LOURDES 2018 OU, « JE SUIS CHARGEE DE VOUS LE DIRE » : un pèlerinage mythique et mystique sous haute surveillance.

Publié le 13 Août 2018

Les chemins de Dieu sont en même temps déroutants et beaux ...
Les chemins de Dieu sont en même temps déroutants et beaux ...Les chemins de Dieu sont en même temps déroutants et beaux ...Les chemins de Dieu sont en même temps déroutants et beaux ...
Les chemins de Dieu sont en même temps déroutants et beaux ...Les chemins de Dieu sont en même temps déroutants et beaux ...

Les chemins de Dieu sont en même temps déroutants et beaux ...

LOURDES 2018 OU, « JE SUIS CHARGEE DE VOUS LE DIRE » : un pèlerinage mythique et mystique sous haute surveillance.

Depuis plus d’un demi siècle, chaque été, se déroule à Lourdes – dans le Sud Ouest de la France – le mythique et mystique pèlerinage catholique National. Un événement qui rassemble plus de dix mille pèlerins, malades et hospitaliers animés par le même et pieux désir de venir prier sur ces lieux, sanctifiés par le mystère de la foi, et singulièrement devant la grotte de Massabielle où, le 11 février 1858, la Vierge Marie est apparue à Bernadette Soubirous.

Historiquement, depuis, le 15 août 1873, fête de l’Assomption de la Vierge - ou dormition dans la tradition orientale - rappelant que Marie n’est pas morte mais qu’elle est entrée directement dans la gloire de Dieu, les pères assomptionnistes organisent un pèlerinage avec pour objectif de rassembler le plus grand nombre de fidèles venus de toutes les régions de la France. Et parfois aussi de pays étrangers.

Ainsi, naquit le pèlerinage National -  le 145ème cette année - commencé ce dernier 11 août pour se poursuivre jusqu’au 16 août prochain. Il lui succédera le pèlerinage, également traditionnel, des gens du voyage.

RENCONTRE DU CIEL ET DE LA TERRE

C’est à l’Institution Notre-Dame de Salut qu’il appartient de coordonner l’action des hospitaliers, pèlerins valides accompagnant les pèlerins malades. Pas moins de quatre mille consacrent une semaine de leurs vacances pour être brancardiers et hospitaliers mais aussi animateurs dans les accueils prévus au sanctuaire et dans les hôtels sans oublier les pisciniers assurant l’une des recommandations de la Vierge Marie :

 « Allez boire à la fontaine et vous y laver ».

Au fond sinon sur la forme, cela pourrait commencer par : « il était une fois »

Un peu comme toutes les histoires, les contes ou les légendes.

Pourtant, tout ce qui entre dans cette recette littéraire est réuni pour satisfaire le merveilleux, le rêve.

La jeune fille sage et analphabète, une famille nécessiteuse, un environnement en harmonie avec une vie ordinaire et d’une extrême simplicité dans une ville sans charme particulier.

Et soudain cette rencontre du ciel et de la terre signifiée physiquement par ce souffle mystérieux qui n’a du vent que l’impression.

Au cœur d’une grotte inhospitalière et froide bordée par une rivière nourrie des neiges toutes proches des Pyrénées.

 

LES CHEMINS DE DIEU

Le temps d’hiver est particulièrement rude en ce lieu où s’épanouit une nature verdoyante mais où, cependant, le soleil infiltre rarement ses doux rayons.

Nous sommes en l’an 1858 et l’accomplissement d’un signe fort venu du ciel est proche qui va faire de Lourdes une des pierres angulaires de l’Espérance divine par l’intercession de la Vierge Marie.

Celle qui a été choisie puis chargée de nous le dire s’appelle Bernadette.

Les chemins de Dieu sont en même temps déroutants et beaux qui ne serpentent qu’en milieux de simplicité et de dénuement.

Avec cette volonté parfois difficile de nous faire prendre conscience de notre petitesse et en même temps de notre grandeur.

Un paradoxe qui nous dépasse et dont Bernadette à travers chacun de nous s’imprègnera jusqu’au terme d’une vie courte mais singulièrement porteuse d’espoir au peuple de Dieu venu, depuis, des quatre coins de la planète chercher à son tour le souffle de l’Espérance.

 

« Magnificat anima mea dominum » rien, mieux que la mystique expression musicale grégorienne peut conduite à cet amour de Dieu – si tant est qu’on y soit sensible sinon demandeur -  au travers de l’expérience de la petite voyante de Massabielle évoquant et invoquant dans une désarmante simplicité sémantique : « la Belle Dame » 

 

Bernard Vadon.

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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