LOURDES : des témoignages d’espoir par milliers mais aussi et parfois le prétexte minable et détestable d’en découdre avec l’Institution.

Publié le 19 Août 2018

Entre un humoriste - Pierre Desproges - qui la raille et la dénigre, un évêque - Monseigneur Jean-Michel Di Falco -  qui la défend justement et vigoureusement, et une soeur franciscaine miraculée - Bernadette Moriau - messagère d'espoir, une institution qui a le réflexe rare de la repentance mais qui s'inscrit aussi et souvent dans la voie du bien.
Entre un humoriste - Pierre Desproges - qui la raille et la dénigre, un évêque - Monseigneur Jean-Michel Di Falco -  qui la défend justement et vigoureusement, et une soeur franciscaine miraculée - Bernadette Moriau - messagère d'espoir, une institution qui a le réflexe rare de la repentance mais qui s'inscrit aussi et souvent dans la voie du bien.Entre un humoriste - Pierre Desproges - qui la raille et la dénigre, un évêque - Monseigneur Jean-Michel Di Falco -  qui la défend justement et vigoureusement, et une soeur franciscaine miraculée - Bernadette Moriau - messagère d'espoir, une institution qui a le réflexe rare de la repentance mais qui s'inscrit aussi et souvent dans la voie du bien.
Entre un humoriste - Pierre Desproges - qui la raille et la dénigre, un évêque - Monseigneur Jean-Michel Di Falco -  qui la défend justement et vigoureusement, et une soeur franciscaine miraculée - Bernadette Moriau - messagère d'espoir, une institution qui a le réflexe rare de la repentance mais qui s'inscrit aussi et souvent dans la voie du bien.Entre un humoriste - Pierre Desproges - qui la raille et la dénigre, un évêque - Monseigneur Jean-Michel Di Falco -  qui la défend justement et vigoureusement, et une soeur franciscaine miraculée - Bernadette Moriau - messagère d'espoir, une institution qui a le réflexe rare de la repentance mais qui s'inscrit aussi et souvent dans la voie du bien.Entre un humoriste - Pierre Desproges - qui la raille et la dénigre, un évêque - Monseigneur Jean-Michel Di Falco -  qui la défend justement et vigoureusement, et une soeur franciscaine miraculée - Bernadette Moriau - messagère d'espoir, une institution qui a le réflexe rare de la repentance mais qui s'inscrit aussi et souvent dans la voie du bien.

Entre un humoriste - Pierre Desproges - qui la raille et la dénigre, un évêque - Monseigneur Jean-Michel Di Falco - qui la défend justement et vigoureusement, et une soeur franciscaine miraculée - Bernadette Moriau - messagère d'espoir, une institution qui a le réflexe rare de la repentance mais qui s'inscrit aussi et souvent dans la voie du bien.

 

Après la célébration d’une fête de l’Assomption dont le centre d’intérêt spirituel peut difficilement trouver à Lourdes, dans le Sud Ouest de la France, un lieu mieux approprié par son exceptionnelle dimension sacrée, la Grotte des Apparitions continue d’accueillir des pèlerins venus nombreux et du monde entier, en dépit des contraintes imposées par la nécessité de leur garantir par ces temps agités une sécurité la plus efficiente qui soit.

 

Qu’importe si en ce matin du 15 août dernier, France-Inter n’avait rien trouvé de plus intéressant que de rediffuser un sketch de l’humoriste-philosophe Pierre Desproges qui ne faisait pas dans la dentelle lorsqu’il s’avisait de pourfendre certaines institutions dont la religion catholique. Principalement en ce jour où les chrétiens vénèrent la Mère du Christ.

Qu’importe le calice, pour une certaine clientèle, la rigolade à petits prix ne connaît pas de limites essentiellement dans ce qui touche au mauvais goût. La dérision est aussi une forme de religion dans l’art de faire rire jaune. On peut leur faire confiance.

Dans le genre, il faut également reconnaître qu’à une certaine époque « Le tribunal des flagrants délires » (le bien nommé) a laissé des traces quasi indélébiles chez ceux et celles qui en firent les frais.

 

HUMORTISTES ET RELIGION

Il y a huit ans mon ami, Monseigneur Jean-Michel DI Falco – alors délégué général de « Chrétiens Médias » -  s’était, avec le talent de chroniqueur qu’on lui connaît, vivement indigné suite aux attaques de l’humoriste contre la religion en général et Dieu en particulier sans oublier accessoirement ses saints.

Desproges faisait en la circonstance ses choux gras – jusqu’à nous en faire vomir - de Jésus et de sa mère, la Vierge Marie. Le sujet promettait !

Au diable (si je puis dire) la bienséance et le respect d’une manière de penser à l’égard de la gent « athée non criante, non bigotante et mal bêtifiante » (ce sont les termes de M. Desproges) en bute aux majorités agissantes, « secte en robe dont le monothéisme avoué est une véritable insulte à Darwin, aux religions gréco-romaines, et à ma sœur qui fait bouddhiste dans un bordel de Kuala-Lumpur » (c’est toujours du Desproges dans ce texte gratiné).

 

Ainsi, en ce dernier 15 août et pour ne pas faillir à la sacro-sainte tradition opportuniste de la confrérie des fidèles (eh oui, ici aussi, l’hôpital se moque facilement de la charité en satisfaisant ses fidèles au nom de la satire et du blasphème) ; ainsi donc, la Vierge Marie, par la voix d’un Desproges ressuscité pour la circonstance, inspirait à l’humoriste des réflexions plus choquantes que drôles.

De là à considérer que les émissions télévisées – en l’occurrence « Le Jour du Seigneur » -  bafouent les athées, il n’y a qu’un pas à faire dans le sens d’une raillerie aussi facile dans laquelle ce cher Desproges (Laurent Gérard dans le genre n’est pas en reste pour lui emboiter ce pas pour le moins boiteux) se vautrait avec délectation.

 

Dans ce genre d’association d’informations scabreuses, les médias excellent aussi comme ce fut le cas lors du « Vingt heures » de ce même 15 août où l’annonce de l’événement du jour à Lourdes fut suivie, dans la foulée, de celle du scandale sur la pédophilie en Pennsylvanie qui empoisonne actuellement l’Eglise catholique et cela au grand dam du Vatican qui, par la voix du pape François, confesse « sa honte et son chagrin ».

Au nom du principe affirmant que lorsqu’on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage, les lanceurs d’informations, par médias interposés ou autres réseaux sociaux, ne sont pas en reste pour discréditer au passage une institution qui dérange depuis plus de deux mille ans.

Rejetant le fait – qui n’est pas pour autant un motif d’excuses – que la perfection n’est pas de ce monde et que, malheureusement, toute organisation humaine n’est pas à l’abri du dérapage d’un de ses acteurs.

Occultant le fait que si l’Eglise fait parfois du mal elle fait aussi et souvent beaucoup de bien. Dont acte.

 

CHARGEE DE TEMOIGNER

A Lourdes, cette année mais aussi à Lestelle-Betharram autre lieu sacré, les témoignages ont été manifestement au cœur de cette grande séquence mariale 2018 marquée par le traditionnel Pèlerinage national organisé par les Assomptionnistes. Un peu comme pour donner le change aux détracteurs potentiels.

Un temps de grâce au travers du témoignage de sœur Bernadette Moriau, franciscaine oblate du Sacré-Cœur de Jésus, 70ème miraculée reconnue de Lourdes, guérie d’une douloureuse maladie des racines lombaires et sacrées.

A presque 80 ans, sœur Bernadette a raconté, en l’église Sainte Bernadette et devant une assemblée nombreuse de pèlerins, son extraordinaire aventure spirituelle et les moments mystérieux de sa guérison en 2008.  

 

« Je n’étais pas venu à Lourdes pour guérir mais pour partager un temps fort et demander la force d’endurer la souffrance. Lorsque j’ai été me baigner aux piscines, dans une démarche de purification, j’ai demandé la conversion du cœur et prié pour les autres malades mais pas pour ma guérison physique. »

C’est pendant la procession du Saint Sacrement qu’elle vit une expérience forte, avant de rentrer dans sa communauté sans amélioration palpable de son état de santé. Ce n’est que trois jours après qu’elle sent – lors de l’Adoration – une chaleur lui traverser le corps, puis – une fois rentrée sa chambre – une voix lui demanda d’enlever ses appareils médicaux.

Elle ne ressent alors plus aucune douleur et peut marcher comme avant sa douloureuse maladie :

« J’ai connu la souffrance pendant des années. Jésus est toujours là et Marie à nos côtés même quand notre prière n’est faite que de larmes. Beaucoup ne seront pas guéris en rentrant chez eux mais chacun repartira avec une grâce particulière qui aide à vivre. Moi, je ne suis qu’une petite sœur, qui n’est pour rien dans ce qui lui est arrivé et qui demeure un mystère. »

« Même dans les plus grandes souffrances, il faut continuer de croire que nous possédons des ressources qui nous dépassent ».

 

Bernadette Soubirous avait, en son temps, rapporté les recommandations de la Vierge Marie et s’était alors contentée fort modestement de déclarer qu’elle était simplement chargée de les rapporter.

Etrangement, sœur Bernadette Moriaux, il y a quelques mois, s’inspirait à son tour des mots de Bernadette Soubirous pour affirmer :

« Je suis chargée de vous le témoigner, pas de vous le faire croire ! »

 

 

Bernard Vadon

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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