A LA GALERIE PIETRO BARROSSO Aline Zirimis, Samuel Bernet, Bruno Lacosade et Philippe Jayat-Hugo :  L’ART AU PLURIEL !

Publié le 24 Septembre 2018

L'art selon André Malraux : le plus court chemin de l'homme à l'homme ... nous y ajouterons la femme aussi.
L'art selon André Malraux : le plus court chemin de l'homme à l'homme ... nous y ajouterons la femme aussi.
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L'art selon André Malraux : le plus court chemin de l'homme à l'homme ... nous y ajouterons la femme aussi.

 

Entre l’homme de lettres qui assure qu’en art comme en amour, l’instinct suffit et le maître, en l’occurrence Eugène Delacroix, qui estime que ce qu’il y a de plus réel pour lui ce sont les illusions qu’il crée avec sa peinture, le reste étant un sable mouvant, je lui préfèrerais peut-être la réflexion de Georges Braque qui, pour sa part, considérait qu’il n’est qu’une chose qui vaille c’est celle qu’on ne peut exprimer.

 

Nous n’irons pas jusqu’à nous fourvoyer dans des réflexions néo philosophiques quant à nous poser la question de savoir à quoi obéit le regard posé sur une œuvre alors même que nous savons bien que notre démarche visuelle s’intellectualise par le fait qu’elle obéit à des habitudes perceptives et à un style cognitif puisé dans notre quotidien.

En somme, une phénoménologie de la perception esthétique à partie d’expériences partagées. Une théorie de la perception et de la connaissance considérant que la relation entre le sujet et l’objet est directe et objective. Un néoréalisme pur et dur mais au fond bien réel.

Comme l’exprime Paul Ricoeur à propos de l’explication d’un texte, une démarche qu’on pourrait aussi bien appliquer à l’art pictural : expliquer, c’est dégager la structure, c’est dire les relations internes de dépendance constituant la statistique du texte littéraire ou de la représentation artistique.

Mieux, interpréter – et là nous sommes bien dans la tentation du comprendre – c’est prendre le chemin de la pensée (pour ce qui du texte mais de manière similaire pour un tableau ou une sculpture et tout autant une photographie, c’est se mettre en route vers « l’orient » du texte ou plus généralement de l’œuvre dans sa globalité.

 

DIVERSITE

La galerie d’art contemporain Piétro à Nay (64) dans le Sud Ouest de la France participait dernièrement et traditionnellement à la rentrée des arts intitulée « Road 64 » regroupant, au cœur d’un Béarn particulièrement riche, productif et créatif, de nombreux artistes.

Au long de cette route artistique serpentant au pied des Pyrénées entre villes et villages chacun avait à cœur de présenter des œuvres d’une grande diversité.

De Nay à Bourdettes en passant par Arros-de Nay, Saint Abit et Pardies-Pietat les artistes de toutes tendances, de toutes écoles proposaient les fruits de leurs réflexions. Marqués parfois d’une intéressante originalité.

Dans sa forge reconvertie pour la circonstance en un mini-temple de l’art où plane dans chaque mémoire le souvenir des grands maîtres de l’art contemporain de Paul Klee, à Francesc Torres ou encore Andy Warhol et Alexander Calder, entre autres, Pietro Barrasso – auteur de plusieurs sculptures en acier -  s’efforce modestement certes (Barcelone et New-York nourrissant l’inspiration)  mais avec infiniment de conviction de prendre, toutes proportions gardées, l’art tel que le concevait André Malraux comme étant le plus court chemin de l’homme à l’homme.  Voilà pour l’esprit.

 

CRI D’ALARME

Avec Bruno Lacosade c’est une plongée en eau profonde d’une féminité délicatement mise en scène au sein d’une nature aussi belle que sauvage. Le noir – celui qui habille le mieux les représentations artistiques – y est omniprésent. Rude parfois laissant aux courbes et aux mouvements du modèle le soin de compenser sinon de subvenir dans un environnement singulier à ce besoin d’harmonie où se mélangent avec subtilité l’aérien, l’aquatique, l’animal et l’humain. En somme, la nature saisie par l’objectif de Lacosade jusqu’à oser le divin.

 

C’est un retour à la matière auquel nous invite Aline Zirimis sculptrice céramiste.

L’originalité des formes soulignées par l’utilisation de techniques adaptées, propres à faire naître des couleurs inédites. Notamment, dans une déclinaison de boules et de carrés propices aux sensations tactiles.

Le figuratif reprenant ses droits avec un clin d’œil à ce réchauffement climatique qui nous interpelle et qu’illustre Aline Zirimis avec ses animaux , poissons et oiseaux constituant une population en péril.

Son lièvre surprenant de réalisme avec ses immenses oreilles nous invitant à entendre le cri d’alarme d’une nature sacrifiée.

 

Nous ne quittons pas la nature à la célébration de laquelle nous convie Samuel Bernet.

Pour ce dernier, les contreforts pyrénéens mais aussi les vastes espaces de la Russie ou de l’Amazonie sont des miroirs de choix pour satisfaire un besoin de peindre au-delà de tout académisme. Une représentation évanescente où le sujet – en l’occurrence la nature – impose le respect après avoir retenu l’attention.

Samuel Bernet confie avoir trouvé sa voie après sa « rencontre » avec « L’Homme au casque d’Or » de Rembrandt. Rien n’est finalement fortuit.

Pas de tendances spécifiques dans son oeuvre sinon un besoin de traduire les élans du cœur dans une société qui a totalement perdu le sens de ces valeurs dont la nature a le secret

 

CHEMIN DE VIE

Avec Philippe Jayat (Hugo) le miracle – si l’on peut dire -  de la composition pourrait s’expliquer au travers de la spécificité d’un artiste intuitif et autodidacte mais informé quelque part de la bonne manière de se frayer un chemin de vie sur les supports choisis :

« Je retrouve et je développe d’autres sensations sur des formats pas forcément académiques mais parfaitement adaptés à mes attentes. Ce qui me permet d’utiliser des matières les plus inattendues qui soient. Le rendu est peut-être surprenant mais il traduit parfaitement mes sensations et mes émotions. » confie l’artiste.

Effectivement, il en résulte une œuvre de plain-chant que l’on reçoit, selon, pour les uns, en plein cœur ; et pour les moins émotifs, en pleine figure.

L’illustration d’une époque agitée et instable. Une œuvre de notre temps et qui sait d’un autre temps sinon de demain. C’est en tout cas le message que l’artiste souhaiterait faire passer.

En tout état de cause, ces représentations apparaissent comme les témoignages d’un monde de turbulences avec en filigrane le fil ténu d’un espoir encore possible.

De toute évidence, une production picturale flamboyante suscitant des raisons d’aimer ou de ne pas aimer mais au contact de laquelle on ne peut rester insensible.

 

Bernard VADON

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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