EVOLUFLAM : une autre façon de se chauffer dans le respect d’une évolution climatique préoccupante.

Publié le 22 Octobre 2018

Une solution économique et respectueuse de l'environnement ...
Une solution économique et respectueuse de l'environnement ...Une solution économique et respectueuse de l'environnement ...Une solution économique et respectueuse de l'environnement ...

Une solution économique et respectueuse de l'environnement ...

 

Tout aussi étrange que cela puisse paraître, si l’on en croit les scientifiques, un effet de serre est vital lorsqu’il est naturel.

En effet, nous vivons sur Terre comme dans une serre et notre atmosphère joue le rôle d’une vitre. Les gaz à effet de serre (GES) (le dioxyde de carbone : CO2, le méthane : CH4 et le protoxyde d’azote : N2O), captant et retenant la chaleur. Grâce à eux, la température de notre Terre est supportable et même agréable puisque la moyenne est de 15 °C. Sans cela, il ferait un froid difficilement supportable de l’ordre de - 18 °C !

Voilà pour la leçon de physique destinée aux nuls dont humblement je fais partie.

 En revanche, trop de gaz à effet de serre favoriserait le réchauffement de la planète. Ainsi, depuis 150 ans environ, la concentration des GES dans notre atmosphère augmente et pour illustration, entre 1850 et 2012, les émissions annuelles de CO2 issues de la combustion d’énergies fossiles ont été multipliées par 160.

Ces GES retenant la chaleur, il s’ensuit que la température moyenne globale de notre planète s’est élevée à + 0,85 °C entre 1850 et 2010.

On parle alors de réchauffement global planétaire et ce réchauffement entraîne un dérèglement climatique.

Les réactions de l’atmosphère sont lentes et la durée de vie du CO2 y est d’environ 100 ans.

Autant dire que, plus tard les mesures seront prises, plus il sera difficile de limiter le réchauffement global de la planète et le dérèglement climatique qui en résulte.

Aussi, pour éviter que notre climat ne s’emballe, selon le rapport du GIEC publiée le 8 octobre 2018 dernier, le réchauffement climatique devrait être contenu à +1,5 °C au maximum d’ici 2100 par rapport à 1850.

Mais stabiliser le réchauffement à 1,5 °C exige une neutralité en émissions de CO2 avant le milieu du siècle.

Ce qui signifie qu’il ne faudra plus émettre dans l’atmosphère plus de CO2 que ce que nous sommes capables d’en retirer.

Il est donc impératif que la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère puisse immédiatement diminuer si l’on veut éviter d’irréversibles bouleversements et inverser le dérèglement climatique.

Autant dire que chacun doit prendre en compte ce signal fort d’alerte au travers d’initiatives citoyennes mais aussi d’ingéniosité et de savoir faire Notamment, pour ce qui relève du chauffage individuel.

 

UN COUP DE MAITRE !

C’est dans cette optique que la société Evoluflam, créée en janvier 2018, propose sur le marché un poêle révolutionnaire à base de bioéthanol.

Conçu comme une véritable source de chaleur, cet appareil breveté (Flam’in) est le fruit d’une collaboration entre son inventeur, Alain Delaite, son fils Alban, gérant de la société Evoluflam  et le groupe Arpegy, créateur et fabricant d’accessoires pour les professionnels de la cheminée et du poêle à bois ou granulés de bois. Génial, il faut le reconnaître.

Historiquement, c’est au début des années 2010, alors que le poêle à granulés transforme le marché du chauffage, qu’Alain Delaite imagine un nouveau brûleur avec pour objectif de multiplier par deux la puissance calorifique du bioéthanol. Pratiquement, le brûleur Delaite fabrique de l’hydrogène produit par catalyse de l’éthanol qui est aussitôt brûlé et ne dégage qu’un peu d’eau (H2O). Explication :

« Alors que la flamme du bioéthanol atteint normalement 450°C pour 6Kw/litre, mon brûleur permet d’atteindre 860°C pour 10Kw/litre et un rendement de 100% sans odeur ni entretien. En brûlant immédiatement l’hydrogène, aucun risque et pas de résidus puisque la combustion est totale. Cela nous permet également d’obtenir un rejet de CO2 très en deçà des normes françaises » précise Alain Delaite qui a breveté cette invention française en 2012 avant de déposer deux autres brevets européens en 2016 visant à améliorer la combustion de ce brûleur.

Un coup de maitre pourrait-on dire sinon un exemple citoyen eu égard l’enjeu.   

Insatiable curieux, cet inventeur, aujourd’hui retraité, a oeuvré par le passé dans le conditionnement à façon et la création de machines sur-mesure au sein de son entreprise MC Labo à Puy Guillaume. Entre autres. L’occasion pour lui de se réclamer de nombreux brevets :

 « En 2004, j’ai innové avec un produit de nettoyage de moquettes, le seul agréé, en 2004. Nous fournissions, entre autres, l’ensemble du parc hôtelier de Monaco. Quant à la ville de San Francisco, elle l’utilisait pour nettoyer son réseau de rues » précise Alain Delaite.

 

LICENCE EXCLUSIVE

Associé à l’entrepreneur Jean-François Decourteix, l’inventeur a ensuite démarché une société susceptible d’adapter son brûleur avec un produit nouvelle génération. Le concours de l’Agence de développement économique de Vichy Communauté et la rencontre avec le groupe Arpegy que préside Jean-Noël Sautereau, lequel contribuera à la mise sur le marché de cet appareil de chauffage d’exception, seront finalement déterminants : 

« Avec M. Sautereau nous partageons les mêmes valeurs et connaissances techniques. Il a trouvé mon invention intéressante et nous avons collaboré rapidement même si le processus fut un peu long à se concrétiser.  Le groupe Arpegy, spécialisé dans le commerce de gros pour les professionnels, se compose d’Actinov, société de fabrication, du magasin Orchel (Charmeil) qui s’adresse aux particuliers et du magasin le « Chant du Feu » à Panissières (42), revendeur et installateur de poêles, cheminées et fourneaux. Depuis plusieurs années, son dynamique service « R et D » a également déposé de nombreux brevets dont un circuit de combustion pour poêle à granulé étanche.  Le groupe s’est ensuite lancé, en 2013, dans les poêles à granulé. Aujourd’hui, notre brûleur lui offre de nouvelles perspectives. Le poêle Flam’in est finalement le résultat de 18 mois de travail à l’actif du service « R et D » d’Arpegy, seul fabricant Origine France Garantie. Un produit très technique, 100% français fabriqué par les sociétés Actinov mais aussi Evoluflam, dirigée par mon fils, Alban Delaite.  Evoluflam conçoit toute la partie moteur, au sein des locaux du groupe Arpegy à St Yorre. Nous sommes d’ailleurs propriétaires du prototype et nous gérons également le support technique, les retours clients ainsi que l’évolution produit. Notre groupe dispose désormais d’une licence exclusive pour la commercialisation de Flam’in tout en assurant la réalisation de la partie chaudronnerie et programmation » explique Alain Delaite.

 

Flam’in : une innovation économique et pratique

Selon ses concepteurs, ce poêle au design élégant et particulièrement sécurisé fonctionne donc au bioéthanol, dont le sucre est tiré des déchets verts. Un recyclage vertueux qui ne nécessite pas de cultures comme la betterave. Sans conduit de fumée, le poêle reste mobile et peut se poser partout sans travaux et sans poussière. On peut également le déplacer facilement. Silencieux, il combine les avantages d’une cheminée sans ses inconvénients et ses risques éventuels. Il est proposé en différents styles et teintes.

Alimenté en basse tension 12V, Flam’in pallie les risques de chocs électriques et de coupure électrique. Il est en outre équipé d’une sonde CO2 qui stoppe le fonctionnement en cas de dépassement des seuils.

Toujours selon ses concepteurs, un autre brevet permet de casser la flamme afin d’éviter une hauteur de feu dangereuse. Entièrement autonome et programmable grâce au savoir-faire des équipes Actinov, ce poêle régulé, nouvelle génération, dispose de six heures d’autonomie sur batterie. Testé de nombreuses heures par le Laboratoire National d’Essais, il dispose d’une double sécurité certifiée autour du taux CO2. Avec un rendement supérieur aux poêles à granulés, Flam’In obtient la même consommation au prix du Kw  soit aux alentours de 3 à 4 euros par jour, tout en permettant une catalyse en 5 minutes avec seulement 25ml de produit, qu’on ne manipule jamais directement.

Enfin, grâce à des accords avec le groupe allemand Hoefer, les acheteurs de ce nouveau poêle commercialisé depuis février 2018, ont accès à un bioéthanol principalement issu de la production française.

A ce propos et en raison de débouchés importants pour les fabricants, l’équipe de Flam’in s’emploie activement à la baisse des prix du bioéthanol. Ce qui ne fera, à court terme maintenant, qu’ajouter à l’intérêt manifeste de ce produit adapté aux qualités d’une modernité positive, en somme dans l’air du temps : économique et respectueux de l’environnement.

Bernard VADON

 

 

Contact :               Jean-françois DECOURTEIX / EVOLUFLAM Groupe SUDE

                                    108 avenue Saint GERMIER

                                    31600 – MURET                                 +33 534 418 844

                                     jean-francois@sude.fr                     +33 668 168 788

 

                                     Alban DELAITE Gérant Ste EVOLUFLAM

                                     60 avenue de THIERS

                                     03270- SAINT YORRE                      +33 603 071 541

                                     banban460@gmail.com

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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