soirée donnée au bénéfice de l’association Riad Zitoun -  est un orfèvre en matière d’innovation. Particulièrement lorsqu’il est question de loisirs.

Il a fait ses preuves – rappelons-le -  sous le ciel espagnol, notamment, où sa formule a patiemment mais sûrement forgé ses lettres de noblesse dans ce secteur ciblé du tourisme avec pour thèmes fédérateurs l’eau, la terre et le ciel. Pour l’anecdote, ce sympathique promoteur a depuis longtemps, et opportunément, oublié son état civil. Pour lui, demain est effectivement un autre jour. Autant dire que l’aventure marocaine perdure et que le petit calepin fripé sur lequel il griffonne ses rêves ne le quitte quasiment jamais. Tout comme ses fidèles et en particulier Azzedine Messaoudi qui pilote actuellement et en second cet imposant navire sans oublier leurs équipes qui veillent sur le terrain au bon fonctionnement de la maison Oasiria.

Ici, en ce premier week-end d’octobre, les lieux étaient investis par la foule des invités de l’association Riad Zitoun pour un dîner quasiment sur l’herbe dans une ambiance où la musique avec le groupe bien connu des marocains – FNAIRE – et la mode avec la participation de la toute jeune maison de couture – Leather and Roses » - animée avec autorité par sa « chief designer » Yasmine Ammal soucieuse de prendre sa place parmi les concepteurs d’une mode « up to date », et qui fit souffler, notamment, , via le groupe « The Blaze »,  un vent d’électro mélancolie (c’est leur formule) sur une collection originale, exclusive et haute en couleur grâce, pour quelques modèles, à la patte d’un peintre contemporain Philippe Hugo Jayat s’inspirant de l’univers bohémien des années vintage où primait une liberté d’action dans tous les domaines. Les motifs originaux tant dans les couleurs que les formes géométriques par le biais de ce volet vestimentaire donnant en quelques sorte le « la » de cette nouvelle manière d’art de se vêtir. Un peu dans la veine du romantisme qui, lui aussi, se voulait libre avec un traitement nouveau de la sensualité.

Quatre jeunes et jolies mannequins, dont un jeune homme évanescent mais déterminé en tout cas dans sa déambulation, en parfaite adéquation avec cette modernité dont j’ai déjà écrit, en citant Charles Baudelaire, qu’il ne faut pas oublier que c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art dont l’autre moitié est éternelle et immuable.

 

YED EL HENNA

Les feux de cette rampe improvisée ne s’éteignirent que le temps de découvrir dans une sorte de brouillard, celui dont on sait par expérience qu’il annonce le beau temps, en l’occurrence l’aube, avec en filigrane, sur un écran géant, l’histoire pour ne pas dire la philosophie du groupe les » Fnaïre »  autrement dit « Les Lanternes » dans cette belle traduction française qui traduit par poésie interposée les intentions sociales et surtout cette philosophie du bon sens puisée tout au fond des derbs (ruelles) de l’ancestrale médina de Marrakech dont sont natifs les trois artistes.

Tout un symbole pour ce groupe (composé de Mac Achraf, auteur et rappeur,  Mc Kkhalifa, auteur et rappeur également et enfin Mouhssine, auteur, compositeur) nourri de traditions et parfois de superstitions locales sinon – et je préfère – de forte spiritualité jalousement transmise au travers des siècles par différentes communautés parfois mystérieuses et attachantes dont celle des soufis.

Un groupe qui doit se désoler de sa comparaison, pas forcément justifiée d’ailleurs, avec un autre groupe mythique, Nass El Ghiwane alors que pour son public, il s’affirme par sa forte personnalité tout en s’appropriant parfois mais avec bonheur d’autres titres devenus eux aussi mythiques dont « Yed El Henna » (La main de Henné ) et « A Lalla Menana »inspirés de poèmes écrits par Abel Damoussi présent à cette soirée aux côtés de son épouse Kenza.  

FIBRE PATRIOTIQUE

Il y a une vingtaine d’années »Fnaïre » a fait ses armes musicales en prenant place au sein du très prisé hip-hop marocain sinon le RnB contemporain.

Ce qui en revanche interpelle et explique l’engouement suscité par leurs fidèles, ce sont les messages souvent de facture sociale ou spirituelle qu’ils glissent de façon pas forcément subliminale dans leurs paroles. La fibre patriotique n’étant jamais très loin. En témoigne, en 2003, leur engagement lors des terribles attentats de Casablanca avec leur chanson de circonstance « Matkich Bladi » (« Ne touche pas à mon pays »)

Ainsi, au fil des années leur répertoire célèbre aussi bien l’amour que les attentes d’une société confrontée aux difficultés du quotidien jusqu’aux préoccupations du moment avec en particulier la destruction de l’écosystème et le réchauffement climatique. Ainsi, lors de la COP 22 à Marrakech, ils proposèrent un titre sur ce sujet.

Une volonté manifeste via leur nom évocateur d’éclairer les chemins parfois chaotiques de la société marocaine en particulier tout en diffusant leurs messages d’alerte au-delà des frontières de leur pays.

Ils se produisaient souvent et avec succès à l’étranger et encore récemment en Inde.

EXEMPLAIRE

Eveiller les consciences et briser le mur de l’ignorance, un message régulièrement diffusé, tel un leitmotiv, par les responsables de l’Ecole Riad Zitoun qui, au fil de ces dernières années, s’impliquent pour imposer un modèle caritatif exemplaire. (1)

Un succès qui depuis 1953, date de la création de l’association à Casablanca et sous l’appellation de « Dar EL Maâlma » par Mme Zhor Sebti, s’explique par l’instauration d’un enseignement général tout particulièrement destiné aux jeunes marocaines afin de leur permettre une intégration totale dans la société active du pays.

La famille royale ayant toujours été solidaire de ce beau projet.

Cette belle histoire trouvera son prolongement à Marrakech le 12 mars 1998 avec l’inauguration, à vingt kilomètres de la cité ocre, sur la route de l’Ourika, de l’Ecole Riad Zitoun, au cœur de cette plaine du Haouz auréolée de la chaîne majestueuse de l’Atlas.

Aujourd’hui, les résultats enregistrés et l’importance grandissante de cette structure d’accueil dédiée  à l’enseignement, comprenant aussi un centre opérationnel de formation aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration, sont encourageants.

Mais là, comme ailleurs, le nerf de la guerre ce sont aussi les moyens financiers nécessaires afin que puisse vivre et évoluer cette structure de plus en plus importante.

Les dons certes y pourvoient en partie ainsi que les ventes de tout ce qui est conçu dans les ateliers de l’école. Mais il y a aussi, et je dirais surtout, les événements de toute nature et en particulier artistiques, organisés alternativement à Casablanca et à Marrakech comme ce fut dernièrement le cas dans le cadre d’Oasiria.

Pour ce qui est de cette dernière ville d’aucuns s’y consacrèrent ces derniers mois et grâce à leurs relations et leurs qualités de persuasion sont parvenus à motiver, pour répondre à ce gala, plus de 400 personnes.

 

En conclusion et pour revenir aux marches de l’école, la culture ne s’hérite pas, elle se conquière, comme l’écrivait André Malraux dans son journal.

Certes et manifestement, c’est alors que l’homme et en l’occurrence la femme, s’emploient à vaincre l’ignorance qui au terme de ce combat culturel libère, autant dans le temps que dans l’espace, les secrets de la connaissance.

Et cela par le biais précisément de la culture, porte ouverte sur la liberté d’agir et de penser. Et pour cela il convient de transiter nécessairement par la lecture en oubliant pas que le texte grandit avec ses lecteurs comme l’affirme le philosophe Paul Ricoeur.

Ainsi, pour comprendre, il faut expliquer et revenir, après une compréhension naïve, à une compréhension savante par le relais d’une explication scientifique.

Les sciences ne sont pas absentes des programmes et sans aller jusqu’à évoquer Platon dialoguant avec la géométrie, Descartes avec l’algèbre et Bergson avec la biologie comme le souligne encore Paul Ricoeur, la démarche des responsables de l’Ecole Riad Zitoun s’inscrit dans le fonctionnement d’une société où l’oralité a longtemps présidé aux relations populaires. Aujourd’hui, l’écriture et la lecture apparaissent donc comme essentielles dans la mesure où elles permettent de conserver la pensée par l’entremise du texte qui est avant tout mémoire.

D’aucuns ne devraient pas manquer d’être sensible à cette manière d’approche culturelle et éducative.

Bernard VADON

 

(1)L’heureux prétexte pour Mme Zoubida Ammal El Boustani tout spécialement en charge des relations extérieures de l’association de l’Ourika de remercier en son nom ainsi que de celui  de Mme Zhor Sebti Ben Omar El Alami,  Présidente Fondatrice de l'Ecole Riad Zitoun, sans oublier les membres du bureau de l’association et le personnel notamment d’éducation les sponsors dont André Bos et Azzedine Messaoudi (Oasiria) , Mme  Souad Doumiri ; Les  Celliers de Meknès et la famille Zniber ; Maroc Bureau et Mr Abderrahim  Zniber.

BMCE Bank ; Volkswagen, M. Karim Bouderka) ; H et Invest Holding, M. Monsif  Belkhayat: Lotus Club et M. Reda Benjelloun ainsi que M. Michael Piskoesky

de la société Greening Energy qui a proposé d’offrir à l’association l’installation solaire photovoltaïque pour une valeur de 40.000, 00 dirhams.

 

Mme Jamila Fruchart et Corinne Tisserand  pour leur participation à venir lors de l'édition 2019 du rallye des Gazelles  " et leur concours au profit de l'Association Ecole Riad Zitoun.

La Tribune et Couleurs Maroc ainsi que les peintres et artistes plasticiens qui ont offert une de leurs œuvres au profit de l'Ecole Riad Zitoun.

Mme Boustani remercia enfin le groupe Fnaïre pour sa gracieuse participation ainsi que la société Créalab et Yasmine Ammal pour sa présentation de mode.

Les Comités de Soutien de l'Ecole Riad Zitoun et de Gestion ont également été salués.