QUAND LA LANGUE FRANCAISE ETAIT AU POUVOIR !

Publié le 18 Juin 2018

La réforme oui, la chienlit non ! façon Charles De Gaulle ... en passant par M. Lang qui glorifie la langue arabe et Anatole France qui compare joliment la langue française à une jolie femme et Georges Pompidou qui la servait en authentique orfèvre ...
La réforme oui, la chienlit non ! façon Charles De Gaulle ... en passant par M. Lang qui glorifie la langue arabe et Anatole France qui compare joliment la langue française à une jolie femme et Georges Pompidou qui la servait en authentique orfèvre ...
La réforme oui, la chienlit non ! façon Charles De Gaulle ... en passant par M. Lang qui glorifie la langue arabe et Anatole France qui compare joliment la langue française à une jolie femme et Georges Pompidou qui la servait en authentique orfèvre ...
La réforme oui, la chienlit non ! façon Charles De Gaulle ... en passant par M. Lang qui glorifie la langue arabe et Anatole France qui compare joliment la langue française à une jolie femme et Georges Pompidou qui la servait en authentique orfèvre ...

La réforme oui, la chienlit non ! façon Charles De Gaulle ... en passant par M. Lang qui glorifie la langue arabe et Anatole France qui compare joliment la langue française à une jolie femme et Georges Pompidou qui la servait en authentique orfèvre ...

 

 

En politique, la distinction, sorte de formalisme de circonstance, entend forger un modèle de reconnaissance.

Pourquoi pas si l’intéressé n’oublie pas que la fonction prime le comportement surtout lorsque celui-ci, sous l’effet d’une mégalomanie quasi naturelle, ne passe pas certaines bornes.

Glissons sur les grandes figures historiques qui ont parfois laissé, à défaut de bons mots, de sympathiques (et souvent calculées) manies.

De Louis XIV qui tirait, comme on dit, son chapeau lorsqu’il croisait son petit personnel dans les couloirs de Versailles, à Napoléon qui, lors d’inspection des troupes se faisait précéder d’un gradé afin de connaître discrètement  la vie intime de ses hommes et ainsi ajouter à la relation individuelle de confiance, en passant par, et je dirais surtout, le Général De Gaulle qui, pour sa part, se délectait, entre autres nombreux autres remarquables auteurs, des textes d’Emile Boutroux et de Henri Bergson, ces quelques exemples pourraient expliquer certaines attitudes stylistiques.

Quant à la mythique triade césarienne : « Veni, vidi, vici » (pour les non-latinistes : « je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu ») elle n’est pas la moins remarquable de ces références ou clichés agrémentant le langage des chefs d’Etats et parfois leur comportement. Tel celui, pour le moins hors concours tant il est farfelu, de Donald Trump qui, dit-on, déchire consciencieusement, et au grand dam des archivistes, les documents qui lui sont adressés.

Bizarre, vous avez dit bizarre, pour reprendre la célèbre réplique de Louis Jouvet dans « Docteur Knock » de Jules Romain ?

 

Régression

Si les expressions de bourre-pif ou encore de remontée de bretelles et avoinée sont plutôt (suite à de détestables règlements de comptes) réservées aux commentaires faits en coulisses, il n’en demeure pas moins que les écarts de langage sont de plus en plus de mise sous les ors de la république.

Alors même que notre belle langue (oui, j’insiste, notre belle langue), de tous siècles, s’imposait comme une référence (et pas seulement dans les chancelleries) on assiste, aujourd’hui, sous l’effet de l’action de politiciens feignant l’ignorance à des fins électoralistes, à une inquiétante régression de la langue française.

Le français redeviendrait-il l’apanage d’une caste de nantis ?

J’ai la nostalgie de ce maître en rhétorique qu’était Georges Pompidou. Du temps où la langue française était au pouvoir. C’était malheureusement hier.

 

Résidant occasionnellement et depuis de nombreuses années dans un pays étranger et néanmoins ami, je suis malheureusement et chaque jour tenté de croire qu’il y a péril en la demeure de France.

Que le mandarin – entre autres – ait le vent en poupe ne me dérange pas outre mesure mais de grâce reprenons nos esprits et gageons que nous avons encore une incroyable et unique culture littéraire et artistique à faire partager.

Seule la bonne pratique de la langue, qui plus est dans les pays francophones, peut y contribuer.

Ensuite, que la remise de certains mots tombés en désuétude dont les fameux « chienlit » et « quarteron » du général de Gaulle ajoutent à la richesse, pourquoi pas ?

En revanche, je partage moins l’arrogance et le mépris de ceux qui investis d’un pouvoir souvent momentané incitent à jeter en pâture au « bon » peuple un vocabulaire argotique du genre de : « ceux qui foutent le bordel » aux « fainéants et autres cyniques » avec un pic dans l’évocation hallucinante et grossière s’il en est d’un « pognon de dingue ». (sic)

Sans parler de l’inquiétante invasion des néologismes et autres anglicismes.

Suivez mon regard !

Quant à cet ex-ministre de l’éducation nationale puis de la culture qui assure sans rire (sur les réseaux sociaux notamment … encore eux !) je cite :

« Nous sommes dans un pays où la langue arabe devrait être reine ! »

On se pince pour ne pas rêver.

 

Faire valoir

Issu d’une famille dont l’aïeul de par sa position sociale – Directeur des Affaires arabes sous Napoléon III -  parlait couramment l’arabe et écrivit plusieurs ouvrages référencés sur la civilisation arabe, je peux à la rigueur concevoir que la langue arabe fasse partie, culturellement parlant, de notre histoire mais de là à la statufier, même en souvenir de Poitier, il convient aussi de garder raison. Ce qui n’excluent ni le respect, ni l’intérêt.

Des Fourberies (de Scapin) aux Précieuses (ridicules) en passant par le Misanthrope, Molière n’est pas seulement (pour plagier un spectacle qui lui fut un temps consacré) « un génie malgré lui » mais il apparaît comme une sorte de faire valoir d’une langue d’exception, le français,

 

Dans la lignée des Sully Prudhomme et autres Maeterlinck, ils sont légions les combattants pour que vive et perdure la langue de Molière mais Anatole France, (en la circonstance, le bien nommé) mieux que personne, la définissant comme une femme, écrivait :

« Cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu’on l’aime de toute son âme, et qu’on n’est jamais tenté de lui être infidèle. »

 

 

Bernard Vadon

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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