Marrakech : Goûtons voir si le vin est bon !

Publié le 20 Novembre 2017

Soucieux de cet acteur économique qu'est le vin, Hassan II prendra conseil auprès de son ami Jacques Chaban Delmas, alors maire de Bordeaux, et relancera la viticulture marocaine. Quant à la princesse Lalla Aïcha, sa soeur, intellectuelle reconnue et fine connaisseuse, les secrets des vins bordelais n'avaient pas de secrets pour  elle. Aujourd'hui, le Maroc occupe la deuxième place sur l'échiquier vinicole africain. Egalement sur nos photos, Bénédicte Bataille entourée de MM. Philippe Casenave, consul général de France  et Christophe Pomez, directeur de l'Institut Français a célébré dans son magazine le vignoble marocain.
Soucieux de cet acteur économique qu'est le vin, Hassan II prendra conseil auprès de son ami Jacques Chaban Delmas, alors maire de Bordeaux, et relancera la viticulture marocaine. Quant à la princesse Lalla Aïcha, sa soeur, intellectuelle reconnue et fine connaisseuse, les secrets des vins bordelais n'avaient pas de secrets pour  elle. Aujourd'hui, le Maroc occupe la deuxième place sur l'échiquier vinicole africain. Egalement sur nos photos, Bénédicte Bataille entourée de MM. Philippe Casenave, consul général de France  et Christophe Pomez, directeur de l'Institut Français a célébré dans son magazine le vignoble marocain. Soucieux de cet acteur économique qu'est le vin, Hassan II prendra conseil auprès de son ami Jacques Chaban Delmas, alors maire de Bordeaux, et relancera la viticulture marocaine. Quant à la princesse Lalla Aïcha, sa soeur, intellectuelle reconnue et fine connaisseuse, les secrets des vins bordelais n'avaient pas de secrets pour  elle. Aujourd'hui, le Maroc occupe la deuxième place sur l'échiquier vinicole africain. Egalement sur nos photos, Bénédicte Bataille entourée de MM. Philippe Casenave, consul général de France  et Christophe Pomez, directeur de l'Institut Français a célébré dans son magazine le vignoble marocain.
Soucieux de cet acteur économique qu'est le vin, Hassan II prendra conseil auprès de son ami Jacques Chaban Delmas, alors maire de Bordeaux, et relancera la viticulture marocaine. Quant à la princesse Lalla Aïcha, sa soeur, intellectuelle reconnue et fine connaisseuse, les secrets des vins bordelais n'avaient pas de secrets pour  elle. Aujourd'hui, le Maroc occupe la deuxième place sur l'échiquier vinicole africain. Egalement sur nos photos, Bénédicte Bataille entourée de MM. Philippe Casenave, consul général de France  et Christophe Pomez, directeur de l'Institut Français a célébré dans son magazine le vignoble marocain. Soucieux de cet acteur économique qu'est le vin, Hassan II prendra conseil auprès de son ami Jacques Chaban Delmas, alors maire de Bordeaux, et relancera la viticulture marocaine. Quant à la princesse Lalla Aïcha, sa soeur, intellectuelle reconnue et fine connaisseuse, les secrets des vins bordelais n'avaient pas de secrets pour  elle. Aujourd'hui, le Maroc occupe la deuxième place sur l'échiquier vinicole africain. Egalement sur nos photos, Bénédicte Bataille entourée de MM. Philippe Casenave, consul général de France  et Christophe Pomez, directeur de l'Institut Français a célébré dans son magazine le vignoble marocain. Soucieux de cet acteur économique qu'est le vin, Hassan II prendra conseil auprès de son ami Jacques Chaban Delmas, alors maire de Bordeaux, et relancera la viticulture marocaine. Quant à la princesse Lalla Aïcha, sa soeur, intellectuelle reconnue et fine connaisseuse, les secrets des vins bordelais n'avaient pas de secrets pour  elle. Aujourd'hui, le Maroc occupe la deuxième place sur l'échiquier vinicole africain. Egalement sur nos photos, Bénédicte Bataille entourée de MM. Philippe Casenave, consul général de France  et Christophe Pomez, directeur de l'Institut Français a célébré dans son magazine le vignoble marocain.
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Soucieux de cet acteur économique qu'est le vin, Hassan II prendra conseil auprès de son ami Jacques Chaban Delmas, alors maire de Bordeaux, et relancera la viticulture marocaine. Quant à la princesse Lalla Aïcha, sa soeur, intellectuelle reconnue et fine connaisseuse, les secrets des vins bordelais n'avaient pas de secrets pour elle. Aujourd'hui, le Maroc occupe la deuxième place sur l'échiquier vinicole africain. Egalement sur nos photos, Bénédicte Bataille entourée de MM. Philippe Casenave, consul général de France et Christophe Pomez, directeur de l'Institut Français a célébré dans son magazine le vignoble marocain.

 

 

Les origines des Chevaliers de la Table Ronde sont aussi diverses que multiples mais celle d’entre elles qui nous convient concerne, en l’occurrence, l’ordre légendaire que l’on doit au roi Arthur soucieux de la quête du Graal et parallèlement d’assurer la paix de son royaume.

Quant au poète normand Wace, il en raconte l’épopée, en 1155,  dans le « Roman de Brut ».

Voilà pour la légende sinon l’histoire à laquelle une autre référence populaire et musicale de circonstance se rapporte, celle d’une célèbre chanson à boire :

« Chevaliers de la Table Ronde, goûtons voir, goûtons voir, goûtons voir, si le vin est bon … »

 

In vino veritas

Ils étaient nombreux, dernièrement, dans les jardins de l’Institut Français de Marrakech (on notait aussi la présence de Philippe Casenave, consul général de France) à répondre à l’invitation de Christophe Pomez, le directeur des lieux.

Ce dernier accueillait en effet, en filigrane du traditionnel Beaujolais nouveau, les responsables du magazine « Life is Morocco » dont sa dynamique entrepreneure et propriétaire, Bénédicte Bataille, qui souhaitait faire découvrir à ses invités d’un soir les vignobles marocains et leurs plus prestigieux produits du terroir révélés en « live » par les vignerons présents à cette dégustation in vino veritas.

Ce qui fut fait dans les règles de l’art de la table grâce au concours gastronomique de quelques bonnes adresses de Marrakech dont l’Huitre de Darkla (une référence au même titre que celles de Marennes-Oléron ou Arcachon … la liste n’est évidemment pas exhaustive) célébrée avec autant de connaissance sur le sujet que d’amabilité dans le propos par Pascale Lorcy mais aussi le « 16 Café » ou encore les spécialités du maître fromager Meignat.

Tous professionnellement qualifiés pour servir de faire-valoir à des crus d’exception dont celui du domaine de Baccari – que nous avons retrouvé non sans plaisir plutôt que découvert car c’était auparavant déjà fait – présenté avec autant de compétence et d’enthousiasme que de passion par Nahla Bahnini. Je vous recommande la Première de Baccari figurant dans la collection exclusive cuvée rosée sertie dans sa bouteille originale, visuellement et au toucher, inspirée des 58 facettes du mythique diamant. Cherchez la correspondance.

A ses côtés, et non des moindres, d’autres grands vins du terroir marocain, les Celliers de Meknès et le Château Roslane, enfant gâté de la famille Zniber, avec notamment son AOC « Les Coteaux de l’Atlas » mais aussi le domaine de la Ferme Rouge et l’AOC Côtes de Rommani, baptisé Ithaque, île chère à Ulysse ou encore le Volubilia blanc sec tout en rondeur avec des notes d'agrumes et un subtil mélange de cépages, du domaine de la Zouina sans oublier l’Epicuria Syrah aux tanins fins et soyeux pour respecter la nomenclature oeunologique. 

Et toujours, en maîtres et connaisseurs incontestés, les assembleurs et autres sommeliers Maîtres de chais, originaires pour la plupart de France, partenaire et amie du Maroc, qui s’efforcent, avec le concours précieux de spécialistes locaux, d’affiner ce vignoble progressant, chaque année, en qualité.   

Comme l’écrivent Bénédicte et ses collaborateurs :

« De Berkane à Essaouira, en passant par Meknès et Rommani, le goût du terroir est conteur d’une histoire riche. » (1)

 

Continuité

Une histoire qui fait aussi partie de la grande Histoire qui situe le Maroc comme étant l’un des berceaux des dernières vignes sauvages.

Flash-back circonstancié :

Déjà, dans l'Antiquité, Pausanias dit le Périégète – auteur émérite, si l’on peut dire, d’une sorte de guide de la Grèce notait, pour sa part, que les habitants de Lixus, fondée par les Phéniciens sur la rive droite de l'oued Loukkos, consommaient les fruits de ces lambrusques, sorte de vignes sauvages ou encore de vignes des bois.

Les Kabyles, quant à eux, ne négligeaient pas cet appoint nutritif et, selon Louis Levadoux (ampélographe français ayant travaillé sur la reconnaissance des cépages de vigne),  l'automne venu, les populations du Guergour s'en allaient, très haut dans les forêts de l'Atlas, vendanger les grappes qu'ils consommaient à l'état frais ou qu'ils faisaient sécher sur des claies.

L'ampélographe a pu même repérer, dans la vallée de l'oued Titria, ces fameuses lambrusques connues sous le nom d'Aneb djalia et en a conclu que certaines présentaient une étrange ressemblance avec les cépages cultivés par les Berbères..

 

Ainsi va l’Histoire et la conquête musulmane ne fit pas pour autant disparaître la viticulture nord-africaine mais favorisa le raisin de table et laissa aux berbères marocains islamisés le soin d’apporter leurs cépages dans la péninsule ibérique.

Une façon d’assurer la continuité.

L’un d’entre eux, est encore aujourd’hui cultivé en Andalousie : il s’agit du Faranat blanc de Tunis, connu en Espagne sous le nom de Majorquin, un vin de couleur jaune pâle avec des reflets verts et aux arômes de pomme et de poire.

Ainsi, l’agronomie musulmane, en Andalousie notamment, ne renoncera pas à l’étude de la viticulture. On raconte même, à ce propos, que les émirs et califes d'origine maure furent de grands amateurs de vins et les palais de Grenade, Cordoue, Séville, Medinaceli et Almérie étaient réputés pour leurs crus.

Au Maroc, sans aller jusqu’à cette liberté, les souverains successifs autorisaient les juifs - qui par ailleurs et pour certains possédaient des vignobles - à boire du vin mais il leur était interdit d'en vendre.

A noter enfin sur ce chapitre que les chrétiens résidents usaient des mêmes droits.

 

Prospérité

Durant la colonisation, les Français développèrent la viticulture au Maroc mais aussi en Algérie et en Tunisie afin de pallier les ravages catastrophiques causés en 1875 dans leur vignoble par le phylloxéra (puceron destructeur de la vigne).

Au Maroc, l'insecte ne pouvant vivre dans le sable, le choix de ces terres permettra de planter les vignes sans risques. Quelques cépages français seront de ce fait greffés et la culture deviendra rapidement intensive avec les excellents résultats commerciaux qui en découleront et dont le port de Casablanca sera l’un des principaux bénéficiaires.

Quatre cépages furent à ce titre sélectionnés en raison de leur adaptation à cette terre : il s'agissait du Grenache, du Carignan, du Cinsault et de l'Alicante Bouschet.

En 1923, une société belge s'installe près de Ben Slimane pour créer un domaine viticole. La première vendange a lieu en 1927. C'est le début de la viticulture moderne marocaine.

Le. Domaine est actuellement la propriété de Thalvin-Ebertec sous l’appellation Ouled Thaleb.

 

La prospérité retrouvée du vignoble marocain génèrera des plantations de  plusieurs centaines d'hectares autour de Meknès, Rabat, Tiflet et Khemisset. Quant à la cave d'Aït Souala, à Meknès, elle témoigne de cette période faste.

En 1956, avec l'Indépendance, le royaume marocain hérite de ces caves et de ces vignobles qui seront alors nationalisés affectant du même coup la profession pour des raisons aussi bien culturelles que religieuses.

En 1967, le Traité de Rome interdisant le coupage des vins de la communauté européenne avec ceux de l'étranger, privera le Maroc de ce marché et entrainera une crise de surproduction.

La vigne sera arrachée, un grand nombre de caves seront fermées et la viticulture traversera des moments compliqués contraignant les viticulteurs à délaisser le vrac pour s'orienter vers la bouteille et une production moderne avec la naissance de domaines vinicoles, de châteaux et de caves coopératives avec des choix de cépages plus qualitatifs tels que Chardonnay, Roussanne, Syrah et Cabernet, notamment.

 

Nouveau départ

En 1990, le roi Hassan II prend conscience de cette situation difficile et décide de relancer la viticulture marocaine.

Je n’ai pas eu l’honneur et l’avantage d’être reçu à la table d’un monarque parfois critiqué mais doté d’une grande culture et d’une rare clairvoyance. En revanche, un de mes amis, éminent ministre d’Hassan II, ne buvait pas de vin mais possédait une cave aussi remarquable que riche de millésimes rares. En authentique grand seigneur, il conviait ses convives étrangers à choisir le vin qui leur semblait le mieux convenir à l’exigence des plats proposés à sa table.

Consolation monarchique, j’ai eu le privilège de déjeuner aux côtés de la princesse Lalla Aïcha, qui fut ambassadrice au Royaume-Uni, sœur du roi et tante de Mohammed VI,  laquelle n’avait pas son pareil pour vanter à ses hôtes, dont je fus, les qualités de ces Bordeaux dont elle était une exceptionnelle, fine et intelligente connaisseuse.   

Soucieux de cet acteur économique important que représente le vin, Hassan II cherchera conseil auprès de son ami Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux. Suite à quoi ce dernier fit en sorte que William Pitters, filiale de Marie Brizard ainsi que la société Castel acceptent d’investir au Maroc.

A cet effet, la SODEA (société de développement agricole) mettra à leur disposition les terres nécessaires à leur installation, des terres qui, en raison d’une réglementation en vigueur au Maroc, ne pouvaient être acquises par des étrangers. En revanche, il était possible de les louer et de les exploiter durant 30 années.

Dans ce contrat de partenariat, il sera également notifié que le vin devra être exporté et qu'il y aura obligation de rénover et de replanter le vignoble.

Ce fut manifestement un nouveau départ mais sous conditions bien spécifiques.

 

Résultat : dix ans plus tard, 12 000 hectares seront cultivés pour une production se chiffrant entre 350 000 et 450 000 hectolitres. La région de Meknès représente alors, et à elle seule, près de la moitié du vignoble marocain.

Cette période sera marquée par la griffe Castel, la création du Domaine de la Zouina et l’installation à Casablanca du laboratoire officiel d’analyses et de recherches chimiques pour le vin.

Dans le même temps, le Maroc devient acteur auprès des États membres de l'Organisation internationale de la vigne et du vin.

Malheureusement, en 2011, le gouvernement d'Abdel-Ilah Benkiran, issu du parti islamiste « Justice et développement », portera un mauvais coup à l’industrie vinicole en augmentant les taxes sur les boissons alcoolisées qui passeront de 450 à 500 dirhams par hectolitre.

La consommation locale, de l’ordre de 85%, n’en sera pas réduite pour autant.

En dépit de cette politique restrictive, le vin reste un facteur économique en plein essor avec une production de plus de 40 millions de bouteilles par an.

Ce qui place le Maroc au deuxième rang en qualité de grand producteur vinicole dans le monde arabe sans compter le nombre de créations d’emplois et de profits non négligeables engrangés par l’Etat marocain.

 

Bernard VADON

 

(1) La soirée s’est achevée par la projection du film « Ce qui nous lie » de Cédric Klapisch au cinéma Leila Alaoui.

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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