Orgue en Bearn Dans le cadre des journées du Patrimoine un récital d’orgue aura pour cadre, ce dimanche 16 septembre, de 16 heures à 17 heures, l’église Saint Vincent de Nay et bénéficiera de la participation de l’organiste Michel Chanard et de Bernard Vadon.

Publié le 15 Septembre 2018

Michel Chanard et Bernard Vadon : Une belle occasion de faire à nouveau "sonner" ce bel et historique instrument ...
Michel Chanard et Bernard Vadon : Une belle occasion de faire à nouveau "sonner" ce bel et historique instrument ...

Michel Chanard et Bernard Vadon : Une belle occasion de faire à nouveau "sonner" ce bel et historique instrument ...

 

 

Une belle occasion de faire à nouveau « sonner » ce bel et historique instrument dans cette l’église qui fut construite au XIIème siècle sur l’emplacement d’une église antérieure, remaniée au XVème siècle.

 

Le monument se compose d’une nef unique à 5 travées de style languedocien en pierre et briquette de trois chapelles latérales, côté Nord et d’une porte romane sur la façade ouest.

Le clocher de forme carrée et d’apparence massive se dresse à 33 mètres de hauteur et se compose de 4 étages octogonaux. Il abrite trois cloches dont une, d’un poids de 730 kilos, fut fondue en 1243 et fut baptisée « Marie ».

Derrière le Maître autel datent du XVIIème siècle on remarque un tableau du XVIIIème siècle.

La chaire est en bois sculpté du XVIème siècle tout comme une Vierge du XVIIème siècle.

 

C’est après un tragique incendie – en 1543 - qui détruisit la quasi totalité de la cité que l’église fut dotée d’un orgue dont le titulaire était Monaud des Berns, natif de Lescar.

Cependant l’orgue fut relevé vers 1665 avant qu’un contrat soit passé le 13 décembre 1673 entre les marguilliers de l’église de Nay et le facteur Gérard Brunel qui construira un orgue de 11 jeux pour la somme de 1450 livres.

Le 17 février 1676 alors que l’orgue était terminé on estima qu’il manquait un jeu d’écho.

Les commanditaires accordèrent 200 livres supplémentaires pour ce jeu qui fut installé dans un délai de 4 mois.

Jean Harel de Nantes sera le premier organiste sous contrat signé le 25 mars 1677. A la mort de ce dernier son fils lui succèdera le 2 décembre 1719.

S’ensuivirent des travaux d’entretien et une nouvelle restauration fut engagée en 1835 par Jean Pétron.

En1889, l’orgue ne sonnera plus faute d’entretien.

 

C’est en1896 que le Conseil de Fabrique décida de reconstruire l’orgue. Pour ce faire, il eut recours au facteur bordelais, Michel Roger, élève de Vincent Cavaillé-Coll, ancien harmoniste de Georges Wenner.

Sous son initiative l’instrument passa d’une esthétique baroque à un essai symphonique.

 

Une nouvelle ère de silence s’installa jusqu’à ce qu’une association, en 2000, se constitue.

Une énième restauration sera confiée à Barthélémy Formentelli qui s’emploiera à retrouver les caractéristiques d’origine.

Les travaux sont lancés en 2003 et se termineront par la bénédiction et l’inauguration de l’orgue les 13 et 14 mai 2006.  

Les organistes Michel Chapuis et Jean-Paul Lécot en seront les titulaires.

 

Le buffet est en noyer et se décline en trois tourelles et deux doubles plates-faces de tuyaux en étain.

La console dite en fenêtre présente 17 jeux,  deux claviers de 49 notes - écho de C2 à C5 - et un pédalier de 27 notes en tirasse fixe - C1 à C3 -. Les transmissions sont mécaniques et le tempérament inégal.

 

Durant cette heure d’orgue seront jouées des œuvres d’organistes européens du XVII et XVIII ème siècle  (Corette, Baptista, Babou, PIroye,Lidon, Fiocco et Scarlatti).

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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