Il vaut mieux un bon menu qu'une bonne ordonnance ... (Jean Rostand)

Publié le 15 Janvier 2018

C'est Jean Rostand via le professeur Joyeux qui l'affirme :"Il vaut mieux un bon menu qu'une bonne ordonnance."

Autant préciser qu'un bon menu ne signifie pas manger n'importe quoi et c'est là toute la nuance du propos qui conduit directement chez le praticien de famille suite à toutes sortes de problèmes sinon de complications parois graves résultant de la façon dont on se nourrit. En général mal, pour ne pas dire très mal !

Avec son tempérament de tribun sinon de conférencier talentueux et souvent drôle, se frayant un chemin convainquant dans les sujets les plus préjudiciables pour la santé;  face à la puissance parfois meurtrière de la grande distribution et de tous ceux qui contribuent à la nourrir financièrement sur le dos du consommateur plus enclin à suivre l'exemple des abeilles qu'on attire pas avec du vinaigre, que le bon sens ou le cas échéant la vraie bonne parole, le professeur Henri Joyeux - qu'il n'est plus nécessaire de présenter et qui met aujourd'hui ses connaissances acquises à la faculté et sur le terrain au service du consommateur - n'a de cesse de prendre son bâton de pèlerin pour dénoncer les dangers à termes (souvent courts)                                                                               d'une mauvaise et dangereuse alimentation.

Qui n'a pas dans sa toute jeunesse goûté le bonheur de déguster le lait fraîchement trait par la fermière ? 

J'ai longtemps fait partie de ces amateurs privilégiés qui mettaient à profit les vacances à la campagne pour se régaler directement au pis de la vache.

Mais voilà ... c'était sans compter avec les conséquences de ce comportement alimentaire qu'une activité sportive pourtrant intense n'est pas parvenue à éradiquer totalement. A l'instar du frère du professeur moins enclin à renoncer à certains produits, notamment laitiers, je n'ai pu éviter le passage obligé sur la table d'opération d'un ami chirurgien qui a eu raison d'une de mes hanches récalcitrantes.

La leçon a porté ses fruits et depuis je m'efforce de me plier à une alimentation plus maîtrisée dans laquelle le lait n'est pas - j'en suis triste mais c'est ainsi -  l'unique mal venu.

Ceci est-il aujourd'hui la conséquence de cela ?

Je touche quand du bois mais tout va mieux de ce côté là.

 Bernard Vadon

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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