A Chichaoua (Maroc), en filigrane des directives royales, l'art de prendre le pouls d'investissements prometteurs.

Publié le 17 Octobre 2017

M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.
M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.
M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.
M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.
M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.
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M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.
M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.
M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.
M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.
M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.
M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.

M. Brahim Kheireddine soucieux de respecter la feuille de route royale et un intérêt manifeste du Centre d'investissement de Marrakech-Safi pour une province discrète et pourtant riche de potentialités.

 

 

Prise de conscience ou sens aigu des réalités actuelles, ce n’est pas un acte simplement culturel qui a inspiré M. Brahim Kheireddine – directeur du Centre régional d’investissement Marrakech Safi – quant à introduire sa réflexion à l’issue d’un récent événement majeur et innovant : Les Premières Rencontres de l’Investissement.

 

A cette occasion, M. Brahim Kheireddine, le dynamique responsable et animateur du C.R.I de Marrakech Safi, importante structure administrative au service du développement économique du royaume et de ses provinces, aurait pu tout aussi bien, et par extension, faire référence à Paul Féval et à l’emblématique phrase tirée de son roman « Le bossu » qui le rendra célèbre au travers du mythique trio des non moins célèbres mousquetaires :

« Qui que tu sois, ta main gardera ma marque. Je te reconnaitrai. Et quand il sera temps, si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi. »

M. Brahim Kheireddine a préféré, et nous partageons cette préférence, citer Sénèque :

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

Dans le contexte actuel, une manière de relativiser l’objectif et ses difficultés qui ne doivent pas pour autant conduire à un renoncement.

 

Le retour au pays

Ces rencontres traduisaient, en effet, un signal quant à cette volonté appuyée d’oser, pour paraphraser Sénèque ; et le choix de la province de Chichaoua, pour servir de modèle sinon d’exemple à ce premier rendez-vous, témoignait de la volonté d’entreprendre de ses instigateurs. Dont acte.

 

Pour ce faire, la province de Chichaoua a joué le jeu et mis, si l’on peut dire, les petits plats dans les grands afin de pérenniser l’événement.

Particulièrement son gouverneur, M. Abdelmajid El Kamili, qui procéda, ce même jour et aux côtés des personnalités présentes, à  l’inauguration de l’annexe du Centre Régional d’Investissement. Un signal fort de la volonté de donner une  nouvelle dimension à l’action de la maison-mère, pourrait-on dire.

 

En qualité d’invité - même si parfois les interventions en langue arabe ont pu me déstabiliser mais fort heureusement compensées par des tableaux synoptiques en français et sur grand écran – j‘ai relativement bien saisi la finalité de cette opération qui n’était pas seulement une opération de séduction mais bien la mise en évidence d’un problème spécifique à cette belle et grande région de Chichaoua malheureusement trop méconnue et en partie délaissée par certaines fortunes locales ayant préféré investir ailleurs.

Les responsables de cette opération de sensibilisation espérant bien convaincre ces privilégiés locaux de revenir au pays.

En tout cas, le défi est lancé.

Sera t-il relevé ?

C’est évidemment souhaitable eu égard les potentialités aussi diverses que multiples de cette province, passage routier obligé – nous l’avons maintes fois testé – entre Marrakech dont la notoriété suffit à elle-même et Essaouira, la ville du bord de mer au riche passé historique, que Poséidon, pour les grecs et Neptune, pour les romains, n’auraient pas désavoué quant à sa situation maritime exceptionnelle.

Bref, entre ces deux entités économico-commerciales avérées, Chichaoua fait figure de belle endormie et n’aspire qu’à prendre place dans le concert économique du royaume.

Les responsables de la province, en osmose avec le CRI, l’ont bien compris.

 

Important dispositif d’accueil

Pour ce faire, une longue matinée fut à peine suffisante pour jeter les prémices d’un engagement qui, aux dires des nombreux intervenants représentant les grands ministères de l’Etat  - mais aussi d’une assistance nombreuse et attentive, avant d’être captivante notamment lors du débat public qui clôtura cette journée - fut déterminante pour l’avenir de l’opération.

Chacun s’efforçant de mettre en exergue les atouts majeurs de la province en termes d’infrastructures de bases et de ressources naturelles avec, en pole position, des secteurs phares allant de l’agriculture aux énergies renouvelables en passant par l’industrie, le tourisme et l’artisanat.

Autant dire que les investisseurs sont expressément attendus … et ne devraient pas être déçus. (1)

A leur intention, il a été pensé un important dispositif d’accueil concernant tout ce qui peut satisfaire leurs attentes.

Notamment,  – c’est le point clé et fort de la problématique – un foncier accessible et des outils administratifs de pointe nécessaires et indispensables à la réalisation de projets en tous domaines.

L’opportunité aussi, pour les associations participatives invitées à cette grande fête de l’investissement, de s’impliquer selon leurs moyens à cette belle et louable initiative.

Ainsi, Mme Zoubida El Boustani, personnalité connue et reconnue dans le milieu associatif, au nom du Réseau Entreprendre qu’elle représentait, fut-elle  invitée à se joindre aux officiels pour annoncer officiellement l’implication du Réseau Entreprendre directement sur place à Chichaoua afin de rencontrer et de conseiller les jeunes en phase de réalisations de projets. (2 et 3)

Une annonce de circonstance qui va dans le sens de l’impulsion donnée, le lendemain, par le Roi à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire d’automne.

Ce dernier ayant vigoureusement insisté sur la nécessité de redonner à l’économie nationale une dynamique essentiellement axée sur la jeunesse dont on sait qu’elle représente le tiers de la population.

 

Une remise de trophées aux jeunes gens et aux jeunes filles s’étant distingués dans le cadre des coopératives locales par leurs innovations – en différents domaines dont celui de la spiruline (en l’occurrence un premier prix) mais aussi de la conservation bio de l’olive, celui des huiles mais aussi de la poterie artisanale -  au sein de la communauté de Chichaoua, constitua l’acte ultime de cette journée de l’investissement.

Cette reconnaissance officielle aux jeunes innovateurs précédait le déjeuner officiel dans les jardins de la résidence de la Province de Chichaoua, et mit un terme sympathique à ces premières rencontres lesquelles ne devraient pas, aux dires de ceux qui y participèrent, rester sans lendemains.

Acceptons-en l’augure.

 

Stimuler l’investissement

Manifestement, et en conclusion, ces rencontres constituent un encouragement au développement économique et social d’une entité économique spécifique, celle de Chichaoua, avant l’organisation d’autres événements identiques et souhaités.  

 

Dans sa lettre relative à la gestion déconcentrée de l’investissement, le Roi Mohammed VI, au nom d’une autorité - pourrait-on dire tempérée mais non dépourvue de fermeté – insistait sur la nécessité de pallier toutes les entraves administratives susceptibles de nuire à la liberté d’entreprendre, levier essentiel pour stimuler l’investissement, créer des richesses et résoudre le problème du chômage.

C’était en 2002.

 

Le temps a passé mais l’injonction royale, raisonnable et raisonnée sinon lucide, reste d’actualité.

La preuve en est la dernière intervention royale faite à Rabat devant les représentants de la Chambre, lors de la dernière session d’automne du Parlement, et mettant en exergue son message d’alors.

 

 

Aujourd’hui,  le Centre régional d’investissement de Marrakech-Safi est un exemple ne serait-ce qu’au travers de ses méthodes de traitement des dossiers et de sa volonté d’aller au devant de la demande et d’y répondre efficacement.  

A ce titre, ces Premières Rencontres de l’investissement constituent une réponse à la volonté du Roi de pratiquer, en toute priorité, une vraie et cohérente politique en faveur de la jeunesse.

 

Bernard Vadon

 

 

 

(1) La Province de Chichaoua fait partie de la région Marrakech-Safi. Elle a été créée le premier janvier 1991 par le décret N°2-91-90 complétant le dahir N° 1-59-351 du 2 décembre 1959 relatif au découpage administratif du Royaume. Elle compte 35 communes reparties sur 2 pachaliks avec 4 annexes administratives et 4 cercles et 16 caïdats.

 

(2) Parmi les différents intervenants, on peut citer, après l’accueil de bienvenue et en l’absence de M. Wali de la région Marrakech-Safi, excusé, MM. les présidents de la région de Marrakech-Safi, de la CGEM de Marrakech-Safi et du Conseil provincial de Chichaoua.

Outre M. Brahim Kheireddine, directeur du CRI Marrakech-Safi, qui s’employé à définir le rôle du CRI dans l’accompagnement et le soutien des projets d’investissements, on remarqua les interventions de MM. Brahim Baadi, délégué régional du commerce et de l’industrie de Marrakech-Safi qui présenta le plan d’accélération industrielle, le plan Rawaj et les mesures d’accompagnement ; Abdelaziz Bousraref, délégué régional de l’agriculture Marrakech-Safi développa longuement le plan Maroc Vert, pilier de l’investissement agricole à Chichaoua ; le secteur de l’eau a été présenté par Mme Mounia Benghanem.

Enfin, Mme Fadoua Chbani, en qualité de déléguée provinciale du tourisme, à Marrakech, a expliqué, de façon fort persuasive et convaincante, la stratégie de développement du tourisme dans la province de Chichaoua et M. Hicham Bardouzi, délégué régional de l’artisanat de Marrakech Safi, s’est employé, quant à lui,  à définir les opportunités et les défis dans ce secteur également porteur dans la région.

 

(3) Il convient de retenir également les interventions des associations dites volontaristes engagées dans la promotion de l’emploi ( et représentées pour l’ANAPEC par M. Hicham Kasbaoui, Directeur régional ; le programme Moudara présidé par M. Tariq Zidi et enfin, le Réseau Entreprendre représenté, en la circonstance par Mme Zoubida El Boustani remettant un trophée et dont on connaît, comme on l’écrivait précédemment, l’engagement au sein de différentes associations et qui a proposé, dans le cadre de ces rencontres, de se déplacer avec ses amis pour rencontrer, à Chichaoua, les jeunes soucieux de mener à terme leurs projets mais aussi les jeunes gens parvenus au terme de leur cursus universitaire et qui souhaitent entrer dans la vie active avec le maximum d’atouts.

 

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