SI FEMME M’ETAIT CONTEE OU LORSQU’UNE PRINCESSE ROYALE MAROCAINE DEFEND LA DIGNITE FEMININE.

Publié le 28 Mars 2018

La Princesse royale Lalla Meryem : entre violence et précarité. Rassemblée autour de Mme Zhor Sebti El Alami et de Mme Zoubida Ammal El Boustani, les élèves de l'Ecole Riad Zitoun. Un groupe de jeunes filles préparent leur avenir et l'affiche du nouveau film de Paul Verhoeven qui fait déjà scandale.
La Princesse royale Lalla Meryem : entre violence et précarité. Rassemblée autour de Mme Zhor Sebti El Alami et de Mme Zoubida Ammal El Boustani, les élèves de l'Ecole Riad Zitoun. Un groupe de jeunes filles préparent leur avenir et l'affiche du nouveau film de Paul Verhoeven qui fait déjà scandale.
La Princesse royale Lalla Meryem : entre violence et précarité. Rassemblée autour de Mme Zhor Sebti El Alami et de Mme Zoubida Ammal El Boustani, les élèves de l'Ecole Riad Zitoun. Un groupe de jeunes filles préparent leur avenir et l'affiche du nouveau film de Paul Verhoeven qui fait déjà scandale.
La Princesse royale Lalla Meryem : entre violence et précarité. Rassemblée autour de Mme Zhor Sebti El Alami et de Mme Zoubida Ammal El Boustani, les élèves de l'Ecole Riad Zitoun. Un groupe de jeunes filles préparent leur avenir et l'affiche du nouveau film de Paul Verhoeven qui fait déjà scandale.

La Princesse royale Lalla Meryem : entre violence et précarité. Rassemblée autour de Mme Zhor Sebti El Alami et de Mme Zoubida Ammal El Boustani, les élèves de l'Ecole Riad Zitoun. Un groupe de jeunes filles préparent leur avenir et l'affiche du nouveau film de Paul Verhoeven qui fait déjà scandale.

SI FEMME M’ETAIT CONTEE OU LORSQU’UNE PRINCESSE ROYALE MAROCAINE DEFEND LA DIGNITE FEMININE.

Le film « Timbuktu » de Abderrahmane Sissako, qui en son temps bouleversa le public du Festival de Cannes dénonçait ce que l’homme, en tant que genre bien spécifique, peut imaginer d’horreurs et de cruauté envers les femmes. Et cela, au travers d’une rare imbécillité. 

En ce dernier 8 mars les hommages aux victimes innocentes de telles atrocités ont été nombreux. 

Car, de la « Mater Dolorosa », figure marquante de l’Histoire Sainte à la Mama italienne, en passant par celles qui vivent dans les foyers les plus modestes, même si elle n’a pas toujours été l’égale de l’homme dans le cadre administratif et juridique, la femme reste l’icône phare de la société humaine.

A l’occasion de cette journée traditionnellement consacrée aux femmes et singulièrement aux femmes courageuses qui contribuent à faire choir les hommes du haut de leur détestable machisme et de leur hautaine suffisance, la Princesse Lalla Meryem – sœur du roi Mohammed VI du Maroc – en qualité de présidente de l’Union Nationale des Femmes du Maroc, a officiellement défini la mesure du combat des femmes pour défendre un statut universel déjà mis en pratique en différentes régions du Maroc au travers de nombreuses associations et notamment à Marrakech où, depuis 1998, dans le décor de l’Ecole Riad Zitoun sur le secteur dit de l’Ourika, un groupe de femmes mais aussi d’hommes de bonne volonté, s’efforcent avec succès, autour de leur présidente- fondatrice, Mme Zhor Sebti El Alami, de promouvoir les femmes du bled en leur dispensant un enseignement général et professionnel d’une rare efficacité.

MEMORANDUM

Pour sa part et sur le thème de la dignité de la femme, entre violence et précarité, la Princesse Lalla Meryem, au Centre de Conférences Mohammed VI également à Marrakech, argumenta, pour l’occasion et devant un parterre socialement et professionnellement éclectique, sur la condition de la femme et de l’enfant. Elle précisa que bien des questions pressantes restaient posées, citant, à titre d’exemple, le mariage des mineures, la lutte contre la discrimination mais aussi les violences faites aux femmes ainsi que le travail des enfants, notamment en milieu domestique :

 “Sources d’une vive préoccupation, ces problèmes suscitent un large débat social et font aussi l’objet d’un suivi et d’un intérêt particuliers de la part des composantes de la société civile. Notre devoir est donc de contribuer à cette dynamique sociétale, de participer constructivement au débat national suscité autour de ces questions d’actualité. En tant que militante qui se soucie du devenir de la femme et de l’enfant dans notre pays, je suggère que soit portée à la Haute Attention de Sa Majesté le Roi un mémorandum exposant les différentes questions soulevées en la matière et proposant des solutions raisonnables pour y remédier ».

A ce stade, on pourrait en conclure que le discours est clos. Certes, mais au-delà des valeurs de tolérance, de respect et de reconnaissance, la femme est aussi et surtout un témoignage fort de la vraie vie.  Même si l’homme est indispensable à la plus élémentaire et naturelle conception de l’être, cette participation indispensable à la finalité du puzzle de la naissance d’un enfant ne lui donne pas pour autant le droit de vie ou de mort sur son égale.

HAINE FEROCE

Malheureusement, certaines cultures, génératrices de présumées valeurs totalement obsolètes, ont encore la vie dure. L’Afrique à ce titre – la liste n’est pas exhaustive - est en particulier, et à cet égard un sinistre creuset où l’obscurantisme sévit encore quant à l’exercice du mal et de la souffrance envers la femme. Un comble lorsqu’elle se justifie au nom de Dieu.

L’intégrisme a encore de beaux jours devant lui dans une frange de la société souvent déboussolée où des individus mélangent tout et ne parviennent plus à différencier le bien du mal.

La célébration de la femme, façon impressionniste, en passant par les différentes tendances picturales, reste en soi un mythe. Et ce n’est pas sans raison si la femme, dans la plupart des sociétés modernes, se voit de plus en plus investie de hautes responsabilités. Parfois, d’ailleurs, au grand dam de quelques représentants de l’autre sexe.

Il n’est que de constater la haine féroce à l’égard de celles qui osent, de par le monde, défier certains tabous culturels ou cultuels jusqu’à être assignées à résidence forcée, torturées ou mises à mort si elles transgressent à des principes d’un autre âge.

Le septième art n’hésite pas à mettre en images le comportement méprisant d’abrutis adeptes d’un esclavage féminin le plus détestable et le plus condamnable qui soit. Il peut aussi inverser la vapeur. Ainsi, le prochain festival du film de Cannes annonce la couleur avec, entre autres productions sélectionnées, la programmation du nouveau film du réalisateur néerlandais Paul Verhoeven intitulé « Sainte Vierge » inspiré du livre de Judith C. Brown (Sœur Benedetta, entre sainte et lesbienne – Immodest Acts -)

L’intrigue : durant la Renaissance italienne, une religieuse, incarnée à l’écran par Virginie Efira, entretient une liaison amoureuse avec une autre sœur. Après tout pourquoi pas si ce n’était le prétexte à stigmatiser indirectement et surtout publiquement une institution.

Quant à l’affiche qui présente l’héroïne, les lèvres gourmandes et outrageusement rouges, un sein nu palpitant sous l’habit de la religieuse, elle est déjà une invitation libertine sinon saugrenue à ce spectacle étrange propre à nourrir les fantasmes de certains.

Une tendancieuse illustration de la femme qui pour être d’un autre temps n’en est pas moins révélatrice d’une vision anormalement et manifestement aguicheuse telle qu’on souhaiterait ne plus la voir.

 

Bernard VADON

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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